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dimanche 29 juin 2025

SAINT-JEAN-DE LUZ : OU "LE PAYS BASQUE VENDU AUX GAFAM" ?

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DIMANCHE 29 JUIN : LA CHRONIQUE DU PIED TENDRE  suite

Le Pied Tendre n'est pas un grand spécialiste des questions économiques, et préfère par ailleurs éviter de suivre de trop près l'actualité internationale, ces temps-ci.. car il n'aime pas la guerre, et s'émeut trop souvent de la violence maniée sans vergogne par les acteurs internationaux. Quant au verbe présidentiel, loghorhée prétentieuse et sans effet pratique sur les crises, elle l'indispose. Mais il a tout de même compris que les relations commerciales entre Europe et États-Unis n'étaient pas au beau fixe et que, depuis quelques années, l'Europe - maltraitée par son allié traditionnel - tentait de regagner un peu d'indépendance - s'agissant notamment du Numérique.

Aussi ne s'est-il pas étonné, dans un premier temps,  et malgré son incompétence notoire en fait d'outils informatiques, de la colère de son jeune ami, Monsieur Geek, croisé par hasard et très énervé par les GAFAM (comprenez Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) régulièrement accusés de monopoliser les outils informatiques en usage chez nous et de vendre les données des citoyens européens. Aux yeux de M. Geek, qui a déversé son indignation dans l'oreille du Pied Tendre, les choix de la mairie de Saint-Jean-de-Luz sont, en la matière, globalement désastreux. 

La stratégie locale, fulmine M Geek, est mal avisée et nous coûte très cher (le compte-rendu du Conseil Municipal du 13 juin 2025 montre, en effet, une très forte augmentation des coûts liés au déploiement de l'infrastructure informatique municipale).  Une augmentation de la dépense causée d'abord, selon lui, par l'effet d'une migration des services vers ce qu'on appelle de l'informatique en "nuage"...
Le Pied Tendre n'a pû suivre longtemps la démonstration, mais a fini par saisir qu'on lui parlait de "cloud" (logement des données à distance, dans un nuage virtuel, donc). Et que M Geek dénonçait en particulier l'intention de la commune de déléguer la gestion de ses services à un hébergeur tiers, en même temps qu'elle annonçait subir la hausse des prix des diverses licences Microsoft que la Ville utilise.
Pourquoi s'en remettre à ce géant, dont chacun constate les abus, notamment quant à la promotion de la dernière version de Windows ? se désole M. Geek (Microsoft tente tant bien que mal la vente forcée de son logiciel,  quitte à obliger les utilisateurs à jeter des ordinateurs parfaitement fonctionnels mais "ne correspondant pas aux spécifications recommandées de Windows 11"). "Bonjour l'obsolescence programmée et l'insouciance du contexte écologique et climatique", enrage M. Geek ! 


Le Pied Tendre a entendu dire, en effet beaucoup de mal des programmes associés à Windows 11, et appelés Copilot et Recall :  derrière ces noms très cinématographiques, on trouve de l'Intelligence Artificielle Générative. Bref, les services municipaux luziens verront toutes leurs données être enregistrées et transmises chez Microsoft (comme si les citoyens et leur administration étaient de vulgaires F 35 contrôlés à distance depuis une base lointaine, au Texas ou ailleurs aux États-Unis). Mais, ingénu, il estime ne rien avoir à cacher et ne pas se soucie guère, d'habitude, de l'espionnite présumée des informaticiens... Surtout, il ne sait pas qu'une alternative existe.

"Grossières erreurs", peste M. Geek : les données personnelles du Pied Tendre, comme celles de tous les Luziens, traitées et analysées, selon Microsoft, pour "mieux servir et accompagner" les utilisateurs finaux, pourront faire l'objet de toutes sortes de manipulation et marchandisation, du fait de la complaisance coupable de la commune envers les GAFAM. Pour lui, la ville devrait plutôt montrer l'exemple, et ne pas déléguer l'administration des Luziens à une firme transnationale qui fait commerce des données personnelles  ; du moins, pas sans avoir pris de grandes précautions pour garantir  la protection des données à caractère personnel de ses habitants.

