A C T U A L I T E S

AGENDA : Des toiles, des dessins.. et la mer !

23/09 CONCERT CARITATIF DU CHOEUR DES MARINS salle Tanka / 10 € l'entrée 19 et 20 Septembre : L'Artha cette manifestation se passera...

Affichage des articles dont le libellé est HUMOUR. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HUMOUR. Afficher tous les articles

mercredi 13 août 2025

EN AOÛT, LE PIED TENDRE S'AMUSE

ouvrir en mode web pour accéder non seulement aux billets mais aussi aux pages thématiques (colonne de droite) ; cliquez sur le libellé AUDIENCE pour retrouver le compteur de lecture au fil du temps

Chronique du 13 août

Le Pied Tendre a passé une très bonne soirée, hier, grâce à la bonne volonté et aux talents réunis de nombreux chanteurs et musiciens, habitant, pour la plupart, la commune : des artistes amateurs ou professionnels qui se produisaient sur la scène du fameux restaurant-boîte de nuit (foodcourt avec animation) implanté sur le site de l'ancien garage automobile du centre-ville. Lequel était devenu jadis le bar à food trucks "chez Renauld" mais a été remplacé depuis par un très vaste bâtiment englobant notamment un complexe hôtelier et des boutiques, empiétant sur l'avenue Victor-Hugo et sur l'ancienne placette Jaulerry (espaces vendus aux promoteurs par la municipalité en 2019 malgré l'opposition des Socialistes et du groupe Herri Berri).

Invité à la fête par sa voisine préférée, Mme Deferforgée, le Pied Tendre ne s'est pas dérobé, malgré la méfiance qu'il éprouve d'habitude à propos de tout ce qui est lié à la rénovation Foch ; ceci sans doute à force d'avoir lu dans le blog de la Gauche Luzienne l'exposé des nombreux motifs de scandale générés par le réaménagement "au forceps" de cette zone urbaine sensible : il en est resté, sinon traumatisé, du moins quelque peu circonspect ! Et quand, par exemple, M Cyclopède lui dit que le site est tout de même "plus présentable" que la friche industrielle existant auparavant, ou que Mme Desécoles lui assure que la modernité brutale de l'architecture nouvelle lui plaît, cela l'agace beaucoup. 

En effet, si l'insertion des constructions dans le paysage urbain  et l'opportunité de faire un hôtel et des résidences de standing ont ému l'opinion et peuvent encore donner lieu à des débats, c'est d'abord le mépris des risques environnementaux et des procédures de précaution habituelles qui a posé problème. Sans parler de la très mauvaise qualité de la concertation avec les habitants, et de l'imbroglio du parking public - concédé, pour ce qui concerne sa gestion, à des intérêts privés, mais, de plus, implanté sur le port (et pas ailleurs) pour complaire aux investisseurs de l'îlot Foch, dont le parking clientèle avait besoin d'une rampe d'accès "hors d'eau" et donc d'un stationnement public complétant le leur (ceci en raison du caractère inondable du secteur : un risque avéré en dépit des dénégations de J-F Irigoyen).

Bref, Le Pied Tendre a laissé hier de côté ces questions irritantes et a bien profité du moment, en compagnie de quelques amis. "L'endroit me rappelle vraiment l'ancien garage" a cependant persiflé d'emblée Mme Duchapeau, car "l'acoustique du nouveau bar est presque aussi épouvantable que celle du vieil atelier de mécanique" ! Mais le bruit de fond des conversations y est très amorti, par rapport à ce qu'il était. N'empêche, que "ça ne me plaît pas. Ce n'est pas l'esprit de Saint-Jean"  a grommelé M. Vrombissant, tout juste rentré d'un périple à moto dans la péninsule ibérique - où tout est beaucoup moins cher ! et qui reste par ailleurs nostalgique de l'ancien garage, trouvant le nouvel endroit "trop chicos".

Pour M Cyclopède, il y a un peu de mauvaise foi de la part des commentateurs les plus négatifs. Car, pour ce qui concerne la perennité d'un lieu convivial où l'on puisse chanter, voire danser, tous ensemble : tout le monde est pour, et en premier lieu les artistes du crû ! Le Pied Tendre ne lui donne pas tout à fait tort et rejoint ainsi l'avis de son blog préféré, lequel redoute un manque de rentabilité du lieu et, en conséquence, une longue période de fermeture hors-saison, voire pire, au cas où les Luziens ne "s'approprieraient pas" l'endroit. Si le dancing restait l'apanage des seuls touristes de passage en été, et que l'ombre du losange continuait de planer sur le site, ce serait en effet un échec pour la ville ! 

Le Pied tendre se promet quant à lui d'y revenir, pour encourager les musiciens et donner de la voix quand il s'agit d'entonner Hegoak ou tout autre hymne nocturne, et faire vivre les infrastructures, maintenant qu'elle sont là (certes : sans forêt urbaine, mais avec les bouchons et les nuisances afférentes, que la Gauche Luzienne avait anticipées et qu'on aurait pu corriger - ce fût notamment le cas s'agissant de l'édification d'une bâtisse prévue à l'origine sur la place Foch proprement dite, construction qui devait mener à la destruction du pavillon Pavlovsky ; le projet, envisagé à l'origine, avait été annulé après sa  révélation par les élus socialistes ; hélas, après cet épisode, l'affaire avait été présentée comme "celle de la majorité municipale, seule" qui, très décidée à passer en force, avait exclu l'opposition de gauche, et elle seule ! du comité de pilotage, ceci dans le but explicite de lui fournir le moins d'informations possible - sic).

Mme Duchapeau, ironique, a jugé les bonnes résolutions du Pied Tendre sans faire montre de beaucoup de complaisance à son égard. "S'agit-il d'une excuse pour sortir davantage ?" a-t-elle émis. Et de se demander si le Pied tendre escomptait se mettre à dessiner des graffitis, histoire de donner quelque utilité à l'ancien auditorium Ravel, désaffecté et laissé tel un champ de ruines, au beau milieu de la Pergola.

jeudi 7 août 2025

"MONSIEUR LE PRINCE" ET SES GENS D'ARMES

Chronique du Pied Tendre, le 7 août 2025

Notre premier magistrat, alias "Jeff de Luz", a visiblement bien mérité d'accoler une particule à son nom.

Du moins si l'on en croit certains MNS de la Grande plage, qui, facétieux, ont pris l'habitude, dans leur message rituel annonçant la fin de la surveillance, d'évoquer "la Principauté" de Saint-Jean-de-Luz (au lieu de la commune).

Représentant élu de son peuple, J-F Irigoyen, de part sa fonction, assume également de représenter l'État à l'échelon local. Il détient donc  au moins quelques oripeaux de ces fonctions régaliennes, si chères à la Droite (dans les discours de celle-ci au moins). Si nous sommes censément en République, on peut, par fantaisie, feindre d'imiter l'Ancien Régime et décorer notre Bayle (le maire, suivant l'ancienne terminologie locale) d'un titre seigneurial montrant qu'il exerce la protection de ses administrés !


Mais le bât blesse à cet égard, et le Pied Tendre, qui a participé à la diffusion du questionnaire de la Gauche Luzienne, se demande s'il ne faudrait pas en informer "M. Le Prince".

Il a eu l'occasion de constater, en parlant avec ses concitoyen.nes que beaucoup sont, d'une part, assez surpris de voir se balader des touristes torse nu (ou pire) notamment dans les petites rues du centre-ville et au vu de tou.tes. La mansuétude des forces locales à cet égard n'est pas toujours bien comprise par des citoyens qui se demandent, dès lors, pourquoi la municipalité prétend interdire des pratiques qu'elle va tolérer ensuite de factoDans la même veine, Mme Duchapeau se plaint que les cigarettes soient seulement déconseillées sur la plage. Mais la même ne s'offusque pas vraiment de la présence de canidés sur le sable (interdits toute l'année, d'après les panneaux) car elle aime beaucoup les animaux ! Ce n'est vraiment pas simple, se dit le Pied Tendre, de gouverner une population aussi paradoxale.

Quant à la milice princière, les habitants ne sont par ailleurs pas tous persuadés que son armement (lequel a fait l'objet d'un débat... très expéditif) soit absolument nécessaire. Mais certains Luziens voudraient la voir davantage sur le terrain (armée ou non) pour réprimer quelques abus : par exemple, au niveau du contrôle des deux-roues motorisés, accusés de nuisances sonores - parfois nocturnes - au pied de certaines résidences comme aussi en centre-ville. Ou pour éviter que certains quartiers de la ville : rue Gélos, depuis assez longtemps, les parcs de stationnement du quartier Ichaca plus récemment, ne soient considérés comme des aires de camping alternatives (et du reste parfois signalées comme telles par des sites internet dédiés au camping carisme !). 

