ATTENTAT RACISTE DE TRAPPES : on apprend qu'un petit voleur, dealer de shit et alcoolique notoire de 39 ans, bien connu des services de Police (nous dit la presse) a tiré sur des personnes prises au hasard dans la rue, en raison de la couleur de leur peau et au prétexte (ridiculement fallacieux) de venger les commerçants pillés lors des récentes manifestations. Ce n'est pas la première fois qu'une tuerie raciste est déplorée sur le territoire national, si l'on songe que Merah avait assassiné des enfants Juifs, un rabbin et des soldats qu'il suspectait d'être musulmans en raison de leurs types physiques.
Naufrage du Président, dont les commentaires sont aussi navrants que le bilan, en matière de lutte contre le racisme et de sûreté publique. Solidarité avec nos compatriotes et concitoyens visés en tant que "Noirs ou Arabes"par des propos malveillants, récurrents sur certaines antennes et sous certaines plumes en dépit de leur illégalité, lesquels propos finissent par provoquer des passages à l'acte criminels.
Un jeune homme décédé et quatre autre victimes, dont un enfant de douze ans très grièvement blessé : il est temps que la France se ressaisisse. L'AMF (Association des Maires de France) a exprimé son indignation et fait part de ses condoléances à la famille et aux proches de Pengo Bosso Wangi ; elle se dit solidaire des habitant.e.s de Trappes et La Verrière, où l'attentat a été commis.
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BILLET D'HUMEUR
@GaucheLuzienne
Une "fin de règne" entâchée de violence
Le mouvement de protestation lycéen né il y a quelques semaines, est devenu une fronde estudiantine mais s'étend d'autre part aujourd'hui, et de plus en plus massivement, à certaines catégories de travailleurs.
Il se confronte à un gouvernement dont le chef présumé (le Premier Ministre) annonce qu'il est démissionnaire (sic) mais qui, par ailleurs, ne lui a donné qu'une seule réponse : la répression. Quant au Président, loin de réagir avec discernement aux manquements des responsables du maintien de l'ordre - lesquels n'ont pu garantir ni la sécurité des biens ni celle des personnes le 17 octobre - il semble totalement impuissant, voire apeuré (entre la convocation d'un conseil de défense et la transformation de l'Éysée en un camp retranché).
Triste image donnée de la France ! Car dans quel type de régime un chef de l'État se cache-t-il dans son palais et se comporte-t-il comme si ses concitoyens étaient des adversaires, dont il serait légitime de contester le Droit de Manifester librement ? Dans quelle autre nation d'Europe occidentale prétend-t-on définir qui a le droit de protester et qui ne l'a pas, quelles pancartes sont licites et quelles sont proscrites par le premier gendarme venu ? Où se vante-t-on ailleurs qu'au sein du gouvernement de la France de n'avoir donné "aucune consigne de retenue" à des policiers anti-émeutes lourdement armés et confrontés... à des mineur(e)s ?
Il est proprement sidérant, dans ces conditions et compte tenu que l'on a préféré gazé les manifestants pacifiques plutôt que d'empêcher de nuire les casseurs, que, certains médias s'étonnent d'avoir vu, parfois, des manifestations dégénérer (ce qui n'est heureusement pas arrivé à Saint-Jean-de-Luz !).
Car la crise d'autorité et profonde : elle couve, pensons-nous, depuis l'été 2024 (même si nous aurions préféré que nos sinistres pronostics soient déjoués) et la piteuse tentative d'Emmanuel Macron de garder le pouvoir aux mains du "bloc central" au lieu d'essayer (a minima) de confier les rênes aux vainqueurs de l'élection législative (le NFP, rappelons-le, l'avait emporté au second tour, et malgré les assertions de F. Bayrou, ce n'était pas "tout le monde" qui avait alors perdu, mais bel et bien, au premier chef, la Macronie). Faible, le gouvernement ne dispose plus guère d'aucun point d'appui pour une politique quelconque. D'où son usage non proportionné des moyens de coercition qui lui restent, et son insigne passivité face aux violations du Droit par les agents chargés d'en garantir le respect.
L'ordre Républicain est de facto menacé par la diffusion, verticale et du sommet à la base de la pyramide des responsabilités, de la frayeur (rélle ou surjouée ?) de l'Éxécutif, dont l'impéritie a permis le réveil des "Gilets Jaunes". On le sent au Pays Basque même. En effet, interdire aux manifestants de marcher devant la mairie ou la sous-préfecture de Bayonne, n'est-ce pas, de la part de l'administration locale, avouer sa complète incapacité à gérer la maintien de l'ordre et à empêcher la réitération (sic) d'éventuels pillages ou déprédations ? Une infime minorité, extérieure au mouvement social, en est pourtant responsable ! Et c'est assumer, non seulement d'avoir été laxiste, mais encore d'incarner une posture illibérale qui sert les intérêts objectifs de l'extrême-droite.
Quant au résultat concret de cette stratégie de la tension, on en a l'expérience (Bis Repetita) et on en mesure les conséquences, catastophiques, pour les finances publiques et le crédit du pays. Elle est partout : y compris à Bayonne, ou les lacrymos ont été utilisés pour disperser les manifestants alors que le cortège s'était passé sans heurts ce samedi : sans doute fallait-il rappeler au peuple que sa place n'est pas devant la maison commune ? On attend de voir si M le Maire de Bayonne se félicitera ou non de cet usage des gaz.
Il est devenu très urgent, pensons-nous, que le pouvoir entende les revendications du mouvement social et les critiques des forces politiques, dont le PS (qui réclame en vain, depuis plus de trois semaines, des mesures d'apaisement et un retour au calme par la négociation).
Un "plan de sortie de crise en dix points" a été dévoilé le 22 octobre par Raphaël Gluksman et Olivier Faure : s'en inspirer est urgent et indispensable. Faute de quoi, la surenchère sécuritaire de certains ou leur propension à désigner des boucs émissaires ne pourront que "pourrir" définitivement le débat à l'occasion de l'élection présidentielle.
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P-L Vanderplancke
conseiller municipal (groupe DONIBANEN BIZI / Vivre à Saint-Jean-de-Luz)
GaucheLuzienne@gmail.com