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dimanche 30 mai 2021

SAINT-JEAN AUX ABONNÉS ABSENTS ?

Billet d'humeur du 30 mai 2021

audience : 1549 vues en mai


LAPIN À TROIS PATTES

N'étaient les habituelles bisbilles entretenues par Herri Berri (qui entend mener aujourd'hui une "chasse à la fraude immobilière" après avoir recensé jadis dans la presse locale les dépôts d'ordures illicites présents sur le territoire communal) et les coups médiatiques orchestrés par la Mairie en guise de réponse aux nombreuses critiques de sa politique d'urbanisme,  on n'entend plus guère parler de la cité des corsaires dans les médias locaux ces temps-ci, sinon pour y lire que la découverte (sic) de logements dans la zone de Jalday n'est qu'un "lapin à trois pattes" (le sujet mériterait plus de sérieux de la part de la Ville). Tout ceci, malgré la campagne électorale en vue des élections de Juin, propice à une mobilisation plus ou moins opportuniste sur les thèmes du logement et de l'enseignement des langues régionales (mis en cause par LAREM et le conseil constitutionnel) voire de l'environnement.

OBLITÉRATION

C'est que l'actualité récente n'est pas glorieuse. Saint-Jean-de-Luz ne figure pas parmi les communes lauréates des pavillons bleus récemment obtenus par quatorze plages de la Côte Basque, et elle n'est pas non plus inscrite sur la liste de celles qui bénéficieront d'une aide appuyée de l'état au titre du programme "petites villes de demain"! On ne peut, du coup, guère escompter que les médias en parlent en bien. Mais TF1 a, en revanche, pointé la très mauvaise qualité écologique de ses eaux marines. Tout en participant au récent silence médiatique sur Saint-Jean-de Luz, dont le nom n'était curieusement pas prononcé une seule fois au cours du reportage diffusé dans le cadre du JT (las, une carte, et un gros plan sur le panneau à l'entrée de la station d'épuration, permettaient au téléspectateur, même incapable de reconnaître la silhouette de l'Artha et du Fort de Socoa, de bien localiser le point noir dévoilé par la télévision). LCI avait déjà montré en diffusant un reportage à charge en juillet 2020 que les efforts de communication menés de longue date et avec un certain brio (par la ville de Saint-Jean-de-Luz) ne suffisaient plus à masquer l'ampleur des pollutions sur la Côte Basque. Il ne reste plus qu'à espérer que les efforts de certains pour faire élire l'église Saint-Jean-Baptiste monument préféré des Français aboutissent ou que le concours du plus beau marché ne soit relancé pour que les médias nationaux soient davantage portés à louer notre cadre de vie !

PAVILLON DE COMPLAISANCE ?

Nous croyons savoir que la municipalité luzienne avait candidaté (pour quelques milliers d'euros) ou a minima qu'elle avait eu l'intention de le faire, en vue d'obtenir le drapeau bleu censé garantir aux usagers l'excellence de ses eaux de baignade. Les confidences de M. le Maire auprès du journal SUD OUEST montrent qu'il s'agissait pour lui de "laver l'affront" prétendument fait à la baie (par les élus PS et centristes, quand ils avaient dénoncé, avec raison, le niveau de pollution élevé et l'absence d'initiatives de la part de la Ville pour solutionner ce problème - voir  notre billet daté du 24 avril dans la page VIE MUNICIPALE). Visiblement, la manoeuvre a piteusement échoué, sans que, pour autant, la crédibilité des pavillons octroyés aux autres sites de l'Agglomération paraisse universellement reconnue (nous constatons que certaine association locale la conteste tout au contraire, et très fortement).

GRANDE PETITE VILLE

Quant aux "petites villes de demain", si Hendaye par exemple (plus peuplée que Saint-Jean-de-Luz) va bénéficier de ce label, et des crédits qui en découlent, on ignore pourquoi ce n'est pas le cas de la cité des corsaires. Il n'est pas même certain que, s'agissant de ce programme, elle ait fait acte de candidature (un point que les élus, seuls, peuvent éclaircir). Après tout, l'agglomération de St-Jean/Ciboure dépasse largement les 20 000 âmes, surtout si l'on tient compte de la continuité avec certains quartiers d'Urrugne, sinon d'Ascain... Notre commune peut donc prétendre, grâce au renfort de ses voisines et malgré la stagnation du nombre de ses résidents permanents, au statut de ville moyenne. 

