Si vous consultez ce blog sur un téléphone, cliquez (en bas de ce billet) sur OUVRIR EN MODE WEB pour voir :
les pages REVUES DE PRESSE ET OPINION
Le conseil du 24 avril a entériné le budget de la collectivité locale luzienne pour 2026, préparé durant la mandature précédente par la majorité tout récemment reconduite aux responsabilités par les électeurs. Sans surprise, l'équipe de J-F Irigoyen a mimé la sobriété en n'augmentant pas tout de suite les taxes (elle peut se le permettre, car elle continue à vendre les "bijoux de famille" : en l'occurrence, l'ancen casernement de la gendarmerie). Mais le réveil risque d'être brutal dès 2027, étant donnée la conjoncture...
La Gauche a, une nouvelle fois, montré le 24 avril sa capacité à être une force d'opposition constructive : se démarquant des deux Droites sur le plan fiscal (votes contre) mais mettant en avant par ailleurs plusieurs propositions pertinentes, répondant à l'intérêt de la population, que la Majorité a déjà reprise à son compte, ou qu'elle s'est engagée à étudier...
Beaucoup des décisions votées ce soir étaient purement techniques et visaient à assurer la continuité des services publics, Mais Hugo-Luc Maillos a toutefois pris la parole pour expliquer, sans répéter inutilement toutes les observations faites lors du dernier débat d'orientation budgétaire (DOB) la posture de la liste "Donibanen Bizi / Vivre à saint-Jean-de-Luz". Il a vivement déploré qu'une attitude "dogmatique" fonde le choix (politique) de la Droite de ne pas augmenter la surtaxe des résidences secondaires ni d'appliquer aucun levier fiscal malgré de fortes "tensions" budgétaires et le report ou l'étalement de certaines dépenses. Ce qui a justifié notre refus de voter certaines parties du budget et notamment les investissements.
Assez peu logiquement, le groupe de Manuel de Lara a brossé, de son côté, un tableau sévère de l'état des finances et de la dette, s'inquiétant en particulier de la faiblesse des fonds de roulement... mais il a félicité la majorité en place de ne pas avoir augmenté les impôts ! Poussé dans ses retranchements M l'adjoint en charge des Finances n'a pu, finalement, écarter d'un revers de la main notre conviction qu'il usera du dit levier fiscal dès 2027, d'autant que sa propre péroraison avait porté sur la flambée inattendue de l'inflation liée au contexte de guerre dans le golfe.
Mikaëla Guirresse-Duperou a défendu et argumenté avec brio notre proposition de relancer le système des bourses municipales au bénéfice des étudiants locaux, et la majorité s'est engagée, en réponse, à entreprendre une réflexion sur cette question. Par ailleurs, notre élue a pointé les difficultés financières des associations occupant le site de Sagardian et a demandé que soit étudiée à leur profit une éventuelle prise en charge par la ville de certains frais fixes (eau, énergie) qui grèvent le budget des structures alors que les subventions diminuent. Enfin, Mylène Dupuy-Athalbegoity a relevé avec satisfaction, que la Droite avait adopté une proposition venue de la Gauche : la commune appliquera en effet la gratuité des locations d'espaces réservés sur les voiries désignées par elle, faites par des associations à buts non lucratifs durant les fêtes de Saint-Jean.
P-L Vanderplancke est, pour sa part, intervenu à l'occasion de la présentation du budget de SAINT-JEAN-DE-LUZ ANIMATION et COMMERCE et au moment du vote d'un financement municipal au profit de l'école Urdazuri, porteuse d'un projet ERASMUS+
Il s'est d'abord félicité des progrès accomplis en quelques années en matière de transparence, puisque les débats du conseil municipal sont filmés et retransmis en direct et que l'opposition siège au sein du comité directeur de l'entité ANIMATION et COMMERCE : ce n'était pas le cas il ya une dizaine d'années ! Il a expliqué que le groupe "Donibanen Bizi / Vivre à Saint-Jean-de-Luz" voyait dans cet outil un moyen d'accompagner les évolutions nécessaires du secteur touristique, important pour la ville mais fragile par nature, et que son intention serait, quand elle agirait dans la structure, et bien que celle-ci ne soit pas exclusivement centrée sur ce domaine d'activité, de pousser en faveur d'un tourisme plus durable. C'est-à-dire équitable (défense du camping municipal et du tourisme démocratisé) viable (économiquement profitable) mais surtout vivable.
Pour nous, en effet, l'activité touristique doit rester supportable, tant pour la population que pour les infrastructures... et au plan de l'impact écologique et sociétal. C'est difficile à réaliser, mais indispensable (on voit déjà déborder les points d'apport volontaires et l'abandon sauvage de détritus et encombrants prendre de l'ampleur, alors que l'été n'est pas encore là).
Nous avons suggéré pour finir que la Ville étudie la piste d'une accréditation de la commune au programme ERASMUS+ ce qui permettrait que les projets européens soient plus nombreux et concernent plus d'enfants, y compris des jeunes inscrits dans des écoles sans grands moyens administratifs, et pour cette raison peu susceptible de demander une accréditation par elles-mêmes, et avons encouragé la municipalité à promouvoir encore davantage l'ouverture internationale, notamment vis-à-vis des régions proches situées par delà les Pyrénées. Sur ce terrain-là, nous interviendrons toujours en soutien de sinnitiatives locales.
Pierre-Laurent Vanderplancke
Si vous consultez ce blog sur un téléphone, cliquez (en bas de ce billet) sur OUVRIR EN MODE WEB pour voir :