Enfin, les investissements dans un parc de caméras important, notamment en front de mer, ne font pas non plus l'unanimité : cette surveillance vidéo ne décourageant pas les vols par ruse et autres cambriolages, dont on a l'impression d'une recrudescence, d'après les "on-dit".

Le Pied Tendre a aussi bavardé avec M. Piedenlo, son camarade pelotari, qui sévit au Quartier du Lac, mais prend le temps, entre deux parties endiablées, de lire le BERRIAK municipal. Il a bien rigolé, lui qui n'était pas au courant et qui, distrait, s'est retrouvé prendre la rue à contre-sens, en apprenant que les aménagements récents (nouveaux sens uniques, sationnements, etc.) avaient été réalisés dans ce quartier, selon notre premier  magistrat, "à la demande des riverains". 

"Mais lesquels" ? a soupiré M Piedenlo, auquel on a promis la réalisation prochaine de travaux d'assainissement, qu'il attend toujours... mais qui n'a pas été consulté à propos de la voirie. Il suppute que seuls  "quelques amis co-optés par le conseil municipal" ont été dûment informés et estime que l'on n'a pas tenu compte du "fiasco d'Andenia"  (où un sens unique mal étudié impacte très défavorablement l'activité économique du centre commercial). En attendant, faute d'un ralentisseur à la sortie de la rue du Docteur Schweitzer : quelques patrouilles supplémentaires de la police municipale y seraient les bienvenues, d'après lui, pour faire respecter les nouveaux "stop !" implantés au bas de l'avenue Lambrigot. Peu respectés ! Dommage aussi, à son avis, de n'avoir pas fait, dans le haut de la voie, le même aménagement qu'à l'entrée de l'avenue Lambrigot (où un seul côté de stationnement est autorisé,  ce qui règle pas mal de problèmes). 

La ville a préféré, dangereuse manie,  faire des chicanes, comme dans la rue Cépé, et bien sûr, les automobilistes en profitent là aussi pour déborder en dehors des zones où ils ont le droit de se parquer, rendant difficile les croisements, et dangereuse la cohabitation avec les cycles et les autobus, quand les trottoirs ne sont pas carrément envahis (au diable les manants ! entendez : les piétons). De même, elle a supprimé du stationnement gratuit rue du Lac au profit d'une bande pour les marcheurs, peinte sur la chaussée. "Il eût été logique de réparer plutôt le trottoir" ! se moque M Piedenlo, qui plaisante : "on dirait qu'il s'agit de remplir les parcs souterrains payants ; on ne comprend pas bien non plus la logique de cette histoire de zone bleue provisoire à Urdazuri". Mais M Piedenlo se veut malgré tout conciliant ; il trouve les sens interdits mis en place au Lac satisfaisants, et compatit avec les policiers municipaux, chargés de distribuer des avertissements aux (nombreux) usagers stationnant par habitude sur les emplacements désormais interdits. Heureusement (pour nos gardiens de la Loi, pas pour les professionnels du secteur) la crise du tourisme se confirme cet été : il y a donc, paraît-il(un peu) moins de monde que d'habitude.



mercredi 2 juillet 2025

LE RETOUR DE Mr PROPRE ?! trois idées reçues qui font mal à J-F Irigoyen

ouvrir en mode web pour accéder non seulement aux billets mais aussi aux pages thématiques (colonne de droite)

LA CHRONIQUE DU PIED TENDRE  suite

Une grande offensive médiatique est lancée en ce mois de juillet par la commune afin d'effacer "tous les clichés" et de dire NON AUX IDÉES REÇUES. A quel sujet, et pour aborder quelle question essentielle ? Celle des eaux de baignade...

Le Pied Tendre ayant été convié à prendre part au débat, il songeait à s'y rendre en compagnie de son amie, Mme Duchapeau. Quoique, en y regardant de plus près, il s'était d'emblée  interrogé : car cette réunion publique, et a priori " dédiée à la gestion de la qualité des eaux de baignade" n'aura pas, paradoxalement, pour but unique d'éclairer le public en le confrontant à des experts (une intention toujours louable). 

Non, cette grande réunion "totalement gratuite" (Merci Monsieur le Maire ?) entend surtout en finir avec "des idées reçues" dont la liste a été donné en amont par les services municipaux :

Trois mensonges, donc,  séviraient, et il conviendrait de rétablir la vérité en les dénonçant ? Intrigué, le Pied Tendre en a causé avec sa baigneuse préférée. Elle a très vivement réagi.

1 - les égouts débordent dans l'Océan, 

si la formule est exagérée, il n'en reste pas moins que les capacités de traitement des STEP (stations d'épuration) sont dépassées quand de fortes précipitations se produisent : c'est notamment le cas à Saint-Jean-de-Luz, où, par ailleurs, une grande partie du réseau d'assainissement est encore unitaire, de sorte que les eaux de pluies et les eaux usées se trouvent mêlées dans les mêmes tuyaux, souvent obstrués, par dessus le marché,  car très mal entretenus : alors, quand ça déborde, forcément... "les pavillons mauves et les interdictions fleurissent", s'est indignée Mme Duchapeau (bonjour à l'orateur qui sera chargé de vendre une vérité alternative face à ce simple constat, irréfutable ! s'est dit le Pied Tendre).

2 - les stations d'épuration sont obsolètes,

"le pluriel est de trop", rigole Mme Duchapeau. Car chacun sait que la STEP luzienne est, en particulier, très sous-dimensionnée ! J-F Irigoyen a beau le nier, traitant à l'occasion ses adversaires politiques de menteurs, le fait est parfaitement établi ; la STEP luzienne a bel et bien été déclarée "non conforme" dès 2012, n'en déplaise à tous ceux qui ont cru bon soutenir le contraire lors de la dernière campagne des municipales (voir notamment notre billet du  15 janvier 2024 dans la page MEDIAS) ; et le Préfet (dont on ne peut que saluer au passage la rapidité des réactions - sic)  a carrément mis en demeure la CAPB de remédier au problème par un arrêté en date de...  janvier 2024 (re-sic) 

[une enquête publique est d'ailleurs en cours pour préparer la délocalisation de la STEP luzienne, prévue d'assez longue date - mais l'information avait été démentie lors de la campagne de 2020 et  l'opposition d'alors s'était vue accuser  de propager des bobards par M. le Maire et son équipe - mention ajoutée le 7 juillet].

 3 - la qualité des eaux de baignade se dégrade chaque année…

le nombre de fermetures de la baignade a tendance, en tout cas, à augmenter, note Mme Duchapeau. "On dira que c'est la faute à la météo" ? ricane-t-elle.  Le Pied Tendre, décontenancé, ne sait plus, après cet échange, s'il ira ou non à la réunion du 4 juillet. 

"Cela ne sert pas à grand chose", assène, péremptoire, Mme Duchapeau. Et de déclarer, exaspérée : "la ville ou l'Agglo produisent tous les étés une opération de propagande pour rassurer les baigneurs, mais, en pratique, les investissements sont relativement faibles, et les grands travaux toujours repoussés". Et de citer le projet de déversoir d'orage du quartier du Lac ou la relocalisation de la station d'Arxilua, promis jadis par "Mr Propre".  

Le Pied Tendre avait oublié celle-là, mais oui, Mme Duchapeau a raison : J-F Irigoyen avait revendiqué ce titre ridicule, au moment de sa triomphale réélection, promettant à l'époque d'obtenir en deux coups de cuiller à pot le label "Pavillons Bleus " pour sa ville et se disant sûr de la propreté de la baie, puisque les rejets éventuels de mixtures très polluées se font majoritairement par le déversoir situé en aval de la falaise de Sainte-Barbe (sur le site traditionnel de la pêche à pied des locaux, eh oui -  mais bel et bien en dehors de la rade luzienne - ouf !). Force est de constater aujourd'hui que même ces fameux pavillons (de complaisance ? disent les mauvaises langues, voire, carrément "bidons" ; pour certain périodique à la dent dure) ne nous sont pas accessibles au vu de la mauvaise qualité de nos sites luziens !