BONNES FÉES MAL RÉCOMPENSÉES

Surtout, Saint-Jean-de-Luz ambitionne de maintenir les fonctions centrales qui en font un pôle urbain encore notable (aux plans commercial, économique, mais aussi administratif, médical et scolaire) au sein du versant sud de la nébuleuse littorale. Sur ce point, tout le monde est d'accord et nul ne tient ici à devenir officiellement une "petite ville" parmi d'autres (effet pervers que la polarisation croissante du territoire de l'agglomération basque et la transformation de la commune luzienne en cité-dortoir balnéaire risquent bien de produire à moyen terme). 

Sans qu'on ne s'en soit bruyamment félicité, l'État et la CAPB semblent d'être comportés en "bonnes fées" en soutenant les prétentions luziennes. L'on vient d'apprendre, notamment, que des fonds mobilisés au titre du plan de relance post-COVID vont bénéficier au chantier des Récollets, ceci au très grand soulagement des deux communes de l'estuaire de la Nivelle, qui n'arrivaient pas à lancer l'opération, en panne depuis quelques années faute d'avoir ajusté les moyens aux coûts réels de l'entreprise (construction d'un site d'interprétation du patrimoine dans l'ancien couvent, rénové). L'Agglomération va, de son côté, apporter une aide substantielle à la réalisation du Pôle Culturel prévu dans le jardin de la Villa "Harriet Baïta". Elle a également voté les sommes destinées aux grands travaux d'assainissement destinés à améliorer la qualité des réseaux luziens (dans un premier temps, un déversoir d'orage au Lac et des travaux sur la Step). Il conviendrait sans doute d'en faire la publicité, même si par contre-coup il faudrait avouer les retards accumulés en la matière pendant des décennies. Enfin, la commune vient d'entamer les travaux visant à faire un centre de congrès dans la partie de l'immeuble "La Pergola" dont elle a conservé la propriété, imputant le report de son projet dans le temps.. à la crise sanitaire.

Autant de bonnes nouvelles mais qui ont été étrangement annoncées en sourdine. Sans doute parce que tout cet argent public est un peu dépensé à contre-temps (après l'interruption de programmes lancés en fanfare il y a des années, mais mal financés par la commune) et parce que cette manne suscite par ailleurs des aigreurs au sein de la collectivité territoriale (aux rivalités entre communes, il faut ajouter les oppositions à l'aggravation de la fiscalité, dont la @Gauche Luzienne avait noté de longtemps qu'elle était inéluctable compte tenu de la gestion peu rigoureuse de la CAPB au cours de la mandature précédente et de la tendance des communes à laisser en plan certains problèmes pour mieux refiler le bébé à l'Agglomération). C'était bien le cas s'agissant de l'assainissement à Saint-Jean-de-Luz, entre autres "patates chaudes" et cela reste un problème énorme au niveau des communes en amont de nos cours d'eau, où tout reste parfois à faire en ce domaine.

Il est clair qu'au delà des grands discours et des ateliers de "réflexion sur la gouvernance" il semble manquer un pilote pour coordonner les investissements locaux et ne pas déboucher sur des situations ubuesques (la rénovation en cours du Fort de Socoa, coûteuse, est par exemple en bonne voie, alors que la destination d'usage du bâtiment, qui devait abriter un site universitaire et industriel dédié "à la glisse" jusqu'à ce que J-F Irigoyen ne renonce à ce projet initié par son devancier, est encore indéfinie ; on parle d'un musée naval après avoir évoqué un centre d'interprétation de la corniche, lequel aurait fait doublon avec la maison Asporotsttipi). Mais le Maire de Saint-Jean-de-Luz, par ailleurs président du Syndicat de la baie et prompt à parler du sujet pour polémiquer avec ses adversaires durant la campagne électorale des dernières municipales, est aujourd'hui, sur cette question aussi, aux abonnés absents quand il s'agit d'indiquer "sa vision" de l'avenir du site.

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lundi 24 mai 2021

"BAD BUZZ" : MÊME TF1 POINTE LA POLLUTION SUR LA CÔTE BASQUE !

 


BILLET DU 24 MAI 2021




TRÈS MAUVAISE PUBLICITÉ !

La grande chaîne de télévision privée n'est pourtant pas hostile, par principe, aux intérêts de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dont on sait que la municipalité entretient de longue date des relations excellentes avec les médias et s'efforce, avec un succès certain, de donner une image positive de la côte basque en général et de la cité des corsaires en particulier. Mais TF1 affiche cependant le nom de notre commune quand elle traite du problème du "Liga" sur nos rivages, et c'est bien sur le pont d'un frêle esquif flottant dans notre baie qu'un citoyen luzien bien informé pointe, preuves à l'appui, dans le reportage, les risques sanitaires menaçant les baigneurs comme les professionnels de la mer ! A quelques semaines de la saison estivale, la communication n'est pas des plus opportunes pour le tourisme local.