Or, elle n'a rien annoncé en ce sens. Le danger n'est pourtant pas imaginaire, et les solutions ne manquent pas : l'Allemagne, par exemple, a rejeté le monopole de Microsoft et passe progressivement ses  infrastructures sous Linux (un système d'exploitation libre, ouvert, souverain, et garant de la protection des données de ses utilisateurs, utilisé par le top 500 des super-ordinateurs mondiaux, ainsi que la très grande majorité des serveurs de par le monde grâce à sa sécurité).

M. Geek aimerait bien que Saint-Jean-de- Luz agisse en faveur de cette indépendance digitale très souhaitable ! Posture qui, de surcroît, ferait gagner, à la commune et au contribuable (beaucoup) d'argent. Car LINUX, notamment, est totalement gratuit !
Le Pied Tendre, comme beaucoup d'usgers individuels, ne sent pas très compétent et s'en remet d'ordinaire aux outils proposés par les GAFAM, qui ont le mérite de fonctionner.. mais il sent bien qu'une institution publique devrait tenter de protéger davantage ses données - comme M. Geek le souhaite.
Las, Saint-Jean-de-Luz s'aligne sur la coupable faiblesse de l'État - lequel, abdiquant sa souveraineté, continue à vendre nos données à Microsoft à coups de contrats mirobolants (pour des montants varieant de quelques dizaines de milliers d'Euros à plusieurs Millions, comme dans le cadre d'une convention signée cet hiver par le Ministère de l'Éducation Nationale). 
La ville peut-elle changer de politique et rectifier "le tir" ? M Geek n'y croit guère : en cette matière, plaisante-t-il, le Pays Basque "n'est pas à vendre" mais il a déjà, comme la France, du reste, presque tout cédé ! (sauf quelques citadelles qui résistent encore et toujours à l'envahisseur : Lyon, notamment).


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mardi 21 janvier 2020

DES START UP A JALDAY : LE BILAN DE... MANUEL DE LARA

Commentaire ajouté le 24/01
Mediabask annonce l'arrivée d'une jeune pousse sur la zone et revient tout à la fois sur le rôle de Manuel de Lara dans l'aménagement de la Halle Créative et sur le changement de destination du parc d'entreprises, voué au cluster de la Glisse à l'origine, devenu une ruche d'entreprises plus classique aujourd'hui malgré l'affichage d'une vocation  "innovation durable". Cliquez sur l'image pour lire l'article de Goizeder Taberna.




Billet du 21 janvier 2020

MERCI QUI ?

SUD OUEST rappelle aujourd'hui que le "Fab Lab" du projet "Ocean Experiences" porté jadis par l'Agglo Sud Pays Basque sous l'impulsion du défunt Peyuco Duhart et piloté concrètement par Manuel de Lara, fonctionne comme prévu à Jaday. Étrangement, les responsables du site (la CAPAB et la ville) l'ont rebaptisé "Crealuz". Il s'agit pourtant d'un équipement annoncé dans le programme municipal de Peyuco Duhart sous le nom de Halle Créative, pensé en lien avec le laboratoire à ciel ouvert de Txingudi (Hendaye) et le centre d'enseignement supérieur et de recherche du Fort de Socoa.
Las, loin de s'inscrire dans la continuité de Peyuco Duhart, qui souhaitait diversifier le développement économique local, intensifier la coopération entre communes du versant sud de la nébuleuse littorale et renforcer les fonctions centrales des principales agglomérations du territoire -ce qui nous avait amené à saluer positivement son action combien qu'il fut notre adversaire politique- Jean-François Irigoyen a fait le choix (dès 2017) d'enterrer le pôle universitaire de Socoa (préférant y conserver des garages pour les batteleku, selon ses propres déclarations à la presse et à la grande stupeur du maire de Ciboure). Il a aussi liquidé la SPL de concert avec le Président de la grande Agglo Pays Basque (la SPL était la société publique réunissant toutes les communes méridionales conduisant les aménagements d'Ocean Expériences).
Il est dommage que ni le leadership de Peyuco Duhart (auquel nous nous opposions souvent, mais qui avait tout notre appui sur ce dossier comme d'ailleurs sur quelques autres) ni l'efficience du travail mené par Manuel de Lara ne soient mentionnés en marge de l'interview de la chargée de mission censée animer la filière glisse, nautisme et sports aquatiques (en deux mots son rôle est de faire vivre le "cluster" ou écosystème des entreprises basques tournées vers ces secteurs). A peine le journal ose-t-il une petite remarque (mais vraiment toute petite, écrite en minuscules d'imprimerie) pour dire que Crealuz s'appelait "Halle Créative" (sic).