Pour Mme Duchapeau, l'intérêt du public pour les questions environnementales et sanitaires grandit, alors que l'inaction des autorités (qui communiquent autour du problème sans chercher à le résoudre) est évidente : du coup, il ne s'agit pas tant d'extirper des idées reçues que de chanter en choeur sur l'air du : "tout va très bien, Madame la Marquise". Une grande spécialité de J-F Irigoyen, dont le bilan, en fait d'assainissement et de qualité des eaux de baignade au moins... est tout simplement inexistant. Tout ce qui compte, assure-t-elle au Pied Tendre, c'est "éviter de boire la tasse.. et avoir la foi". 

Bon catholique et bon chanteur, le Basque (en tout cas, le Luzien) est en effet prié de croire que les égouts ne vont pas à la mer, que sa STEP, bien que non conforme depuis 13 années, voire plus, n'est pas obsolète pour autant, et que tout va de mieux en mieux (sans doute grâce à l'application Kalilo, qui a littéralement changé sa vie).  "Cela vaut bien une réunion publique", assure Mme Duchapeau : " même si je ne crois pas au succès de cette opération mains propres" ! Et de chantonner : "quitte à faire de la peine.. à Jean-François".

(dont l'inaction durera probalement tant que des mesures drastiques, impactant sévérement le tourisme, n'auront pas été prises. L'impéritie des décideurs locaux nous prépare malheureusement, à cet égard, des lendemains qui déchantent... )


Ajouté le 3 juillet

Un article de Mediabask, très édifiant, est paru le 1er juillet qui permet de compléter le billet posté hier. Il révèle bien l'intention des autorités, qui n'est pas précisément d'informer mais "de lutter contre la propagation de discours fallacieux" (discours dont ni la teneur ni les auteurs ne sont clairement précisés / ce sera probalement "la faute aux réseaux sociaux" - air connu).

L'Agglo (représentée essentiellement par E. Alzuri et M. Arosteguy lors d'une conférence de presse convoquée à l'embouchure de l'Uhabia, ce lundi)  avoue notamment qu'elle ne consacre chaque année "que" 40 millions d'euros à la modernisation des réseaux : une paille, compte tenu de l'étendue du territoire et de l'ampleur des problèmes ! Mais, en même temps,  cela fait 200 euros par nageurs (si l'on se fie au nombre de ces derniers : 200 000, selon l'estimation lâchée par la maire biarrotte) et c'est le tout premier investissement affiché dans le budget de la communauté. Peut-être la preuve que les communes ont presque toutes délaissé la question à la veille du transfert de compétences, et qu'il ne serait pas déraisonnable qu'elles y mettent quelque argent à présent, au moins symboliquement ?

Le journal ne semble pas très convaincu par "le rassurisme" des élus : "rien de très neuf !" commente-t-il, quand on lui parle de Kalilo. Et il titre par ailleurs que la communauté d'agglomération "se vante d'être à la pointe" sans émettre davantage de commentaires ni soutenir qu'elle l'est réellement. 

Voici qui ne peut que renforcer notre scepticisme en tant que Luzien : car les seuls travaux mentionnés par la CAPB sont localisés... à la grande plage de Biarritz, et la référence choisie pour estimer que la situation s'améliore globalement est l'année 2013 (sic). Pire encore, pour nous qui redoutons qu'à force de laxisme on finisse par subir une fermeture des plages imposée d'en haut - le journal confirme qu'un seuil réglementaire est annoncé pour 2026 ; "Hexagonal", d'après Mediabask.. mais sans doute inspirée par les règles de l'UE. Cela promet, les institutions continentales étant rarement enclines à la complaisance.

>> ajouté le 8 août : Mediabask revient sur le sujet et commente la persistante "défiance " du public à l'égard de la qualité, et surtout de la sécurité, des eaux de baignade locales. Le journal est donc d'accord avec nous, sur ce point  au moins ; la campagne censée "rassurer" les usagers n'a pas été couronnée de succès en raison du contexte, très défavorable cet été, marqué par une série d'evénements et de révélations auxquels notre blog a en particulier fait référence dans un billet daté des 27 et 28 juillet. Il n'ose pas le dire ouvertement, mais doit penser que le surnom que J-F Irigoyen s'est attribué à lui-même dès 2019 et pendant la campagne de 2020 ("Monsieur Propre" !) est difficile à porter au vu de ses résultats.



ouvrir en mode web pour accéder à tous les billets

LIRE AUSSI NOTRE CHRONIQUE DES MALHEURS S'ABATTANT EN SÉRIE SUR LA VOCATION BALNÉAIRE DE NOTRE LITTORAL EN JUILLET 2025 (publiée le 27)

dimanche 29 juin 2025

SAINT-JEAN-DE LUZ : OU "LE PAYS BASQUE VENDU AUX GAFAM" ?

ouvrir en mode web pour accéder non seulement aux billets mais aussi aux pages thématiques (colonne de droite)

DIMANCHE 29 JUIN : LA CHRONIQUE DU PIED TENDRE  suite

Le Pied Tendre n'est pas un grand spécialiste des questions économiques, et préfère par ailleurs éviter de suivre de trop près l'actualité internationale, ces temps-ci.. car il n'aime pas la guerre, et s'émeut trop souvent de la violence maniée sans vergogne par les acteurs internationaux. Quant au verbe présidentiel, loghorhée prétentieuse et sans effet pratique sur les crises, elle l'indispose. Mais il a tout de même compris que les relations commerciales entre Europe et États-Unis n'étaient pas au beau fixe et que, depuis quelques années, l'Europe - maltraitée par son allié traditionnel - tentait de regagner un peu d'indépendance - s'agissant notamment du Numérique.

Aussi ne s'est-il pas étonné, dans un premier temps,  et malgré son incompétence notoire en fait d'outils informatiques, de la colère de son jeune ami, Monsieur Geek, croisé par hasard et très énervé par les GAFAM (comprenez Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) régulièrement accusés de monopoliser les outils informatiques en usage chez nous et de vendre les données des citoyens européens. Aux yeux de M. Geek, qui a déversé son indignation dans l'oreille du Pied Tendre, les choix de la mairie de Saint-Jean-de-Luz sont, en la matière, globalement désastreux. 

La stratégie locale, fulmine M Geek, est mal avisée et nous coûte très cher (le compte-rendu du Conseil Municipal du 13 juin 2025 montre, en effet, une très forte augmentation des coûts liés au déploiement de l'infrastructure informatique municipale).  Une augmentation de la dépense causée d'abord, selon lui, par l'effet d'une migration des services vers ce qu'on appelle de l'informatique en "nuage"...
Le Pied Tendre n'a pû suivre longtemps la démonstration, mais a fini par saisir qu'on lui parlait de "cloud" (logement des données à distance, dans un nuage virtuel, donc). Et que M Geek dénonçait en particulier l'intention de la commune de déléguer la gestion de ses services à un hébergeur tiers, en même temps qu'elle annonçait subir la hausse des prix des diverses licences Microsoft que la Ville utilise.
Pourquoi s'en remettre à ce géant, dont chacun constate les abus, notamment quant à la promotion de la dernière version de Windows ? se désole M. Geek (Microsoft tente tant bien que mal la vente forcée de son logiciel,  quitte à obliger les utilisateurs à jeter des ordinateurs parfaitement fonctionnels mais "ne correspondant pas aux spécifications recommandées de Windows 11"). "Bonjour l'obsolescence programmée et l'insouciance du contexte écologique et climatique", enrage M. Geek ! 


Le Pied Tendre a entendu dire, en effet beaucoup de mal des programmes associés à Windows 11, et appelés Copilot et Recall :  derrière ces noms très cinématographiques, on trouve de l'Intelligence Artificielle Générative. Bref, les services municipaux luziens verront toutes leurs données être enregistrées et transmises chez Microsoft (comme si les citoyens et leur administration étaient de vulgaires F 35 contrôlés à distance depuis une base lointaine, au Texas ou ailleurs aux États-Unis). Mais, ingénu, il estime ne rien avoir à cacher et ne pas se soucie guère, d'habitude, de l'espionnite présumée des informaticiens... Surtout, il ne sait pas qu'une alternative existe.

"Grossières erreurs", peste M. Geek : les données personnelles du Pied Tendre, comme celles de tous les Luziens, traitées et analysées, selon Microsoft, pour "mieux servir et accompagner" les utilisateurs finaux, pourront faire l'objet de toutes sortes de manipulation et marchandisation, du fait de la complaisance coupable de la commune envers les GAFAM. Pour lui, la ville devrait plutôt montrer l'exemple, et ne pas déléguer l'administration des Luziens à une firme transnationale qui fait commerce des données personnelles  ; du moins, pas sans avoir pris de grandes précautions pour garantir  la protection des données à caractère personnel de ses habitants.