LES STATIONS D'ÉPURATION EN CAUSE : ET SURTOUT CELLE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ.

La qualité des eaux de baignade inquiète le grand public et la détérioration des fonds marins met en alerte les pêcheurs  basques : telles sont les données dont TF1 a rendu compte dans son JT de 13 heures (édition du 22 mai). Des réalités qui auraient mérité, pensons-nous, un geste politique fort de la part de la Ville, anticipant l'effet de leur médiatisation prévisible. Nous avions du reste suggéré, en 2020, que la commune s'engage à accompagner (voire à précéder) financièrement les efforts colossaux "de réhabilitation des stations d'épuration littorales" qui allaient devoir être consentis par la CAPB. C'était l'une des propositions formulées de concert avec Manuel de Lara et l'équipe du Nouvel Élan durant la campagne des municipales, l'an passé. Polémique et déni nous avaient été opposés, y compris sur le sujet de l'alourdissement probable de la fiscalité et du prix de l'eau. Pourtant, les responsables de l'Agglomération reconnaissent aujourd'hui que les STEP du littoral nécessitent des travaux (et que celle de Saint-Jean-de-Luz, notamment, doit "être mise en conformité" : TF1 ne le dit pas ouvertement, mais la journaliste fait allusion aux "eaux noires" rejetées par la station luzienne, dont elle montre d'ailleurs quelques images - et notamment un panneau précisant bien le nom de la station visée -  quand elle évoque "les rejets des stations d'épuration en bord de mer").

"Il Y A UN PROBLÈME"...

On comprend dans ce contexte pourquoi la cité luzienne n'a pas décroché de label d'excellence lors de la récente remise de "pavillons bleus" en dépit des prétentions de J-F Irigoyen, alias "Mr Propre" durant la campagne en vue de sa réélection ! Comme nous le redoutions (notre billet du 24 avril dans la page VU DANS LES MÉDIAS) la présence de Saint-Jean-de-Luz sur la liste des communes lauréates aurait pu "faire douter de la crédibilité du résultat obtenu" tout récemment par les autres plages (voir l'article "Bleu Océan : toute honte bue"). C'est peu dire que nous trouvons "ridicule" a posteriori la volonté de notre Maire et de son équipe de dissimuler l'ampleur de la pollution, et que nous jugeons que la concomitance des informations concernant la remise de pavillon bleu et la prolifération des algues vertes et des autres pollutions tombe mal. D'autres facteurs contribuent d'ailleurs à expliquer la dégradation de l'environnement marin, outre l'insuffisance de l'épuration et des réseaux d'assainissement, et le JT en rend compte avec pertinence : ce sont d'abord les rejets d'azote dans tout le bassin versant, conséquence d'une agriculture encore massivement productiviste et d'une artificialisation des sols trop systématique, mais aussi.. le réchauffement climatique ! Dont on mesure pourtant quotidiennement que l'Éxécutif local n'y croit pas vraiment, quand il ne table pas, dans son imprévoyance, sur des impacts très différés dans le temps (on le voit persister dans ses intentions d'urbaniser au ras de l'eau, jusque sur le port, malgré l'aggravation prévisible des aléas, se disant que d'autres auront à gérer les conséquences à long terme de sa politique).

UNE SOLUTION

C'est finalement une chance que le Pays Basque se soit doté d'une structure commune assumant la compétence en matière d'eau et d'assainissement sur l'ensemble du territoire, vu que la résolution du problème dépend de la mobilisation de moyens et de volonté sur une très vaste zone. Tandis que la CAPB a prévu d'intervenir sur une vingtaine de STEP, dont certaines sont à créer quand la plupart doivent être mises aux normes, le conseiller communautaire en charge du dossier M. Emmanuel Alzuri précise avec réalisme que tout le problème des rejets n'en sera pas réglé pour autant. mais c'est du moins "un premier pas" que salue TF1. Le volontarisme de l'Agglo masque ainsi certains héritages déplaisants.

Citoyens et entreprises devront consentir à d'autres efforts pour surmonter la difficulté : au moins s'agit-il d'un défi collectif à la portée du Pays Basque, si les décideurs le veulent ! La plupart d'entre eux ont, semble-t-il, la ferme intention d'agir. 

La société civile devra veiller à ce que les actes posés maintenant soient durablement prolongés.

