A C T U A L I T E S

AGENDA : Des toiles, des dessins.. et la mer !

23/09 CONCERT CARITATIF DU CHOEUR DES MARINS salle Tanka / 10 € l'entrée 19 et 20 Septembre : L'Artha cette manifestation se passera...

mercredi 4 décembre 2024

BARNIER A LA RENVERSE !

Le Premier Ministre Michel Barnier a été censuré ce mercredi.


Très logiquement, par le NFP, qui ne partageait pas sa ligne politique et contestait sa légitimité comme les orientations budgétaires. Plus curieusement, par le RN de Marine Le Pen, qui le soutenait "tacitement" depuis le début, dans la mesure où elle détenait, selon les mots du sénateur LR Karoutchi "le bouton nucléaire" mais ne s'en servait pas... Au point que sa complaisance en devenait suspecte !

La Macronie est déjà en train de préparer la suite ; et l'on songerait au château, d'après la presse, à appeler un Baroin, un Bayrou ou une autre figure de la Droite, sans doute pour refaire un peu de surplace avant un dénouement identique très probable, vu l'absence de majorité d'un regroupement LR-soutiens présidentiels.  Tout est très prévisible dans cette histoire, et pour notre part, nous ne cessons de dire c'est la chronique d'une motion de censure annoncée qui s'écrit depuis septembre. 

Battu aux élections, il appartenait, pensons-nous, à Emmanuel Macron d'inciter ses partisans à négocier un compromis avec la Gauche ou au moins de laisser gouverner celle-ci. Mais le Président n'en a pas voulu, et a préféré composer lui-même, après de longues semaines de tergiversations, un gouvernement sans assise parlementaire suffisante (le Sénat était certes acquis à Michel Barnier, mais pas l'Assemblée Nationale). 

Bis repetita placet ? Le président semble vouloir persévérer dans l'erreur. D'un simple point de vue arithmétique, il ne peut pourtant que se résigner et permettre au NFP de gouverner, si ce dernier en est capable (à moins de s'allier contre lui, et contre la volonté du Peuple, avec Ciotti et le RN !) et ne peut plus espérer convaincre quiconque en concoctant un ministère Barnier-bis. S'il continue à bâtir de telles solutions boiteuses, la crise dans laquelle son impéritie et ses caprices ont plongé le pays ira s'aggravant...

Et cela va déjà mal, si l'on songe que notre maire (LR) vient de se répandre dans le journal local, comme tous les élus du secteur, en propos indignés contre l'État et le gouvernement sortant (LR également) qui avait prévu de rogner ses finances. Une posture pour masquer sa propre mauvaise gestion ? Rappelons qu'il a refusé d'augmenter les taxes sur les résidences secondaires mais préféré augmenter les bases d'imposition de "tou.te.s les vrai.e.s Luzien.ne.s" (comme il aime à dire) au grand dam des oppositions de gauche. 

Bref, tout le monde est bien d'accord, dans la grande famille des Droites et du Centre : il faut faire des économies (mais pas moi, ni mes ami.e.s, que je préfère "chouchouter").



dimanche 6 octobre 2024

UNE MISSION DE NEUF MOIS ?

 Notre député de la sixième circonscription Peio Dufau organisait samedi sa réunion de rentrée. Il s'agissait notamment d'inaugurer les locaux de sa permanence, située au 44 rue Luis Mariano (Biarritz) - laquelle accueillera le public chaque mardi et jeudi, de 10 h à midi.


Après avoir fait le point sur le contexte politique national et martelé la nécessité de conserver l'union des partis et mouvements de gauche, dont il a jugé qu'elle était plus fermement établie que les médias ne le prétendaient, quand le front des Droites présentait de nombreuses fissures passées sous silence par la presse, l'élu du Nouveau Front Populaire (EH-Bai, apparenté socialiste) a fixé ses objectifs prioritaires. Étant donné que l'Assemblée Nationale tout entière a le sentiment que le mandat des représentants du Peuple sera probablement écourté (E. Macron pourra dissoudre d'ici neuf mois, s'il le désire) l'enjeu est, à ses yeux, d'être le plus efficace possible dans un délai rapide, ceci pour agir au service des habitant.e.s de la circonscription et pour montrer concrétement aux électrices et électeurs que le vote populaire débouche sur une action bénéfique (et qu'il souhaite efficace).