Or, elle n'a rien annoncé en ce sens. Le danger n'est pourtant pas imaginaire, et les solutions ne manquent pas : l'Allemagne, par exemple, a rejeté le monopole de Microsoft et passe progressivement ses  infrastructures sous Linux (un système d'exploitation libre, ouvert, souverain, et garant de la protection des données de ses utilisateurs, utilisé par le top 500 des super-ordinateurs mondiaux, ainsi que la très grande majorité des serveurs de par le monde grâce à sa sécurité).

M. Geek aimerait bien que Saint-Jean-de- Luz agisse en faveur de cette indépendance digitale très souhaitable ! Posture qui, de surcroît, ferait gagner, à la commune et au contribuable (beaucoup) d'argent. Car LINUX, notamment, est totalement gratuit !
Le Pied Tendre, comme beaucoup d'usgers individuels, ne sent pas très compétent et s'en remet d'ordinaire aux outils proposés par les GAFAM, qui ont le mérite de fonctionner.. mais il sent bien qu'une institution publique devrait tenter de protéger davantage ses données - comme M. Geek le souhaite.
Las, Saint-Jean-de-Luz s'aligne sur la coupable faiblesse de l'État - lequel, abdiquant sa souveraineté, continue à vendre nos données à Microsoft à coups de contrats mirobolants (pour des montants varieant de quelques dizaines de milliers d'Euros à plusieurs Millions, comme dans le cadre d'une convention signée cet hiver par le Ministère de l'Éducation Nationale). 
La ville peut-elle changer de politique et rectifier "le tir" ? M Geek n'y croit guère : en cette matière, plaisante-t-il, le Pays Basque "n'est pas à vendre" mais il a déjà, comme la France, du reste, presque tout cédé ! (sauf quelques citadelles qui résistent encore et toujours à l'envahisseur : Lyon, notamment).


ouvrir en mode web pour accéder à tous les billets




samedi 7 juin 2025

CHRONIQUE D'UN ENLAIDISSEMENT ANNONCÉ

ouvrir en mode web pour accéder non seulement aux billets mais aussi aux pages thématiques (colonne de droite)

Ce n'est pas encore officiellement l'été, mais le Pied Tendre a reçu ces jours-ci des ami.es. venu.e.s se promener à Saint-Jean-de-Luz... et a essuyé leurs critiques !

Tous les visiteurs ne sont pas très heureux, en effet, des changements réalisés par la commune et impactant le décor urbain.

Notamment en plein coeur-de-ville, et ce malgré l'ambition délibérée de l'équipe Irigoyen d'y favoriser des aménagements conçus pour le tourisme (et non pour répondre aux besoins de la population résidente) : la fameuse comparaison passé/présent censée assurer le succès de l'opération immobilière (hôtelière) auprès du public (pour des motifs esthétiques) ne passe pas du tout. La prétention des architectes à faire sur le site de l'art-déco est raillée, même par ceux qui ignorent que l'intention première des aménageurs était de raser le pavillon Pavlovsky, car le nouvel ensemble tranche avec le reste du quartier ; beaucoup s'étonnent par ailleurs de voir ces constructions nouvelles en zone inondable...

Encore la plupart des hôtes de passage ignorent-ils que la moitié de la surface bâtie, ou presque, l'a été sur d'anciens terrains nus, vendus par la commune ! Comme ils ne savent pas qu'un bâtiment classé a été sorti du périmètre protégé puis rasé pour faire l'hôtel ! Ou que le PPRI a fait "pschitt". Mais ils constatent le caractère saisonnier des commerces et des activités implantées (car il n'est pas toujours facile, même à présent que la saison est commencée, de se faire servir un verre en terrasse ou au bar avant midi ! ce qui laisse augurer d'une longue hibernation dès les congés d'été terminés). 

Le Pied Tendre ne sait quoi répondre à des "estivants" aussi râleurs : car il n'est pas aidé par ses concitoyen.ne.s; Ces derniers lui disent très souvent "ne plus reconnaître leur ville". C'est que la municipalité de Droite a, en effet, décidé de marquer son territoire en mettant du béton désactivé partout et en substituant au rose traditionnel, pour le bitume, un enduit jaune.. dont l'odeur est pestilentielle ! Ce résidus sûrement très écologique vient notamment d'être aspergé dans le passage souterrain entre la gare et la ville, sans aucun profit sinon d'aider les usagers à confondre bande cyclable et passage pour piétons (fondus dans la même couleur "caca" qui se répand partout et paraît comme le symbole de l'abandon manifeste de la cité des corsaires aux intérêts privés, bel et bien en train de s'approprier la ville aux dépens de ses habitants, rarement consultés et toujours à contre-temps, après que les "pros du tourisme" et les résidents secondaires, parfois, aient été sondés).




mardi 13 mai 2025

LE MAIRE DANS LES CARTONS, LA GARE DANS LES CHOUX

ouvrir en mode web pour accéder non seulement aux billets mais aussi aux pages thématiques (colonne de droite) 

BIGRE !

SUD-OUEST a eu beau déployer de gos moyens pour permettre à M.le Maire de vanter son aménagement des abords de la Gare SNCF, l'opération séduction n'a, a priori, pas marché du tout.

Énervés par les perturbations liées aux travaux (encore que, trop souvent, les Luzien.ne.s n'aient pas compris que la plupart des gênes à la circulation, intentionnelles,  n'étaient pas occasionnelles mais dureraient bien au delà de la fin des chantiers) et agacés par les choix opérés, les quais du TGV leur semblant dorénavant dans les choux, sinon au Diable Vauvert, les habitants sont décrits par J-F Irigoyen (ou celui qui tient la plume en son nom) comme étant seulement "inquiets".

En fait ils sont tout simplement... "critiques". Pour rester polis. Car, en réalité, le Corsaire Basque est cette fois furibard. 

Les premiers commentaires en ligne se font acerbes : plus de place minutes au prétexte (fallacieux, disent les usagers) qu'elles auraient été régulièrement "squattées" jusqu'ici !? Le public déteste l'explication (laquelle vient du maire, magistrat chargé, rappelons-le, de la police, et donc de la répression des stationnements gênants) et sent bien qu'on se moque de lui ; l'argument de la commune rappelle d'ailleurs aujourd'hui celui de la privatisation du bd Victor-Hugo au moment de la validation du projet Foch - une privatisation déjà accomplie dans les faits par les empiétements des terrasses, selon la commissaire-enquêtrice, disposée à l'époque à accepter pour cet étrange motif qu'on vende les trottoirs (et une place publique adjacente) à un pool de promoteurs privé et qu'on ferme la voie au trafic ! 

Que la municipalité prétende dans le journal régional avoir "rapproché la gare" des usagers aplors qu'elle a créé une esplanade en éloignant toutes les automobiles rend fous nos bons Luziens (Pompidoliens dans l'âme et fans de bagnole, comme on sait, ils sont insensibles à l'ouverture de quelques quais destinés aux autobus, et qui manquaient de ce côté du bd Passicot) ; ils râlent, mais imaginent encore (certains d'entre eux au moins) pouvoir contourner le problème en stationnant dans l'avenue Maranon. Hélas, cela ne sera guère possible, les taxis ayant été refoulés eux-aussi, et occupant derrière la gare les quelques emplacements à proximité immédiate de la rampe de sortie. Bref, ne prendront plus le train que les gens susceptibles de monter à bord en courant, roulant, nageant ; mais sans béquilles ni fauteuils roulants. 

A moins d'avoir les moyens et de se garer en double-file, quitte à payer - royalement - l'amende que les zélé agents n'ayant pu empêcher dans le passé que les arrêts-minutes légaux soient incivilement occupés n'hésiteront pas à coller aux bons citoyens privés de tout accès automobile à la station SNCF...

Au fond, tout cela prête presque à sourire, combien que l'embarras soit réel, car : visiblement, l'agencement des lieux n'est qu'une imitation des plans d'urbanisme maintes fois mis en oeuvre ailleurs (beaucoup de gares sont en effet déjà devenues inaccessibles en automobile : Dax et Bordeaux notamment) et le signe d'une erreur qu'on n'a de cesse de répéter par paresse intellectuelle. Comme souvent, certains des énervés du clavier se demandent bruyamment et publiquement qui a pris des décisions aussi malencontreuses : mais s'agit-il pour ces Luzien.ne.s complaisant.e.s de ménager leur maire ou bien d'affirmer leur conviction qu'il n'exerce pas la responsabilité pour laquelle un mandat lui a été confié par le peuple ?