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vendredi 21 mai 2021

PLUS PETIT DÉNOMINATEUR COMMUN

 

BILLET DU 21 MAI 2021


[note ajoutée le 25 à propos du compte rendu de la réunion dans le journal local, qui évoque dans son édition du 24 "une "tentative de mobilisation face au parking de l'îlot Foch". L'article se montre plutôt sceptique sur le fait qu'une "grande partie des luziens n'accepte pas ce projet" et ne s'intéresse au fond qu'à l'aspect le plus "politicien" du débat, en se focalisant sur le groupe Herri Berri. Le journaliste voit dans l'opération une manière, pour les Abertzale, de confier "les clés de la contestation à un collectif indépendant" et insiste sur la volonté qu'auraient - selon lui - élus et militants d'Herri Berri de s'effacer "devant ce que la population pourra porter". Bref, il pourrait ne s'agir, suivant cette présentation un peu spécieuse, que d'un baroud d'honneur sans suite. Cela reste à prouver ! d'autant que des militants PS mais aussi LFI, et quelques centristes, étaient venus "pour voir", qui ne se satisferont pas de quelques gestes symboliques mais entendent soutenir devant l'opinion les actions en justice intentées par Gardena.


La réunion publique tenue ce soir à la salle Ducontenia, à l'initiative du groupe Herri Berri - qui n'avait pas associé d'autres forces pour formuler son invitation, mais s'inscrivait dans une logique non partisane - a apparemment atteint ses objectifs, lesquels étaient de :

-proposer des modalités d'action concrètes en vue de manifester l'opposition de la population

et

-fédérer les bonnes volontés sur la base d'une opposition commune au parking public Foch (position qui semble partagée par tous ceux qui, à un titre ou un autre, dénoncent la rénovation du quartier voulue par la municipalité) sans revenir sur les différences d'appréciation existant entre nous, concernant notamment d'éventuelles solutions alternatives.

Des personnes de tout bord étaient présentes et se sont exprimées et l'on peut espérer que d'autres rejoindront le mouvement ultérieurement.

Un collectif de citoyens impliqués mais indépendants des partis et mouvements politiques a été constitué, dans l'intention de coordonner les actions à venir ; il devrait agir, non pour décider à la place des personnes intéressées, mais pour coordonner les actions et la communication du groupe.

La @Gauche Luzienne s'est exprimée lors des débats, son représentant tenant à préciser en quelques mots les attentes des Socialistes par rapport à la démarche entreprise : 

-nous souhaitions, à l'instar de Peio Etcheverry-Ainchart, qui avait formulé ce voeu dans une très courte prise de parole introductive, que l'assemblée s'accorde sur un "plus petit dénominateur commun" et que les débatteurs s'en tiennent à l'ordre du jour (à savoir : la recherche des moyens de lutter contre le parking public Foch). J-F Irigoyen ayant jadis lui-même comparé son chantier au tunnel sous la Manche, il nous paraissait par exemple que discuter de stratégies destinées à convaincre la Ville de l'ampleur du défi technique posé par son projet d'infrastructure (7 niveaux sous la mer) n'était guère pertinent.

-nous nous interrogions sur l'opportunité de réserver l'expression de nos revendications au seul Éxécutif communal, alors que ce dernier se réclame du soutien des services de l'État et de son représentant local le plus éminent, M. le Préfet, et que le PPRI a été de facto escamoté (sa publication, en tout cas, est différée, alors que sa première mouture semblait incompatible avec les ambitions urbanistiques de M. le Maire). Il fallait donc, à notre sens, interpeller aussi le haut fonctionnaire censé incarner la République dans notre département.

-nous alertions sur le fait que le dossier était pratiquement clos sur le plan politique sinon du point de vue judiciaire et qu'une médiatisation était dans ces conditions d'autant plus justifiée que le parking public (et, pour nous au moins, la globalité du projet) constituait une "erreur historique" voire, pour ce qui concernait le stationnement souterrain et son chantier, une source de dangers avérés - dans un environnement exposé à de nombreux risques liés aux crues, aux submersions marines et vu l'état dégradé du sous-sol et des réseaux.

Nous vous invitons à suivre les publications à venir du Collectif citoyen et envisageons de participer pleinement aux efforts de mobilisation qui ont été planifiés et/ou envisagés. Un événement au moins devrait être implanté avant même le prochain conseil municipal, le 18 juin. 

Il faut que, malgré l'impunité dont ont profité certains décideurs mal inspirés après de récentes et déplorables catastrophes survenues sur nos littoraux, ailleurs en France, nos décideurs en terre luzienne ne puissent plus échapper à leur responsabilité devant l'opinion.

Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.