SIGNE DÉCEPTIF

Après avoir laissé croire à la dilapidation des investissements réalisés dans le cadre du projet Ocean Expériences, certains s'efforcent visiblement d'en dissimuler les fruits en "changeant de marque" : drôle de manière de rendre hommage au maire précédent, qui, sur ce coup, avait été visionnaire, mais manoeuvre maladroite pour récupérer à son profit une démarche innovante dont on a tout fait pour la saboter.

Car si ruche d'entreprises et innovation durable il y a, en remplacement des anciens hangars de stockage de Quiksilver et dans les bureaux de Jalday où les trois fondateurs de la branche européenne de l'entreprise l'ont créée : ce n'est pas grâce aux décideurs actuels mais malgré eux, parce que l'action engagée en début de mandature a été rondement menée. Mais si la rentrée universitaire à Socoa est reportée aux calendes grecques c'est bien du fait du maire-candidat. Il ne s'agit, pas plus que la Halle Créative, d'une chimère mais d'un projet sérieux que les universités partenaires et les entreprises attendent.


 Lien  vers LA PAGE : MANUEL DE LARA (cliquez sur l'image)
La campagne sur Facebook.
Nos analyses, vos questions et réponses.


eluspsluziens 2015-2020

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vendredi 10 janvier 2020

Humour : MADAME IRMA, LE FORT ET LE CONGRÈS


BILLET D'HUMOUR DU 10 JANVIER 2020
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A l'heure où une tribune publiée hier par Médiabask fustige les "dégâts collatéraux" de la campagne électorale des Municipales 2020 (y sont dénoncés pêle-mêle : la démagogie, le machisme et le populisme altérant la qualité du débat public... entre autres !) Thomas Villepreux se risque dans SUD OUEST à un exercice de voyance périlleux (édition du jour en page "Pays Basque"). 
Une pratique fleurant bon le paganisme, et semble-t-il tout justement condamnée par son concurrent numérique, dans la mesure où, très en verve (mais peu enclin à nommer les cibles de ses accusations) le journaliste J-P Viaud, signataire de la tribune évoquée plus haut, s'en prenait aux "liseuses d'avenir".

UNE VOYANTE AVEUGLE ?
"A 65 jours du premier tour" le quotidien local commence par passer en revue la situation politique dans de nombreuses villes mais fait curieusement l'impasse sur Saint-Jean-de-Luz.
Visiblement, il tient à signaler les cas d'Urrrugne et Ciboure, où "il s'agit d'organiser la succession d'Odile de Coral et Guy Poulou" mais préfère en revanche ne pas évoquer la situation de Jean-François Irigoyen, dont tout annonce qu'il désire se représenter (il a reçu l'investiture du parti "Les Républicains") si sa réélection est très loin d'apparaître comme une simple formalité ! A tel point que la missive rédigée par J-F Larralde 
au début du mois dernier à l'attention de tous les candidats déclarés et ayant amené un débat récent sur le classement à l'UNESCO et, au delà, la protection du patrimoine, ne lui aurait même pas été adressée ! Ce qui est, il est vrai, assez étonnant.

