A C T U A L I T E S

AGENDA : Des toiles, des dessins.. et la mer !

23/09 CONCERT CARITATIF DU CHOEUR DES MARINS salle Tanka / 10 € l'entrée 19 et 20 Septembre : L'Artha cette manifestation se passera...

jeudi 21 septembre 2017

HARRIET BAITA : LA MAJORITE EXPLOSE



BILLET DU 22 SEPTEMBRE


Le projet de pôle culturel sur le site "Harriet Baita" était discuté ce soir en conseil municipal 
et a donné lieu à un "coup de théâtre" fort intéressant. 

Ledit projet était  qualifié par le document de travail 
fourni par la municipalité  de « participatif et innovant ».
Et c'était vrai !

Nous l'avons pour notre part admis sans discussion, compte tenu du succès des Assises de la culture et de la volonté proclamée de réaliser un équipement de très grande qualité, original par sa polyvalence, et répondant aux demandes exprimées par la population et les associations.

Sur le plan purement fonctionnel, nous voulons bien convenir qu’Harriet Baita soit complémentaire du projet des Recollets, et que ce projet culturel réponde à d’autres objectifs, plutôt qu’il ne « doublonne».
Ce n’était donc pas le fond du problème posé par cette délibération, pour nous,
qui pensons qu'Harriet Baita est un rêve bel et bien séduisant...
dont nous ne croyons pas qu'il faudrait se priver au profit de projets concurrents
réalisés dans d'autres villes. 

Si l'intercommunalité a, en la matière, complètement échoué à coordonner l'action des décideurs dans notre périmètre, nous estimons en effet que Saint-Jean-de-Luz a vocation à assumer une centralité dans le pôle sud de l'agglomération basque. Il lui faut donc conserver et développer des fonctions urbaines supérieures. 

Mais le plan de financement est mal ficelé 
et le dossier incomplet !

 Le rêve d'un espace modulaire et convivial de qualité dédié au spectacle vivant et à la musique,  risque malheureusement de se fracasser contre la réalité, pour le plus grand dommage des contribuables, comme c’est du reste déjà arrivé à un autre des grands projets de notre Ville : celui de la médiathèque de l’avenue Maranon, le « grand échec » de la précédente mandature, dont seule l’opposition socialiste avait su voir d’emblée qu’il s’agissait d’un équipement que nous n’avions pas les moyens de réaliser seuls.

La faisabilité du pôle culturel, en l’état de notre situation budgétaire, est plus que douteuse. 

 Raison pour laquelle nous avons proposé que M. le Maire remette le vote à une session ultérieure du conseil municipal, pour lever d'ici là tous nos doutes sur ce programme ambitieux 
dont nous souhaiterions, au fond, qu'il aboutisse, mais dont nous ne sommes pas certains du tout
que la Ville, accablée d'une dette fort lourde,
(1315 € par tête en 2016)  aie les moyens de le porter...

Comment aurions-nous pu entériner aujourd’hui un projet qui n’est pas correctement chiffré
(sous-estimation des coûts et du fonctionnement, 
non prise en compte des aménagements de voirie nécessaires et aucune estimation des frais annexes)
alors que nous n'aurons (peut-être) une vue d'ensemble du contexte financier que d'ici quelques mois ?
Hélas, Peyuco Duhart a souhaité "passer en force" à tout prix, bousculant semble-t-il sa propre majorité et
ne laissant probablement pas le temps à son adjoint aux affaires culturelles de terminer le processus de programmation qu'il  avait amorcé.

Quatre votes contre, tout contre....
Pour ne pas risquer d'être complice d'un possible naufrage financier de ce programme, très peu finalisé
(le vote portait sur huit millions TTC mais le plan de financement sur huit millions HT) et marquer notre inquiétude quant à l'évolution des finances locales, compromises par les réductions de dotation infligées par l'Etat et le train de dépenses imposées par l'Exécutif local, nous ne pouvions que voter en opposition au projet.
Ceci malgré ses nombreux attraits.

 "vous creusez un trou dans nos finances qui finira par être une tombe pour notre collectivité"
avions-nous lancé au Maire, peu convaincus par la certitude qu'il affichait de compenser les investissements dans le pôle culturel par la vente de différents biens communaux, notamment à la Pergola.
Vu le mauvais entretien par la Ville d'une partie de ces bâtiments,  nous pensons que ces biens subiront en effet une décote ; la commune participera donc directement  au phénomène de spéculation immobilière dont nous disons qu'il s'agit d'une plaie pour la population locale, sans réaliser pour autant une « bonne affaire ».