Relevons en conclusion qu'un autre ridicule éclate au grand jour au fil de la communication municipale : l'équipe actuelle a décidément la manie d'avouer que tout projet qu'elle porte a été trouvé par elle "dans les cartons". Ceux de Peyuco Duhart, sans doute ? Nous dirons donc qu'il s'agissait d'un maire qui, incontestablement, avait des idées... lui. Son successeur paraît s'acharner à assumer qu'il n'en a pas mais qu'il se contente de faire aboutir de vieux projets rangés dans un fond de tiroir, des années en arrière ! Drôle de vanterie. 

Heureusement pour J-F Irigoyen, dont on présume qu'il aura bientôt vidés tous les fameux "cartons" reçus en héritage, une personnalité de Droite parisienne (mais se targuant de quelques ascendances locales)  a récemment annoncé son intention de venir en renfort sur sa liste. Ceci, d'ailleurs...  pour prendre sa place dès que possible. La SEMAINE le raconte dans sa dernière livraison, mais l'hebdomadaire n'a pas inséré cette confidence dans une chronique humoristique ! C'est donc du sérieux ? Gageons que le futur parachuté n'est pas mu par son ambition mais par l'envie de pouvoir exprimer dans la cité des corsaires toute son imagination créatrice, là ou M. le Maire actuel avoue ne pas en avoir.

précision ajoutée le 31/07 > concernant les taxis, ils ont réintégré la façade antérieure de la gare SNCF ; de là à en conclure qu'un immens espace de stationnement s'est trouvé par contre-coup libéré en arrière, face au lycée... n'exagérons pas !



jeudi 10 avril 2025

Démocratie "ralentitative" ?

L'on comprend mieux l'interprétation que fait la municipalité luzienne de la "démocratie participative" en observant sa communication récente, sur les réseaux ou par voie d'affichage.

Il est amusant, notamment, de la voir placarder rue Anderemarienea une missive informant les habitants que les travaux en cours (regoudronnage de la chaussée et réfection de trottoirs jusque là tout à fait "pourris") et présentant les dites réparations comme la réponse des édiles à une demande formulée par une réunion de quartier... datant de décembre dernier. A notre avis, le temps de latence avoué suivant ce beau scénario (plus d'un trimestre malgré tout) est très sous estimé, car les riverains se plaignaient en réalité de très longue date de l'état d'abandon où sont laissées les voiries du quartier. De là à penser que les consultations entre élus et citoyens, sont avant tout, un moyen pour M le Maire et les services de prétendre qu'ils "découvrent" tout juste des problèmes (et qu'ils les solutionnent immédiatement)  il n'y a qu'un pas à franchir... ce que les esprits le plus critiques, comme les plus moqueurs,  feront sans doute.  Bien  souvent, en effet : on connaît les problèmes depuis des lustres, mais la ville  reste passive et compte sur l'intervention d'autres collectivités (le département pour le franchissement cyclable du pont Charles-de-Gaulle, l'agglomération pour l'assainissement, etc..) en transmettant ostensiblement (et "sous vos applaudissements") les doléances à l'entité qui a "la compétence".

Les écrans de nos smartphones sont en même temps envahis de communiqués triomphalistes annonçant la libération des terrasses ou des accès aux commerces et restaurants, au fur et à mesure que les chantiers (en centre-ville ou à Andenia, entre autres) s'achèvent. N'eut-il pas été plus indiqué de communiquer en amont, pour prévenir les nuisances et permettre aux professionnels comme à la clientèle de s'y préparer, voire pour solliciter leur expertise d'usager afin d'amender certains projets d'aménagement, dont l'utilité fait aujourd'hui encore débat ? Ce type de communiqué s'apparente tout bonnement à de la propagande électorale, et marque la recrudescence des opérations de réhabilitation esthétique, à un an des futures échéances.

Chacun se souvient par ailleurs de la principale concertation jamais mise en oeuvre par la commune : c'était à propos de la couleur de la bâche (sic) couvrant le kiosque face à la mairie (dont le rouge ne serait d'ailleurs pas tout à fait conforme au choix des consultés - damnation !). Certains de nos anciens regrettent beaucoup qu'on ne leur ait pas plutôt demandé leur avis sur le bitume local : autrefois teinté d'un rose bonbon très poétique, la digue du front de mer (dite bizarrrement "jetée" par les habitués) devient de plus en plus grise au fur et à mesure qu'un enrobé façon béton désactivé recouvre des portions de plus en plus grandes de la promenade, comme du reste de l'ensemble du coeur-de-ville. Nous remarquons que personne n'a consulté les Luziens, ni sur leur goût quant à la couleur de ces pavements, ni sur l'odeur (franchement répulsive) du matériau usité. 

Au moins les paquets de cailloux et galets déposés un peu partout à des fins ornementales (douteuses, convenons-en) ont-ils finis par être fixés dans le ciment, après des années de laisser-aller, au prétexte qu'aucun incident n'avait été déploré. Il faut croire qu'il y a eu des problèmes. 

Concluons : un peu d'anticipation ne serait pas inutile en ces matières, vu les conséquences possibles (accidentologie) ; mais on voudrait aussi un peu plus de cohérence de l'information. Ce sont les travaux réellement effectués qu'il convient sans doute d'annoncer (et pas seulement leur fin) au lieu de proclamer sans cesse l'ouverture prochaine de chantiers chimériques, présentés à tort comme imminents depuis des années et toujours reportés (le demi-échangeur de Chantaco, le déversoir d'orage du quartier du Lac, la voie cyclable du boulevard Thiers, etc.). Mais le dialogue entre élus et population consiste trop fréquemment à procurer aux magistrats Luziens une occasion de différer la résolution des problèmes, voire de masquer l'existence de  certains projets (le déplacement prévu de la station d'épuration vers Chantaco devient notamment un secret bien gardé... à l'occasion et pendant le temps de chaque campagne électorale). 

C'est donc à une démocratie dilatoire, voire distractive, que nous avons à faire - une pratique qui ralentit et est censée "apaiser" la communication (comme les engins de travaux publics et les camionnettes de livraison apaisent la circulation en centre-ville en bloquant sans cesse la rue Marion-Garay et la piste pour les deux-roues !). La grande originalité de la méthode vaut bien un néologisme, et l'expression de nos sincères félicitations !


mercredi 25 septembre 2024

EMMANUEL, DONALD ET TOUS SES AMIS !

Le Président Emmanuel Macron, qui nie depuis juin avoir perdu les élections (à l'instar d'un certain Donald Tump en 2021) a constitué récemment un gouvernement minoritaire, composé presque uniquement de membres de son ancienne majorité, mais avec l'appoint de quelques LR, plus ou moins voyants mais mis en vedette pour donner le change à la partie de l'opinion la plus conservatrice.

Il est aujourd'hui dans une situation très inconfortable, puisque son cabinet est entièrement dans la main de... Marine Le Pen.

Faute d'avoir appelé au pouvoir les vainqueurs (la Gauche rassemblée dans le NFP, qui censurera naturellement ce gouvernement fantomatique dès que la parole lui sera donnée) ou d'avoir carrément négocié une alliance avec le RN (sans la complaisance duquel Michel Barnier ne peut qu'être renversé) le chef de l'État, qui s'est mêlé de garnir les bancs ministériels au lieu de laisser le Parlement et les partis prendre en charge la question, ne dispose à présent plus d'aucune assise pour agir.

Son autorité est en effet très affaiblie, car, même s'il a été élu pour cinq ans,  il semble avoir épuisé tout son capital de confiance. Battu aux Européennes et aux Législatives, il vient de manoeuvrer pour nommer un gouvernement non légitime (composé de vaincus, dans ces deux élections) dont on peut redouter l'inefficacité ou l'impuissance en cas de crise. Pire encore : il a ostensiblement préféré un gouvernement des Droites sollicitant l'abstention (et donc l'aide) de l'extrême-droite pour durer,  plutôt que l'arrivée aux affaires de la Gauche... et il s'est cramponné aux manettes en ne donnant que des miettes (et quelques postes symboliques, tout de même) au parti de son premier ministre, mais sans réussir du tout à faire l'unité nationale autour de lui.

