A C T U A L I T E S

AGENDA : Des toiles, des dessins.. et la mer !

23/09 CONCERT CARITATIF DU CHOEUR DES MARINS salle Tanka / 10 € l'entrée 19 et 20 Septembre : L'Artha cette manifestation se passera...

lundi 28 juin 2021

CHRONIQUE DE DÉFAITES ANNONCÉES

BILLET DU 28 JUIN 2021

L'incapacité du rassemblement "Lepéniste" à gagner la moindre région de France métropolitaine, alors que sondeurs et responsables gouvernementaux s'acharnaient à présenter le RN comme la seule opposition à la politique d'Emmanuel Macron, est sans doute la nouvelle la plus réconfortante vérifiée par la soirée électorale d'hier. La chronique d'une victoire annoncée de l'extrême-droite (assurée en PACA, suivant les chaînes d'info, et possible ailleurs) s'est donc muée en récit d'une déroute générale des anciens frontistes, pourtant a priori favorisés par les circonstances : défiance envers les partis, lassitude générale à l'issue des confinements, contestations de la constitution et expansion des rumeurs complotistes... mais dont les électeurs se sont abstenus encore plus massivement que ceux des autres !


La Démocratie, pour autant, ne sort pas renforcée de ces élections. Jamais en effet les votant(e)s n'ont été si peu mobilisé(e)s. S'il est vrai que le caractère précipité de l'organisation du scrutin (qui s'est déroulé sans véritable campagne préalable, ne laissant guère le temps à l'opinion de s'informer ni aux militants des mouvements politiques de s'organiser) peut expliquer en partie cet insuccès, la crise de la représentation semble profonde dans notre pays, et pas seulement conjoncturelle (la COVID a bon dos).

L'incapacité de la majorité présidentielle à trouver le moindre enracinement local est en tout cas confirmée. Balayée aux municipales, LAREM a été inexistante à l'échelle des départements et des régions, où les combinaisons imaginées par l'Élysée ont totalement  échoué. En Nouvelle-Aquitaine, les centristes ralliés au panache (ministériel) de Geneviève Darrieusecq subissent d'ailleurs un revers cuisant (ils finissent cinquième et bons derniers du second tour). 

Quoique souffrants comme toutes les forces politiques du désaveu marqué par les abstentionnistes, les Socialistes peuvent du moins se satisfaire d'avoir gardé cinq régions (dont la nôtre) à gauche. Dans les sept bastions de la Droite et du Centre en métropole, le PS s'était intégré à des coalitions menées par des candidats issus le plus souvent des verts. Certaines de ces listes ont du moins sauvé l'honneur (par exemple : Karima Delli dans les Hauts-de-France) mais aucune n'a pu renverser la table, preuve que la remise en cause du leadership du PS à gauche débouche, pour l'instant, sur une faiblesse déplorable des progressistes, sans doute faute d'un accord programmatique minimal. Il faut donc constater que, là où les socialistes ne couraient pas sous leur propre couleur ou quand ils ne présentaient que peu de candidats (au Pays Basque notamment) les résultats des gauches sont globalement décevants.

C'est aussi bien souvent le cas quand les gauches se divisent. Mais Alain Rousset enjambe cet écueil et l'emporte largement en Nouvelle Aquitaine (près de 40% des voix, 42 % dans le département). La gauche gagne aussi la Charente, et est même majoritaire, dans le cadre des élections régionales,  du moins, en terre luzienne ! Fait inimaginable a priori (voir  les résultats de notre commune en page élections).

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mercredi 23 juin 2021

BOMBE à fragmentation : cinq listes au second tour en Nouvelle-Aquitaine

 

BILLET DU 23 JUIN 2021

Contrairement aux insinuations de certains élus de Droite et aux assurances de quelques "politologues" estampillés comme tels par leur rédaction d'origine et prétendument "bien informés", les élections régionales n'auront finalement pas débouché sur la formation de deux systèmes d'alliance droite/gauche, les Verts n'ayant pas voulu s'entendre au sortir du premier tour avec la coalition des gauches d'Alain Rousset, arrivée largement en tête, ni les centristes réussi à séduire la Droite traditionnelle. Pas d'union de la gauche plurielle en Nouvelle-Aquitaine, donc. Une fracture attestée aussi en Pays Basque, dans le cadre du scrutin départemental, qui ressemble décidément au chantier entrepris par le maire de Saint-Jean-de-Luz pour dévoyer les réseaux et "transplanter" les arbres du secteur Foch : car on ne voit pas clairement les tenants et les aboutissants de la situation. De même que le square Real del Sarte, censé, d'après la municipalité,  accueillir "la forêt urbaine" supprimée dans le Coeur-de-Ville semble beaucoup trop exigu (et déjà planté) pour remplir ce rôle, l'effacement de la gauche de gouvernement ne paraît pouvoir être entièrement comblé par l'émergence d'une vague verte et/ou abertzale, laquelle se révèle trop peu puissante pour balayer, seule, tous les obstacles à une inflexion progressiste de la gouvernance locale.