MAIS PAS UN ORACLE 
SOURD !
Si Mme Irma n'a pas voulu lire dans les cartes l'avenir du maire actuel, SUD OUEST a bel et bien entendu parler, parmi les grands projets promis aux électeurs et électrices par les sortants, de certains qui concernent directement Saint-Jean-de-Luz et notamment celui du site de "la Pergola".
Le "lifting" en cours du complexe Thalazur-Hélianthal fait certes partie des opérations qui seront rondement menées - par un opérateur privé soucieux d'exploiter son hôtel dès le printemps et sa thalassothérapie en période estivale. Mais le quotidien régional précise que pour ce qui concerne le projet de centre de congrès en lieu et place de l'ancien auditorium Ravel : il est seulement "souhaité" par la Mairie, laquelle n'a pas encore financé son projet et encore moins planifié les travaux nécessaires ! Ce qui est le cas de la plupart de ses grands projets, tous remis à plus tard !




UN AUGURE PARFOIS MUET
Signalant quelques grands aménagements publics qui ne se passeront "pas en 2020" SUD OUEST cite "l'antenne universitaire" internationale prévue au Fort de Socoa. 
"Un projet d'envergure" dont il rappelle que les universitaires (il cite ceux de "Burgos") le soutiennent de part et d'autres des Pyrénées mais qu'il est hélas "au point mort". Mme Irma ne nous dit pas à qui la faute, ni ne rappelle qui faisait mine de douter publiquement il y a quelques semaines du maintien de l'intérêt des établissements d'enseignement supérieur de la région  envers le projet Ocean Expériences. Elle ne veut décidément pas prononcer le nom de Jean-François Irigoyen ! mais évoque l'hypothèse d'une rentrée des étudiants éventuelle en 2021. Un tel aboutissement (surtout dans un délai aussi court) supposerait une volonté politique forte des deux municipalités concernées au premier chef : Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et une cohésion retrouvée du versant Sud pour peser à la Communauté d'Agglomération.

MAIS UNE BOULE DE CRISTAL EXTRA-LUCIDE
Le projet de développement d'activités de congrès sur le front de mer est en stand by comme celui d'un pôle universitaire au Fort de Socoa est reporté "aux calendes grecques".
Pas étonnant, puisque les opérations prévues à Harriet Baïta et sur l'îlot Foch ne sont pas non plus financées ni même correctement budgétées et que M. le Maire vient d'annoncer le report du début des travaux aux Récollets.
Pour nous en tenir à une analyse (extra-)lucide de l'avenir immédiat de l'ancien auditorium Ravel, nous trouvons dans l'absence d'anticipation coutumière à la majorité actuelle l'explication du mensonge par omission maintes fois répété au public, et dénoncé par nous, d'une fermeture (que le quidam peut croire provisoire ?) de l'auditorium pour cause de chantier en cours à l'hôtel Hélianthal alors que le local est censé changer définitivement d'affectation [mais les travaux auraient du être financés par la vente de certaines parties publiques au privé ; il s'est sans doute agi dans la réalité de se procurer du "cash" en vendant l'un des bijoux de la couronne luzienne voire de payer les études préliminaires dédiées au futur pôle culturel - NOTE AJOUTÉE le 12 JANVIER]

En résumé, voilà encore l'un de ces projets publics luziens sur lesquels le maire sortant se permet de communiquer beaucoup - ses soutiens spontanés (sic) [lire le billet du 23/09] ont même fait de ce programme l'une des trois grandes ambitions prétendument portées par la majorité sortante mais dont aucune n'a encore reçu un commencement d'exécution - alors qu'il n'a rien fait, concrètement, pour sa mise en oeuvre ! Laquelle est reportée au mieux à la mandature suivante, la commune n'ayant pas réfléchi sérieusement à une stratégie globale de développement des séminaires et des congrès malgré la mise en garde que Manuel de Lara avait adressé publiquement au maire précédent, ceci dès septembre 2017. Une piste qu'il faudra creuser pour générer les revenus susceptibles d'éponger les frais de fonctionnement importants du nouveau pôle culturel. Rappelons à ce sujet - et cela aussi, nous n'avons cessé de le dire -  que c'est pour nous un très beau projet mais que son coût est très lourd et que l'Exécutif peine à nous expliquer les solutions financières qu'il envisage d'appliquer  pour le mener à bien (mis à part la vente redoutée de nos "bijoux de famille"). 
Combien de fois aurons-nous demandé, durant cette mandature, que la municipalité définisse une hiérarchie entre tous les projets qu'elle prétendait mener de front sans les budgéter ?!