C'est pourquoi certains prévoient aujourd'hui (redoutent/espèrent ? selon leurs calculs personnels) qu'il pourrait bien démissionner avant 2027 ; la presse relaie notamment, à ce sujet, des fuites dans l'entourage d'Édouard Philippe, dont on dit qu'il serait convaincu que le RN laissera le gouvernement Barnier tomber, à peine constitué. Ce scénario de la démission est certes jugé, a priori, comme très  peu vraisemblable...  mais une dissolution à la veille des JO ou le refus de respecter le verdict des urnes l'étaient tout autant. Et pareillement contraire aux intérêts du pays. A coeur défaillant, rien d'impossible ! On peut donc s'attendre à de nouvelles surprises de la part d'Emmanuel Macron.

Il a déjà fait fort, en obtenant la cohabitation, dans le même ministère, de cet ex poulain de Philippe de Villiers, le sémillant Bruno Retailleau, lequel parle déjà des gardiens de la paix comme constituant "ses troupes"... et de toute une ribambelle d'hommes et de femmes venues de la Droite la plus réactionnaire.. avec Didier Migaud, ancien socialiste qui, en déclarant au FIGARO -le 24/09- qu'il ne savait pas s'il était une caution  (sic) a avoué implicitement  le caractère improbable de son entrée dans une équipe qui a sans doute  désespérément cherché à recruter une personnalité authentiquement "venue de la gauche".

Mais qu'est-il allé faire dans cette galère ? se demandent déjà ses amis (car, comme Michel Barnier, il a la compétence et l'expérience suffisantes pour comprendre l'incongruité de la situation). Dès hier, notre nouveau garde des sceaux en était en tout cas réduit à appeler le Sinistre de l'intérieur (son collègue, donc) à respecter l'État de Droit. Car notre Migou s'est aventuré dans un brouillard de neige antidémocratique particulièrement opaque : ses petits camarades du gouvernement sont sur une tout autre ligne que la sienne (préférence nationale, peines plancher, présomption de culpabilité ; autant de clins d'oeil au FN d'hier et au RN de demain !) et le maître d'école sera empéché de trancher (car il a déjà été  censuré par les Français.e.s et subit de plus l'infâmie d'une procédure en destitution). Dommage qu'il s'agisse de la France, et non du scénario d'un vieux cartoon produit par Hanna et Barbera. Car on pourrait alors en rire, sans crainte d'avoir à en pleurer assez vite.



mardi 6 février 2024

QUELQUES MOTIFS (FLORAUX) DE SATISFACTION

 sourires

Le Pied Tendre s'est bien amusé en parcourant les réseaux sociaux ces derniers jours. Le Luzien moyen (comme la version d'élite) y pratiquent comme à l'ordinaire "la méthode Coué" la plus lourdingue.

Il a notamment constaté que M. le Maire se disait "confiant" (dans l'avenir) tandis qu'il publiait un aperçu des premiers aménagements de l'esplanade située derrière la maison Louis XIV.  Pourquoi confiant ? Face à quels risques notoirement sous-estimés depuis le début ? Le premier magistrat ne l'indiquait pas, au grand dam de notre ami étranger, lequel jugeait inquiétant que d'aussi piêtres plantations paraissent rasséréner l'élu.

Car pour ce qui est du paysagisme édilitaire au pied de la Maison Commune, il déçoit beaucoup. On attendait-là, en effet, une "forêt urbaine", mais il s'agira de buissons tout rabougris ! (nous n'aurons pas la méchanceté de reproduire la photographie mise en ligne par les services de la commune, cruellement révélatrice, et attendrons avec impatience le printemps - à ce moment : quelques ronces auront poussé, ou même, une prairie fleurie, qui viendront sauver cette première impression défavorable, du moins on peut l'espérer). 

Pour en rester au projet Foch, la seule perspective réjouissante, aux yeux  de celles et ceux qui, localement, ont une âme de festayre, réside dans le fait que le promoteur entend y maintenir comme prévu un grand pôle d'animation intergénérationnel. Mais ce ne sera plus "Le Garage" d'autrefois... et seul l'avenir montrera si le lieu reste accessible à un coût raisonnable, ou si les nuisances induites sont correctement maitrisées.

Moyennant quoi, Jeff de Luz n'est pas le seul à être satisfait : ainsi l'admiration des internautes face à cette "belle photographie" (dont la qualité technique est en effet indubitable) nous interpelle : le coin en haut à droite est tellement bien intégré au paysage qu'on pourrait croire à un photomontage. Mais non, c'est bien la très magnifique vue depuis le quai de l'Infante. De quoi redonner confiance en l'avenir.

superbe panorama ?

samedi 8 janvier 2022

Carré blanc : CENSURE à SAINT-JEAN-DE-LUZ ?

 


L'émotion suscitée par le lancement précipité des travaux dans le secteur de l'Avenue de Verdun et de la place Foch, qui concrétise l'intention de la Mairie d'aller vite, très vite, pour casser le centre-ville et le remodeler sans aucun égard pour le patrimoine local, est d'autant plus grande que la chronologie du bouleversement n'est pas maîtrisée (un plan de six mois a d'abord été, semble-t-il, publié sur le site municipal, puis retiré ; l'ordre du jour des chantiers est depuis lors égrené semaine par semaine).


le carré blanc représente "l'ombre probable" du "Bizipoz" lequel masquera vraisemblablement la Maison Lohobiague depuis le point de vue choisi ici

Elle nous donne l'occasion de rappeler l'absence de certaines images dans la présentation du complexe immobilier, caractérisé par des insertions trompeuses. Il s'avère en effet que, de beaucoup de points de vue, la maison commune sera masquée par le bloc massif à construire jusque sur l'actuel parking Verdun (et que, par ailleurs,  depuis le quai de l'Infante comme les quais de Ciboure, ladite construction fera office de pâtisserie monumentale : un "Sacré-Coeur" sans la croix, au ras du sol et planté sur une "dalle d'Argenteuil" maritime ?).


Quelques aperçus (pris dans la video de promotion que la commune a cru bon de publier sur Youtube en mars dernier)


la prétendue esplanade, très encombrée

la sortie du boulevard Victor-Hugo, très rétrécie

des voitures circulant place Louis XIV ?

Que l'on nous pardonne nos excès de langage puisque le style "années Trente" dont se réclame l'architecte a ses émules et des précédents locaux (le plus fameux, l'immeuble de la Pergola, a malgré tout été complétement défiguré !) : mais il sont à la hauteur de notre frustration. Car, à ce jour, les Luziens n'ont toujours pas eu pleinement accès à des présentations illustrées et orientées depuis la sortie de la place Louis XIV (angles rue du 8 mai 45, place Foch) vers le Sud-Est, ni depuis  la maison "Beitbeder Baïta" ou depuis le Quai Ravel, outre-Nivelle, vers l'Est !). Il faut les chercher dans un film, interpréter des illustrations.

Bref : la concertation a été de très haute qualité. "Exemplaire", suivant notre Maire.

lundi 22 mars 2021

Le retour des Jedis : les oppositions se rebiffent.

BILLET D'HUMEUR ET D'HUMOUR DU 22 MARS 2021




Nous décrivions ici même, le mois dernier, la réaction (outrancièrement courroucée, de notre point de vue) de la municipalité face aux critiques formulées contre "son" parking public en les comparant, par l'ampleur des moyens et le mépris affichés par M. le Maire à l'égard des riverains et autres contempteurs du projet, aux outils mis en oeuvre par un certain empire de cinéma d'anticipation. 

Mais si des forces obscures sont bel et bien déployées, elles sont désormais confrontées à la rébellion ouverte des oppositions. Nous attendions de celles-ci qu'elles clarifient leur position, c'est fait ! Et de belle manière.

Bravo à elles ! 

Au groupe Herri Berri tout d'abord, qui s'est lancé ce samedi dans une démonstration sur la voie publique, laquelle demandera sans doute à être répétée et amplifiée. Nos sympathisant(e)s seront naturellement présents, si on les invite, pour participer dans l'avenir à cette sorte d'action destinée, pour citer les élus abertzale à "réveiller les Luzien(ne)s".. mais qui pourrait aussi les fédérer au delà des étiquettes et des désaccords éventuels sur d'autres sujets ? (rappelons que LFI a également condamné ce projet, qui n'est pas loin de faire consensus... dans le rejet).

Quant aux centristes, ils annonçaient cet après-midi leur intention d'accompagner le recours déposé en justice par Gardena, fidèle aux engagements de campagne pris par Manuel de Lara au nom du Nouvel Élan.

