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les pages REVUES DE PRESSE ET OPINION
Jean Helou-Leizaola, conseiller municipal de la majorité, "s'est payé" Manuel de Lara pendant le conseil municipal du vendredi 10 avril.
Alors que le chef du Nouvel Élan venait de faire part de son intention de demander plus de transparence à la CAPB, l'élu de droite luzien, par ailleurs collaborateur du sénateur Max Brisson (faut-il dire son "porte-flingue" et parodier le style du "Canard Enchaîné" quand il décrit les fidèles lieutenants de telle ou telle personnalité ?) l'a recadré sèchement en lui reprochant d'être mal placé pour "donner des leçons" ayant été, selon lui, le moins assidu des élus Luziens à la communauté, pendant la mandature précédente.
Quoique cet absenteïme soit revendiqué par M de Lara, lequel assume avoir "séché" délibérément les réunions à chaque fois qu'il estimait que le conseil communautaire était transformé "en chambre d'enregistrement" (sic) l'échange entre les deux hommes, animé, a très brièvement échauffé l'atmosphère.
Mis à part ce moment de tension, les débats sont en effet restés très policés, M. le Maire et ses adjoints ayant répondu très tranquillement à toutes les observations des opposants. Nul ne peut douter cependant que l'éclat du jeune élu, récemment promu "correspondant défense"... et apparemment également doué pour l'attaque ! (il a publié son intervention sur les réseaux sociaux ce samedi, au moment même où la retransmission video du conseil était encapsulée sur le site de la ville) n'ait secrétement réjoui l'ensemble de son camp. Elle pourrait du reste alimenter la chronique, si la presse, avide de brouillarta, décidait de la relayer, plutôt que d'évoquer le fond (l'absence d'indicateurs précis pour mesurer l'effet des politiques locales ou de chiffrages de certaines promesses).
Sur le fond, justement : les élus du groupe "Donibanen Bizi / Vivre à Saint-Jean-de-Luz" ont tenu à faire valoir quelques principes, à l'occasion de la discussion des orientations budgétaires, approuvant, par la voix d'Hugo-Luc Maillos, l'annonce d'un renforcement des politiques de développement durable et le maintien des aides à la vie associative ainsi que l'intention d'évaluer la portée des aménagements fiscaux envisagés, mais obtenant par ailleurs l'engagement de la majorité de faire procéder, sur ce sujet, à un vote du conseil en aval, et déplorant que la taxation des résidences secondaires ne soit pas utilisée par anticipation mais seulement comme une variable d'ajustement, systématiquement mise en oeuvre "après-coup" pour faire face à la dégradation des équilibres. "Donibanen Bizi / Vivre à Saint-Jean-de-Luz" a constaté par ailleurs que les dépenses ont filé et qu'une politique d'austérité nous attend (l'adjoint aux finances l'a reconnu en évoquant pour sa part une période de "vache maigres") ; nous avons pourtant souhaité la création d'un emploi ou l'affectation d'un agent en vue de lutter contre les fraudes commises par les personnes se déclarant à tort comme habitants permanents. Mikaela Guiresse-Duperou, prenant l'exemple de la charte sur l'euskara, a enfin déploré l'écart entre les ambitions municipales et la faible déclinaison budgétaire des engagements pris devant l'opinion. Sur ce sujet, comme sur celui de la "veille foncière" que la commune prétend assurer, on aurait souhaité que la constitution de fonds dédiés soit discutée, et que la commune soit plus interventionniste.
P-L Vanderplancke a, quant à lui, profité de la discussion pour rappeler les valeurs de gauche portées par le groupe.
Il s'est agi de réaffirmer en premier lieu notre grand intérêt pour la mutualisation des moyens, car le partage des ressources est un gisement d'économies (financières et écologiques) potentielles très substantiel, mais aussi un outil de coopération territoriale permettant de faire vivre le principe d'intercommunalité au delà des cadres administratifs. M le Maire s'est déclaré d'accord, s'il n'a pas estimé nécessaire de désigner un responsable ou un comité chargé d'explorer les opportunités en ce domaine, jugeant qu'on pouvait agir au cas par cas et de manière naturelle, notamment avec nos voisins de Ciboure. Nous avons pris acte de ses bonnes dispositions.
A l'occasion d'un point sur les ressources humaines, nous avons dit, dans un deuxième temps, notre attachement à combattre les inégalités, déplorant en premier lieu la surreprésentation masculine dans les effectifs municipaux (qui n'est que le reflet d'une répartition encore très genrée des emplois techniques dans notre société) mais aussi le trop grand nombre d'agents de catégorie C, notoirement sous-payés. Ce fut l'occasion pour nous de citer le nom d'Yvette Debarbieux, qui fait partie des anciens élus dont nous reprenons le flambeau dans le cadre de cette nouvelle mandature.
Enfin, la majorité municipale ayant placé son action sous le signe du "cadre de vie" nous l'avons alertée à propos des questions de propreté urbaine : l'abandon de la collecte des ordure ménagères dans les ensembles résidentiels inquiètent notamment les habitants concernés ; car les points d'apport volontaires semblent sous-dimensionnés compte tenu de la fréquentation estivale à venir, et les dépôts sauvages risquent de se multiplier, parfois sur des emprises privées et au grand dam des propriétaires et locataires ! Quelque peu sceptiques face au recours systématique aux caméras pour lutter contre l'insécurité nous avons suggéré qu'on expérimente leur utilisation pour dissuader les incivilités dans les aires de dépôts des déchets, comme c'est pratiqué dans de nombreuses villes étrangères.
Pierre-Laurent Vanderplancke
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