samedi 23 novembre 2019

COUP DE TABAC SUR SOCOA : QUAND LE MAIRE DE CIBOURE DESESPERE DE L'AGGLO ET... DE J-F IRIGOYEN



Billet du 23 novembre 2019



VENT MAUVAIS
C'est Guy Poulou (cité aujourd'hui par SUD OUEST) qui le dit : Jean-François Irigoyen "ne souffle pas en faveur" du projet de pôle universitaire sur le site du fort de Socoa. 
Autant dire qu'il exhale un vent mauvais et tout à fait contraire. Pour quelles bonnes raisons ? 
Aucune, d'après le Maire de Ciboure qui considère en effet que l'hostilité du premier magistrat luzien est due au fait que Manuel de Lara est "candidat aux municipales de Saint-Jean-de-Luz". 
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'élu de la rive Sud de la baie n'apprécie pas que le projet "Ocean Lab qu'on lui avait promis soit resté dans les cartons" de la CAPB. Et qu'il ne trouve pas d'explication rationnelle à ce délaissement, dont il importe de noter au passage qu'il est antérieur à la sécession de Manuel de Lara et non consécutif à celle-ci, contrairement à ce qu'il laisse entendre.
Il était temps de toute manière que le Maire de Ciboure s'exprime, puisque l'on avait parfois eu l'impression, ces derniers temps, d'une annexion du fort, sinon du quartier, de Socoa,  à la commune de Saint-Jean-de-Luz, tant l'Exécutif municipal Luzien semblait y décider de tout, sans grands égards pour le partenaire Cibourien (posture suscitant chez l'observateur que nous sommes un sentiment de gêne - que l'on éprouve aussi, parfois, au Syndicat de la Baie : où la présidence comme la vice-présidence sont détenues par deux élus du même bord - comprenez : Luziens).

TRAHISON DU PROJET DE PEYUCO DUHART
"Inquiet et déçu", Guy Poulou ? Qui ne le serait à sa place ? 
L'ensemble des maires du versant Sud, autrefois regroupés dans la communauté de communes présidée par Peyuco Duhart, peuvent en tout cas constater que la liquidation de la société publique locale censée piloter le projet (SPL dont ils étaient actionnaires) débouche de facto sur un abandon par l'Agglomération Pays Basque. 



Le pôle universitaire international lui même, dont J-F Irigoyen faisait encore tout récemment mine d'annoncer l'ouverture en 2022, est aujourd'hui remis en cause par lui, et "renvoyé aux calendes grecques" (comme le souligne le journal local) au prétexte que le projet  de réunir les universités de Bordeaux et Bilbao ne serait "pas finalisé". Hypocritement, J-F Irigoyen feint de se demander si les universités en question sont ou non "toujours intéressées". 
Mais Guy Poulou a raison de pointer la véritable raison de l'enterrement de première classe qui se dessine à l'horizon, en évoquant "le projet quasi-similaire" développé à Biarritz et "poussé par l'Agglomération". Une allusion transparente à la technopole que M. Veunac veut bâtir autour du biomimétisme (sauf que : aucune industrie n'existe dans ce secteur d'avenir relevant encore de la recherche pure, alors que la filière glisse représente des emplois, des investissements et des compétences que la défunte agglomération Sud Pays Basque avait voulu fédérer en amont de son adhésion à l'EPCI unique pour favoriser une dynamique territoriale en faveur de l'emploi et de la diversification de l'économie). 
Un dossier sur lequel tous les maires du Sud Pays Basque s'étaient accordés, autour de Peyuco Duhart ! Qui aurait sans nul doute défendu bec et ongles le projet à Socoa, partie d'un projet plus vaste (Ocean Experiences) dans le cadre duquel des millions d'euros ont déjà, du reste, été investis à Jalday : l'auront-ils été pour rien ?