La @Gauche Luzienne, qui croit de toute manière nécessaire de recalibrer le projet de rénovation urbaine sur et autour de l'îlot Foch, se félicite que les élus minoritaires luziens aient décidé de se montrer offensif sur le dossier du parking public et de son permis de la honte. Elle leur apporte son soutien dans cette affaire, et n'y met aucune condition. 

Que les opposants décident ou non de suivre le sentiment des socialistes, qui jugent nécessaire de s'opposer aussi vivement à la vente de l'espace Jaulerry (et d'une partie du boulevard Victor-Hugo) à des promoteurs privés, n'est en effet pas tellement important si le parking ne se fait pas, puisque c'est là une condition impérative (imposée par les acheteurs) pour acquérir ledit espace public ! Et que, sans cette vente, c'est tout le projet immobilier qu'il faut revoir.



Suivez aussi la @Gauche Luzienne sur Facebook et sur Twitter

samedi 15 février 2020

MUNICIPALES : Irigoyen, l'écolier récalcitrant


BILLET DE CAMPAGNE DU 15 FÉVRIER

SUD OUEST traite le maire sortant de Saint-Jean-de-Luz en collégien difficile et entreprend de le morigéner ce samedi (dans la page "Brouillarta" qu'il réserve aux petites phrases et bons mots des politiques locaux). 
C'est que Jean-François Irigoyen, après avoir refusé tout débat avec ses opposants, vient semble-t-il d'accepter le principe d'une conversation, mais à condition qu'elle se tienne en un lieu éloigné de tout public, dans les studios d'une radio bayonnaise (France Bleu, co-organisatrice de l'événement avec France 3 et SUD OUEST). 
Les Luzien(ne)s ne goûtent guère cette mise à distance que rien de sensé ne peut vraiment justifier... Si ce n'est la peur au ventre de notre encore premier magistrat, lequel se plaint du "ton agressif d'une partie" de son opposition, dans une déclaration qui confirme décidément son tropisme pour "la concurrence" abertzale, laquelle lui est familière depuis deux décennies et paraît ne pas le gêner, au lieu que le discours porté par l'équipe du NOUVEL ÉLAN le met apparemment en état de stress permanent.



Les citoyen(ne)s apprécieraient qu'il ne se dérobe pas, en définitive, à l'échange que lui propose la presse et peuvent encore espèrer, à l'instar du quotidien local, dont l'allusion à une idée "qui fait son chemin" sonne comme une sorte d'hommage inconscient à la propagande du PS dans les années 80, que Jean-François Irigoyen acceptera de débattre avec Pascal Lafitte et Manuel de Lara, devant la population et dans sa ville. Quoi de plus naturel, en effet ?

La force tranquille du nouveau souffle que nous souhaitons pour la cité n'a pas besoin de se perdre en invectives et si le ton monte parfois dans les échanges entre acteurs de la vie publique locale, c'est nous qui sommes, le plus souvent, confrontés à des écarts peu justifiés. Mais rien ne devrait empêcher les trois compétiteurs de discuter paisiblement, entre Luziens, pour éclairer la population sur leurs propositions réciproques.



La @Gauche Luzienne soutient, elle aussi, le projet d'alternance porté par Manuel de Lara et Gaëlle Lapix-Ganet, à la tête du NOUVEL ÉLAN POUR SAINT-JEAN-DE-LUZ. Une liste sans étiquette, de rassemblement, dont les objectifs ont une portée locale, très compatibles avec le programme social et écologique de notre mouvement, sont en phase avec nos valeurs humanistes. Une liste ouverte à toutes les bonnes volontés, sans sectarisme ni excès, qui représente l'opportunité d'un changement de cap maîtrisé porté par une équipe et un leader compétents et représentatifs de tous les quartiers et toutes les composantes de Saint-jean-de-Luz.




continuez à suivre la @Gauche Luzienne sur Twitter et/ou sur Facebook

vendredi 7 février 2020

J-F IRIGOYEN : LE DERNIER MATAMORE



retour à l'entrée du site en cliquant sur la vue aérienne du port

BILLET D'HUMOUR ET D'HUMEUR DU 8 FÉVRIER 2020
continuez à suivre la @Gauche Luzienne sur Twitter et/ou sur Facebook



AMBIANCE RÉTRO
Il ne manquait guère que la redingote, le chapeau haut de forme et la canne (ou le makila) ou sinon la perruque poudrée pour que les partisans du maire sortant ne se croient, hier, dans un meeting des années Trente (style "Croix-de-Feu") voire dans une assemblée de propagande très XIXème siècle, à moins que ce ne soit devant une scène de la "commedia dell'arte" : il s'agissait pourtant... du dernier conseil municipal de la mandature. Et le dernier, peut-être aussi (souhaitons-le)  présidé par Jean-François Irigoyen, lequel n'est vraiment pas sorti grandi de cet ultime exercice, ayant visiblement prévu d'accueillir "sa claque" pour se donner en spectacle et se faire applaudir par les spectateurs comme par son conseil municipal, au sein duquel le groupe majoritaire n'a pas craint de se livrer, en effet, à des manifestations parfaitement ridicules, battant notamment des mains en conclusion de la dernière scène pour saluer l'artiste à deux reprises (puisqu'il y eut "un rappel" avant que le maire depuis 2017 ne quitte -définitivement ? la scène).

NERVOSITÉ
Las, le maire-candidat n'avait prévu ni de conserver leur dignité aux débats ni de sortir "par le haut" de ses deux années et quelques semaines de fonction édilitaire, mais avait visiblement prémédité tout au contraire de faire dégénérer la réunion publique.. en meeting électoral. Il y parvint, mais sans manifester à cette occasion, malheureusement, ni l'élégance propre au siècle de Chateaubriand ni le courage personnel des ténors de la IIIème République, mais en se réfugiant tout au contraire derrière son micro et son monopole de distribution de la parole comme un soldat fanfaron mais pleutre. Perdant de vue l'objet du débat et sourd au contenu des propos de ses opposants, il s'emportait tout d'abord (et prétendait couper la parole du représentant socialiste) à peine ce dernier avait-il eu le malheur de prononcer le mot "assainissement" au cours de son explication du vote de la @Gauche Luzienne (laquelle, après avoir approuvé l'arrêt du PLU en mai dernier, a du prendre la décision de s'abstenir cette fois, certaines réponses de la Ville aux réserves exprimées consécutivement à l'enquête publique pêchant à l'évidence par leurs insuffisances).


ACCUSATIONS
Bouffonnerie encore, après que son délégué à l'urbanisme (qu'on a connu, d'ailleurs, plus inspiré) ait instruit un procès politique déniant doctement à ses interlocuteurs "le droit" de soutenir telle ou telle affirmation, le maire refusait de rendre la parole à Pierre-Laurent Vanderplancke ! L'élu PS, contrairement aux assertions de M Vaquero, n'avait pourtant fait aucune allusion aux soupçons de malhonnêteté exprimés par certains à l'encontre du cabinet d'experts chargé de calculer les espaces consommés par l'urbanisation (ce soupçon émanait en réalité, ce dont le délégué à l'urbanisme devait convenir après la séance, d'une association écologiste locale, et non de la @Gauche Luzienne). Le maire, toutefois,  prétendait alors "sévir"... et -confondant autorité et abus grotesque de celle-ci- refusait de permettre au conseiller municipal mis en cause de rétablir la vérité des faits.

INSULTES ET  ENGAGEMENT DOUTEUX
Pour finir, le maire sortant, entré définitivement dans son personnage et considérant sans doute, en tant qu'artiste "passionné", que le conseil municipal est un plateau de théâtre où le comédien peut faire ce qui lui serait interdit ailleurs, reprochait sans raison au blog de la @Gauche Luzienne de dire "n'importe quoi" (une fois de plus) avant de traiter Manuel de Lara de "bonimenteur", faute d'avoir pu opposer des arguments rationnels à  l'exposé de ce dernier portant sur la question de la qualité des eaux de baignade et du prix à payer pour en revenir à un niveau de propreté acceptable, ceci sans lui permettre aucunement de répondre à ses attaques personnelles.
A cette occasion, Manuel de Lara se risqua à lui proposer (en off, puisque le micro était coupé, mais assez distinctement pour que tous entendent) de participer au débat prévu par la presse le 21 février. Et J-F Irigoyen déclara accepter cette perspective... Étrangement, il avait pourtant fait savoir dans la journée à l'organisateur (France Bleu) qu'il refuserait l'invitation ! Dès lors, on ignore s'il se croira effectivement obligé de tenir l'engagement pris oralement devant ses "fans" mais alors qu'il jouait son rôle de Matamore ? De même qu'on peut se demander de quoi il retournait, quand il braillait en brandissant un courrier que, selon lui, M. le Préfet venait de lui adresser, que le Projet Foch, contre lequel nous avions redit notre opposition (voir FOCH REPETITA NON PLACET) était tout à fait "faisable" d'après le jugement du haut représentant de l'État ? 