C'est pourquoi Peio Dufau ambitionne de reprendre une proposition de loi travaillée par son prédécesseur centriste, Vincent Bru, et destinée à protéger le foncier agricole de l'appétit des spéculateurs ; ceci dans l'espoir de l'améliorer et de la voir aboutir, grâce à une approche transpartisane mais aussi au relai des parlementaires socialistes, présents à l'Assemblée comme au Sénat. A cet égard, Peio Dufau a rappelé la coopération qu'il désire conduire avec tou.te.s les élu.e.s du territoire, et notamment avec les député.e.s Capdevielle et Echaniz, et la sénatrice Espagnac (présente à la réunion).

Il a également répondu aux questions de l'assistance, nombreuse et issue de toutes les forces de la Gauche en Pays Basque, sur des sujets divers (la LGV, la censure, l'alliance de fait des droites avec l'extrême-droite, les retraites, le service public, etc.).


Peio Dufau sur les réseaux :

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dimanche 29 septembre 2024

"BOUCHONVILLE-LES-MARAIS" et PAYS BASQUE INTERDIT AUX PAUVRES ?

AUDIENCE : 1323 vues en septembre, 1894 en août.
MERCI DE NOUS SUIVRE ET SALUTATIONS AUX LUZIEN.NE.S D'ADOPTION, TRÈS NOMBREUX SUR NOTRE BLOG EN ÉTÉ (3289 vues en juillet)

Alors que le fameux "plan vélo" des Droites locales semble enfin porter quelques fruits - mais après avoir été bien long à se concrétiser - et que la situation des cycles non motorisés s'est, en conséquence et tout récemment, bien améliorée en ville (encore que ce soient surtout les réalisations du Département dans les secteurs ruraux  aux alentours qui aient changé la donne - "le bazar" restant la norme autour de la Place Foch, notamment) on doit constater que le développement des bandes cyclables, pour positif qu'il soit a priori,  ne sera pas forcément l'instrument le plus efficace pour fluidifier... la circulation des automobiles, à Saint-Jean-de-Luz : tout au contraire !

D'abord, parce que le développement des transports doux a beau être prôné par les décideurs, nombreux sont les Luzien.ne.s et autres habitant.e.s du Pays Basque qui continuent à privilégier l'auto dans leurs mobilités du quotidien (ils n'ont pas toujours le choix). Les bus, pourtant, sont aujourd'hui plus adaptés et les dessertes plus variées : mais, d'une part, on ne décrète pas une "révolution culturelle" en quelques mois ; et, par ailleurs, la périurbanisation typique de notre territoire - comme de la France entière - met à distance des centre-bourgs et des arrêts d'autobus beaucoup de personnes, du coup peu séduites par les transports en commun ; elle oblige la population concernée à des navettes très longues entre domicile et lieux de vie alors que les trains régionaux cadencés ne sont encore qu'une promesse. Le trafic routier, en conséquence, ne diminue pas du tout : il augmente même fortement ! Or, ce fait objectif n'est pas pris en compte, au grand agacement des usagers.

Ensuite, parce que les voies créées pour les vélos obligent le plus souvent à rétrécir les chaussées et à recalibrer les trottoirs. Ce qui pose des problèmes de sécurité car on oblige à "cohabiter" des catégories portées à ne pas accepter facilement cette mixité : vélocipèdes et piétons se déplacent de concert sur les voies vertes et autres routes cyclables facultatives - celles-ci sont indiquées par des panneaux carrés et non pas circulaires [note à l'attention de celles et ceux qui n'ont pas compris le b.a-ba du code de la route] tandis que SUV et véhicules hybrides, devenus obèses, sont gênés par les vélos roulant en leur compagnie [comme ils en ont parfaitement le droit] sur des tronçons centraux plus étroits...

Face à ces réalités, la commune hésite : elle ne parle toujours pas d'aménager rapidement  la véloroute 3  - prévue de longue date le long de la plage, cette voie y supprimerait du stationnement (la municipalité avait pourtant annoncé qu'elle serait "bientôt" mise en place... ceci dès 2018 !) mais, incapable de financer la passerelle "piétons / deux roues" promise jadis, en parallèle du pont Charles-de-Gaulle, vers Ciboure, elle va créer avec la commune voisine (plus exactement, le conseil général va prendre à son compte cette réalisation) une piste pour les cycles sur le pont Charles-de-Gaulle, qui va probablement réduire à trois voies (au lieu de quatre) les cheminements réservés aux véhicules motorisés. Si cette solution - moins ruineuse, et qui lui avait été suggérée par les citoyen.ne.s habitant le quartier -  fera à coup sûr des heureux, derrière les guidons, ce goulet d'étranglement supplémentaire n'améliorera pas l'écoulement du trafic et spécialement le passage autour du rond-point de la gare, réduit en surface suite à l'installation du parking Foch et devenu, comme c'était prévisible, accidentogène. Or, faute d'une rocade - autoroutière ou non - qui serait gratuite, et d'une sortie de l'A63 vers la vallée de la Nivelle permettant d'éviter  l'agglomération (des réalisations sans cesse annoncées au son des tambours et trompettes de la CAPB ou de la municipalité, mais toujours ajournées) la circulation s'intensifie et les bouchons sont de plus en plus fréquents sur et autour du pont Charles-de-Gaulle (et même dessous, si l'on considère les accès vers Urdazuri ou en provenance des avenues Larramendy et Maranon). 