L'émiettement de la scène politique signifie que les citoyen(ne)s - au moins celles et ceux qui voudront accomplir leur devoir moral d'élire des représentants - seront en mesure de choisir entre une assez large palette d'opinions (au niveau régional, en tout cas : puisque seulement trois listes ont été écartées à l'issue du premier tour). Mais si ces circonstances sont a priori positives en ce qu'elles favorisent l'expression de toutes les sensibilités (encore cela n'aura-t-il de sens que si l'abstention recule très significativement et -pour ce qui concerne les élections départementales- dans le cas des cantons n'ayant pas vu la liste des candidatures se réduire d'emblée à une peau de chagrin) elles augurent assez mal du nécessaire rassemblement des forces régionales au delà du scrutin et même de la légitimité des futurs élus face aux crises qui se profilent.

Privée de campagne du fait des restrictions sanitaires, mais aussi, souvent, d'information officielle (la propagande des candidats et leur profession de foi n'ont pas été distribuées, en effet, dans tous les foyers) la population est aujourd'hui exhortée à porter intérêt au rite démocratique en cours. Il est peu probable, pourtant, qu'elle se mobilise beaucoup plus dimanche prochain, dans la mesure où les divisions entre partis apparaissent plus béantes encore qu'à la veille de l'élection et où le danger représenté par l'extrême-droite, censé l'émouvoir suffisamment pour provoquer une réaction, semble a posteriori avoir été surestimé (?) par les sondeurs.  

Le bilan probable ? des territoires encore plus clivés et des Régions ramenées par les leaders de l'ex UMP au rôle de tremplin pour les présidentielles : pas sûr, au total, que les gens s'y retrouvent. Dans ce contexte, voter Alain Rousset c'est, pour les Aquitains, renouveler le mandat d'un capitaine expérimenté et garantir une continuité à la politique social-écologique et de progrès économique et sociétal incarnée par sa liste.

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vendredi 18 juin 2021

IRIGOYEN DE 5 à 7

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CHRONIQUE DU 18 JUIN 2021



TACTIQUE ET FAUX-SEMBLANT

Plus préoccupé de démontrer ses talents de stratège voire son sens de l'esquive que ses grandes qualités d'écoute, M. le Maire de Saint-Jean-de-Luz n'était pas présent, ce soir, quand certains de ses administrés se sont rassemblés à 18 H 30 pour lui adresser leurs doléances (voir notre billet "Courage, Fuyons!" publié ce jour dans la PAGE : VIE MUNICIPALE).

Ayant habilement (?) décidé de décaler le conseil municipal initialement programmé ce 18 juin, il confirmait la préméditation du procédé politicien assumé par sa personne en se confiant au journal SUD OUEST, lequel titrait ce matin que "le parking de l'îlot Foch descend à cinq niveaux". "Revu à la baisse" suivant le quotidien, le parc va, tout au contraire, s'avérer moins profond qu'escompté, mais "l'aléa faible d'inondation" est malgré tout souligné par le journaliste. Ce dernier ignore visiblement qu'un aléa, dès lors qu'il menace des gens, devient un risque ! et néglige de vérifier l'objectivité de la prise de parole du maire. Il faut pourtant se rappeler qu'elle a beaucoup varié : J-F Irigoyen ayant souvent nié tout risque d'inondation dans le secteur, malgré la première mouture du PPRI - lequel plaçait l'infrastructure, au moins partiellement "en zone verte à considérer comme une zone rouge". Le Maire reconnaît du bout des lèvres à la fin de son interview cette localisation en zone verte : sans que son interlocuteur  ne s'étonne du tout de ses revirements.


AFFOUILLEMENT CAFOUILLEUX

Fréquemment interpellé, dans le passé, sur l'importance du trou qu'il était désireux de forer au bord de l'eau, J-F Irigoyen s'était toujours défendu en déclarant que les sept niveaux annoncés seraient peut-être, finalement, moins nombreux.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les explications de M. le Maire, qui assume avoir "demandé que le programme soit réétudié" sont confuses, en ce qui concerne les motifs qu'il a de souhaiter revoir le format du parking (à "seulement" 27 mètres de profondeur, malgré tout). "Les études ont bien montré que l'on pouvait y aller" nous dit-il. Mais aller où et jusqu'à quelle profondeur ? Mystère et boule de gomme, de même que le nom du futur délégataire ne sera pas dévoilé au public... avant le 2 juillet (date de report du conseil)Quant à la motivation du creusement du parking public, pour le collectif, elle n'est clairement pas conforme à "l'intérêt général, mais satisfait et favorise uniquement des intérêts privés" - il est vrai, en tout cas, que c'est d'abord pour aider les promoteurs des immeubles à construire sur la friche Lamerain-Fraysse à disposer d'une rampe d'accès hors d'eau à leur propre parking privé que ce souterrain municipal est édifié (entre autres avantages gagnés par les dits intérêts privés à la faveur du projet d'urbanisme municipal).

CHAMPIONNATS DE MAUVAISE FOI

J-F Irigoyen soutient qu'une majorité d'habitants serait favorable au principe du parc souterrain "pour laisser la place au piéton et au vélo en surface". Voire ! La rénovation Foch débouche surtout sur l'abandon de places et voiries publiques au profit d'un promoteur qui va construire un hôtel et des logements de standing sur une emprise issue à plus de 40% de la vente de domaines communaux !

Il avance par ailleurs que l'opération serait "sans impact financier pour les Luziens". La preuve ? la Ville devra, nous dit-il, verser une subvention d'équilibre au délégataire. C'est donc bien qu'il lui en coûtera quelque chose. 

Chapeau l'artiste !


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Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.