Vérité ou vantardise ? 
on reste quoi qu'il en soit confondu de la manière de se comporter de notre maire comme de ses compagnons d'armes. Car où sont donc les véritables amis du premier magistrat sortant dans l'ancien conseil municipal ? N'auraient-ils pu le conseiller et lui éviter de se discréditer ainsi ? Ou a minima s'abstenir de l'applaudir après qu'il ait insulté son principal challenger, refusé de reporter l'adoption du PLU après les élections et sous-entendu qu'il passerait en force l'opération Foch, enfin lu un discours-fleuve sans rapport avec la délibération mais tenant lieu de propagande électorale ? 
Ils auraient pu, en tout, cas, tenter de le calmer, l'échec récent de ses marchandages avec LAREM lui ayant a priori porté sur les nerfs !? Le représentant local du mouvement macronien lui ayant reproché le matin sa déloyauté, qu'allait-il faire le soir même sur cette galère pour nous jouer une telle pantomine, minable et semblant donner quelque couleur de vérité aux propos de son ex allié ?
Prévoit-il de passer en force avant l'élection et de lancer la ville dans le piège d'un forage coûteux et idiot en front d'eau ? Si c'est le cas [comme il semble bien qu'on en ait la preuve, remarque ajoutée le 9/2]  qu'il ose le dire en face aux Luzien(ne)s au lieu d'agiter des tracts !


Cliquez ici pour lire : le compte-rendu des débats et le contexte dans lequel le nouveau PLU a été adopté

Voir LA LISTE  conduite par M de Lara et G Lapix-Ganet sur le site Saint-Jean-de-Luz 2020 
en cliquant sur l'affiche
continuez à suivre la @Gauche Luzienne sur Twitter et/ou sur Facebook

vendredi 10 janvier 2020

Humour : MADAME IRMA, LE FORT ET LE CONGRÈS


BILLET D'HUMOUR DU 10 JANVIER 2020
suivez aussi la @Gauche Luzienne sur Twitter et/ou sur Facebook

A l'heure où une tribune publiée hier par Médiabask fustige les "dégâts collatéraux" de la campagne électorale des Municipales 2020 (y sont dénoncés pêle-mêle : la démagogie, le machisme et le populisme altérant la qualité du débat public... entre autres !) Thomas Villepreux se risque dans SUD OUEST à un exercice de voyance périlleux (édition du jour en page "Pays Basque"). 
Une pratique fleurant bon le paganisme, et semble-t-il tout justement condamnée par son concurrent numérique, dans la mesure où, très en verve (mais peu enclin à nommer les cibles de ses accusations) le journaliste J-P Viaud, signataire de la tribune évoquée plus haut, s'en prenait aux "liseuses d'avenir".

UNE VOYANTE AVEUGLE ?
"A 65 jours du premier tour" le quotidien local commence par passer en revue la situation politique dans de nombreuses villes mais fait curieusement l'impasse sur Saint-Jean-de-Luz.
Visiblement, il tient à signaler les cas d'Urrrugne et Ciboure, où "il s'agit d'organiser la succession d'Odile de Coral et Guy Poulou" mais préfère en revanche ne pas évoquer la situation de Jean-François Irigoyen, dont tout annonce qu'il désire se représenter (il a reçu l'investiture du parti "Les Républicains") si sa réélection est très loin d'apparaître comme une simple formalité ! A tel point que la missive rédigée par J-F Larralde 
au début du mois dernier à l'attention de tous les candidats déclarés et ayant amené un débat récent sur le classement à l'UNESCO et, au delà, la protection du patrimoine, ne lui aurait même pas été adressée ! Ce qui est, il est vrai, assez étonnant.

MAIS PAS UN ORACLE 
SOURD !
Si Mme Irma n'a pas voulu lire dans les cartes l'avenir du maire actuel, SUD OUEST a bel et bien entendu parler, parmi les grands projets promis aux électeurs et électrices par les sortants, de certains qui concernent directement Saint-Jean-de-Luz et notamment celui du site de "la Pergola".
Le "lifting" en cours du complexe Thalazur-Hélianthal fait certes partie des opérations qui seront rondement menées - par un opérateur privé soucieux d'exploiter son hôtel dès le printemps et sa thalassothérapie en période estivale. Mais le quotidien régional précise que pour ce qui concerne le projet de centre de congrès en lieu et place de l'ancien auditorium Ravel : il est seulement "souhaité" par la Mairie, laquelle n'a pas encore financé son projet et encore moins planifié les travaux nécessaires ! Ce qui est le cas de la plupart de ses grands projets, tous remis à plus tard !




UN AUGURE PARFOIS MUET
Signalant quelques grands aménagements publics qui ne se passeront "pas en 2020" SUD OUEST cite "l'antenne universitaire" internationale prévue au Fort de Socoa. 
"Un projet d'envergure" dont il rappelle que les universitaires (il cite ceux de "Burgos") le soutiennent de part et d'autres des Pyrénées mais qu'il est hélas "au point mort". Mme Irma ne nous dit pas à qui la faute, ni ne rappelle qui faisait mine de douter publiquement il y a quelques semaines du maintien de l'intérêt des établissements d'enseignement supérieur de la région  envers le projet Ocean Expériences. Elle ne veut décidément pas prononcer le nom de Jean-François Irigoyen ! mais évoque l'hypothèse d'une rentrée des étudiants éventuelle en 2021. Un tel aboutissement (surtout dans un délai aussi court) supposerait une volonté politique forte des deux municipalités concernées au premier chef : Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et une cohésion retrouvée du versant Sud pour peser à la Communauté d'Agglomération.

MAIS UNE BOULE DE CRISTAL EXTRA-LUCIDE
Le projet de développement d'activités de congrès sur le front de mer est en stand by comme celui d'un pôle universitaire au Fort de Socoa est reporté "aux calendes grecques".
Pas étonnant, puisque les opérations prévues à Harriet Baïta et sur l'îlot Foch ne sont pas non plus financées ni même correctement budgétées et que M. le Maire vient d'annoncer le report du début des travaux aux Récollets.
Pour nous en tenir à une analyse (extra-)lucide de l'avenir immédiat de l'ancien auditorium Ravel, nous trouvons dans l'absence d'anticipation coutumière à la majorité actuelle l'explication du mensonge par omission maintes fois répété au public, et dénoncé par nous, d'une fermeture (que le quidam peut croire provisoire ?) de l'auditorium pour cause de chantier en cours à l'hôtel Hélianthal alors que le local est censé changer définitivement d'affectation [mais les travaux auraient du être financés par la vente de certaines parties publiques au privé ; il s'est sans doute agi dans la réalité de se procurer du "cash" en vendant l'un des bijoux de la couronne luzienne voire de payer les études préliminaires dédiées au futur pôle culturel - NOTE AJOUTÉE le 12 JANVIER]

En résumé, voilà encore l'un de ces projets publics luziens sur lesquels le maire sortant se permet de communiquer beaucoup - ses soutiens spontanés (sic) [lire le billet du 23/09] ont même fait de ce programme l'une des trois grandes ambitions prétendument portées par la majorité sortante mais dont aucune n'a encore reçu un commencement d'exécution - alors qu'il n'a rien fait, concrètement, pour sa mise en oeuvre ! Laquelle est reportée au mieux à la mandature suivante, la commune n'ayant pas réfléchi sérieusement à une stratégie globale de développement des séminaires et des congrès malgré la mise en garde que Manuel de Lara avait adressé publiquement au maire précédent, ceci dès septembre 2017. Une piste qu'il faudra creuser pour générer les revenus susceptibles d'éponger les frais de fonctionnement importants du nouveau pôle culturel. Rappelons à ce sujet - et cela aussi, nous n'avons cessé de le dire -  que c'est pour nous un très beau projet mais que son coût est très lourd et que l'Exécutif peine à nous expliquer les solutions financières qu'il envisage d'appliquer  pour le mener à bien (mis à part la vente redoutée de nos "bijoux de famille"). 
Combien de fois aurons-nous demandé, durant cette mandature, que la municipalité définisse une hiérarchie entre tous les projets qu'elle prétendait mener de front sans les budgéter ?!




Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.