 Au vote "contre" des élus socialistes s'est ajouté celui.. d'un adjoint !
[en fait : un délégué du maire - correction ajoutée en juillet 19]
MANUEL DE LARA
Et d'un second conseiller municipal de la majorité dont il avait la procuration.
Cet événement  pourrait-il  être "la bombe" qui va dynamiter la majorité ?!

Regrettant qu'on ait pas pris la peine de prévoir une rentabilisation de l'infrastructure grâce au développement d'une activité de congrès et séminaires, Manuel de Lara a - comme nous - plaidé pour un report du vote, le temps d'aboutir à un projet plus sérieux.
Et il a voté "contre" le projet suite au  refus de M. le Maire d'entendre ces arguments de raison.
 (Le groupe "Herri Berri" quoique marquant des réserves sur le projet, à ses yeux en concurrence avec d'autres sur le territoire, a pour sa part refusé de participer au vote).

Peu de temps après le vote, M. Badiola, autre adjoint de M. Duhart, s'est fendu d'une déclaration rendant hommage au "courage" de M. de Lara... sans parvenir à détendre l'atmosphère, crispée.
Il est vrai que la stratégie de com' de M. le Maire en avait pris un coup, lui qui (comme à son habitude) avait annoncé le lancement du projet en fanfare, avant même le vote, par le canal de la presse.



Curieuse ambiance, ce soir,  au sein du groupe 
des Droites et du Centre !
Peut-être rendu amer par ces péripéties, Peyuco Duhart  a fait de drôles d'insinuations
à propos de  notre blog lors de sa "sortie de scène" finale.

D'ores et déjà, nous pouvons dire qu'il sera déçu par l'audience de notre petite chronique en ligne, qui vient -elle aussi- d'exploser.
Pour la première fois, le cap des 2000 vues cumulées sur un mois sera  largement dépassé. Très largement, même, puisque nous avons constaté que ce pic d'audience
était atteint il y a déjà quelques jours.

Merci de nous lire et de nous confirmer dans notre conviction d'être utiles aux Luziennes et Luziens

dimanche 17 septembre 2017

FOCH : GRANDEUR ET SERVITUDES


BILLET PUBLIE LE 12 SEPTEMBRE 2017

UN PROJET BOUCLE A L'AVANCE
Le Cahier des Charges constitué en vue du marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour le projet Foch (attribuée en juillet dernier) confirme nos inquiétudes et recèle quelques surprises.
Le "terrain de jeu" est immense et pompeusement baptisé "territoire de projet"... La lecture du détail de la  commande passée montre que tout le projet a peu évolué, par rapport aux annonces "confidentielles" du Maire aux élus en février 2016.



DES LIBERTES PRISES 
AVEC LES REGLES DE PROTECTION DU PATRIMOINE
C'est bien une étude commanditée en 2013 (auprès du cabinet "Chemin faisant") et réalisée entre cette date et 2016 qui sert de fondement intellectuel au projet (Or nous avons déjà dit dans ce blog que le recueil des données de circulation, notamment, nous semblait quelque peu périmé !).
Les seules règles d'urbanisme citées comme s'imposant dans le secteur sont celles du PLU (le plan local d'urbanisme, en cours de révision) ainsi que de l'AVAP (aire de valorisation du patrimoine devenue SPR, pour site patrimonial remarquable). 

Mais les limites de l'AVAP ont été modifiées tout exprès pour, nous dit le document,  mieux concilier (sic) "protection du patrimoine" et "renouvellement urbain"...
Autrement dit, la partie du centre ancien concernée par l'opération ne bénéficie plus du statut de zone protégée : seuls les élus socialistes, rappelons-le,  n'avaient pas voté cette modification  en juillet 2015 ! car elle leur inspirait beaucoup de méfiance.

DES RISQUES SOUS EVALUES
Le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) "Nivelle et submersion marine" est présenté comme "une servitude"  de même que la zone de bruit liée à la proximité de l'ancienne RN 10.
Signalé comme "en cours d'élaboration" et relégué en annexe le PPRI ne semble pas être pris au sérieux, puisque figure, parmi "les principes d'aménagement validés "(par qui ?) le creusement d'un parking de 500 places dont on écrit que "le dimensionnement reste à préciser". 
Pourtant, aménager un stationnement souterrain dans un secteur aussi menacé semble interdit par le PPRI dès lors qu'il existe des solutions alternatives. Le fait que M. le Maire désire conserver "en réserve" le secteur Gare-Maranon (comme il l'affirmait dans le quotidien local le Lundi 11 septembre) ne constitue pas un argument suffisant pour escamoter une donnée intangible : une solution alternative existe au parking public souterrain Foch... sur le terrain situé derrière la gare (face au Lycée-Collège Ravel). Encore n'est-ce pas la seule alternative, d'ailleurs.