Nos élu.es. n'ont pas l'air, dans ce contexte tendu et malgré les revers électoraux qu'ils ont parfois subis ces derniers temps et/ou les bisbilles internes à leur camp, d'éprouver le moindre doute quant à la pertinence de leur politique : leur communication est toujours aussi arrogante.

Localement, M. le Maire se félicite notamment de la poursuite de "son" chantier en coeur-de-ville (malgré la pagaille qui sévit autour des futures "fontaines" entre la place Foch et le "Bizipoz" - toujours une coquille vide pour ce qui concerne les résidents censés y vivre "heureux" ou y séjourner l'été - et en dépit du stationnement sauvage qui prolifère en vue du cul-de-sac au fond de l'avenue Victor-Hugo).  Pire, dans l'éditorial inséré dans le dernier magazine BERRIAK, il s'auto-congratule et réaffirme fièrement (sic) avoir imposé de nombreux "invariants" dans le cadre de la pseudo-concertation autour de la rénovation urbaine. J-F Irigoyen va jusqu'à revenir sur le "nécessaire alignement des façades" ayant conduit à bâtir sur une friche en zone inondable : cet argument très contestable justifiait la démolition du pavillon Pavlovsky, envisagée à l'origine du projet,  et devait permettre de bâtir sur la place Foch elle-même (un hôtel y était prévu - d'après les révélations tardives d'un élu de l'équipe Duhart, faites au journal "La Tribune"). Rappelons que c'est la divulgation par le groupe PS de cette intention (de bâtir sur la place Foch) qui avait conduit la Mairie à renoncer à une démolition-reconstruction particulièrement scandaleuse (l'investisseur pressenti ayant, finalement, acheté ailleurs). Quant à l'effet négatif de la "rénovation" sur les trafics, il l'avait anticipé et dénoncé publiquement. L'avenir aura montré que les Socialistes ne s'étaient guère trompés.

A une tout autre échelle, la chasse aux voitures polluantes va déboucher en avril 2025 sur la création d'une zone à faible émission, qui doit bannir les véhicules non classés ou Crit'air 5 des communes littorales, dont Saint-Jean-de-Luz, entre Tarnos et la frontière. La communauté Pays Basque, en procédant à cet aménagement, ne fait que se conformer à la Loi. Mais celle-ci a-t-elle été bien pensée et les zones à faibles émissions (ZFE) sont-elles vraiment la panacée ? On peut en douter : parfois moquées et désignées comme étant des "Zones de Forte Exclusion" sociale, elle sont en effet largement décriées, car elles punissent les automobilistes les plus désargentés. Par ailleurs, elles poussent au consumérisme en incitant à acheter de nouveaux véhicules, "qui polluent moins", dit-on...  sauf que le bilan écologique de leur construction est désastreux (qu'il s'agisse de motorisation électrique ou hybride) et qu'ils constituent pour l'instant une solution industrielle non durable. Pas étonnant dans ces conditions, que plus de 80% des Français.e.s soient sceptiques, voire oppposé.es à la création de ces zones, lesquelles doivent déboucher à terme sur l'exclusion des véhicules en catégories Crit'air 3 et 4 - ceci malgré les enjeux sanitaires qui justifient l'application de ces mesures.

Les citoyen.ne.s ne peuvent en effet facilement admettre des restrictions à leur liberté de mouvement - même justifiées par des arguments environnementaux et sanitaires - quand, dans le même temps, l'offre en matière de transports publics reste très insuffisante et que les résultats des politiques dites "de transition" sont en apparence contre-productifs (plus de bouchons, plus de trafic, plus d'émissions polluantes). Un effort de pédagogie et de concertation, et des concessions en terme de calendrier, semblent un minimum pour que ces transformations indispensables se passent bien et soient "vivables" du point de vue de populations souvent vieillissantes. Au niveau municipal,  ce dialogue ne semble pas si difficile à mettre en place : mais on n'a pas l'impression que les élu.e.s de "Bouchonville-les-marais" en aient très envie.


Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.