Il n'est explicitement pas question, dans la liste des aménagements prévus (qui rappelle furieusement les invariants de M. le Maire : betonisation, suppression du giratoire, etc.) de construire sur l'actuel parking Jaulerry dont il n'est pas non plus précisé que la Ville souhaiterait le vendre ! Etrange omission compte tenu des annonces publiques de notre premier magistrat.
Les seuls promoteurs évoqués auraient acquis respectivement l'ancien garage Lamerain et la bâtiment attenant (Fraysse) mais se seraient associés pour les valoriser. Il n'est pas fait mention d'un acheteur potentiel pour le parking Jaulerry. 
Est-il concevable de construire sur un terrain vide dans une telle partie de la Ville, où 
seules les opérations de démolition-reconstruction sont licites ? Ce n'est pas évident ! Sans doute l'ajout de l'espace Jaulerry que M. le Maire a confirmé vouloir vendre comme terrain à bâtir, est-il nécessaire pour financer le projet et le rentabiliser, mais rien ne dit que l'Etat laissera faire et que, d'une manière générale, les contraintes du plan de prévention pourront être contournées.

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Quelques "perles" sont remarquables.

C'est ainsi pour "reconstituer" (sic) la limite du front bâti que l'espace Jaulerry devrait absolument être recouvert de bâtiments, d'après le document, qui voit là une belle "opportunité". On accuse en effet ledit espace de "créer un creux". 
Mais la place Foch aussi forme un creux ! Et personne n'a envie de la voir pour autant disparaître sous les constructions !
Le parking serait indispensable car il s'agit "d'anticiper la future piétonisation du centre ancien". Ainsi donc, M. le Maire a bel et bien décidé de fermer progressivement le centre aux automobiles, lui qui feint périodiquement de s'élever contre cette perspective !
Mais que devient le boulevard Victor Hugo dans ce plan ? Avenue piétonnière, axe traversant ou... 
cul-de-sac alimentant les parkings payants ?

samedi 16 septembre 2017

EGO BUS

Interviewé ce Samedi en tant qu'ex président de la défunte communauté d'agglomération Sud Pays Basque, M. le Maire se félicite bruyamment du succès du réseau Hegobus mis en place par cette structure (absorbée depuis par la communauté Pays Basque) sous la houlette de l'élue Hendayaise Chantal Kherig.



Si cette dernière partage la vedette, dans le cahier promotionnel inséré dans le journal local,  avec M. Duhart (en tête de gondole)  et M. Olive, elle a sans doute plus de raisons que notre premier magistrat d'être satisfaite de son bilan. Tout jeune réseau, Hegobus draine en effet de plus en plus de passagers, assure correctement des dessertes qui, autrefois, n'existaient pratiquement pas et montre sa capacité à évoluer et s'adapter aux besoins... tout cela est très encourageant.

Las, c'est au niveau local que des récriminations (justifiées semble-t-il) se font le plus souvent entendre parmi les usagers : des arrêts ont disparu, qui obligent certains voyageurs à des déplacements trop longs, les voiries n'ont pas toujours été adaptées ni les stationnements modifiés, ce qui rend la circulation des autobus difficile sur certains itinéraires (rue Paul Gelos, par exemple : le croisement des véhicules est délicat).  Autant de réalités que les Luziens perçoivent bien, comme aussi le fait que la fréquentation de certaines lignes est directement liée à la saisonnalité (cet été, la ligne 3 notamment connaît une affluence contrastant radicalement avec la situation de l'hiver dernier... mais l'on peut redouter que la fréquentation ne se tarisse à nouveau avec le départ massif des résidents secondaires à l'automne prochain). Comme, par ailleurs, circulation et stationnement sont des points noirs du bilan de la gestion locale (et le secteur luzien un "maillon faible" dans la nébuleuse urbaine littorale, en terme de mobilité) l'auto-satisfaction mise en scène nous semble peut-être un peu outrée. Mais au moins M. le Maire semble-t-il avoir (enfin) pris conscience de l'importance du sujet !

Les articles publiés évoquent les transports scolaires mais oublient l'incident récent des enfants oubliés par Transdev à Chantaco ; M. Olive évoque la mobilité à l'échelle du territoire basque tout entier mais le journal ne mentionne pas les temps de parcours extrêmement longs constatés en ce moment entre l'agglomération bayonnaise et ce qu'il appelle "le pôle sud". Normal, il s'agit là de "communication" et non d'information et donc, dans le jargon de la presse, d'auto-promotion tant pour le réseau Hegobus que pour Peyuco Duhart dont on ne peut qu'admirer le look : sa pose au pupitre est à la fois élégante et quasi-présidentielle (mais il est quasi-président de la nouvelle Communauté, non ?).

Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.