HONTE
Ce sont bien tout à la fois la ligne politique de Peyuco Duhart, lequel avait invité Manuel de Lara à rejoindre sa liste pour gérer ce dossier, mais aussi l'intérêt général du versant Sud de la nébuleuse littorale (dont le conseil communautaire avait approuvé le projet  à l'unanimité) que J-F Irigoyen piétine allègrement, et sans honte apparente.
Alors même que les industries de la glisse licencient, et que l'économie locale est menacée à terme par la piètre qualité des eaux de baignade - du fait de son impéritie (une centaine de journées sont marquées chaque année par des rejets directs d'eau usée dans la baie en raison de déversoirs inadaptés, d'après le dernier rapport de Suez) - le maire de Saint-Jean-de-Luz dédaigne soutenir un centre d'innovation destiné à travailler en partenariat avec les entreprises et à délivrer la région de sa dépendance exclusive au tourisme !
M. le Maire ne craint pas de laisser dire par le journal local que le projet universitaire de Socoa (il "nage dans l'incertitude") est très probablement caduc, alors qu'il a promis le contraire (le 14 mars 2019 dans un article virulent inséré dans SUD OUEST où il s'exprimait conjointement avec Jean-René Etchegaray) et que les dirigeants de l'Agglomération doivent encore, paraît-il, faire "le point sur ce dossier" (Quand ? à la Saint Glin-Glin ?) avec les présidents des universités de Bordeaux et Bilbao. Il n'a pas peur, non plus, de laisser entendre que, "plus prosaïque" (sic) que d'autres, il préfère à la création de ce pôle de recherche et d'enseignement supérieur  le maintien des "associations locales" hébergées au rez-de-chaussée du Fort (comme on sait, l'une d'entre elles lui tient particulièrement à coeur).
On en a honte pour lui.

mardi 24 septembre 2019

HOMMAGE A PEYUCO



Billet du 24/09/10

PREMIERE PIERRE
L'inauguration de la future résidence LILITEGIA, sur le site du centre gériatrique Trikaldi, a été l'occasion de congratulations réciproques (qui sont d'usage en ces occasions) entre l'Architecte, le Promoteur, M le Maire, les élus représentant le Département mais aussi l'EPFL, et le Président de l'Office Public d'HLM Habitat 64 (M Claude Olive, par ailleurs Maire d'Anglet).



LE SAUVEUR DE TRIKALDI
L'Hôpital a été associé aux hommages rendus, puisqu'il s'est agi, dans cette opération complexe, d'ouvrir un programme immobilier mixte de 174 logements, tout en transférant les lits du centre Trikaldi vers l'Hôpital Luzien, en cours d'agrandissement.
Le nom de notre ancien Maire a bien entendu été cité à plusieurs reprises, lui que Mme Sylviane Alaux (députée socialiste lors de la précédente mandature) avait invité en son temps à devenir "le sauveur de Trikaldi". J-F Irigoyen, en continuant la politique du logement mise en oeuvre par son prédécesseur et en rappelant aujourd'hui son action dans son discours, aura assumé une révolution culturelle dont nous avons reconnu la portée.

TROP DE RESIDENCES SECONDAIRES
Bien sûr, tous les problèmes sont loin d'être réglés, et des incitations à la conversion de résidences secondaires et de locations en résidences permanentes manquent notamment encore (mais de tels outils sont sans doute du domaine du Législatif, et nom du ressort des pouvoirs locaux). On peut aussi regretter à cet égard quelques déclarations surprenantes (autour de la surtaxe des résidences secondaires) de la part de notre premier magistrat... mais ses actes en matière de logement social, ont été dans le bon sens ; c'est donc un autre aspect de la politique de son prédécesseur dont nous lui redisons qu'il doit être prolongé.

HASARD DU CALENDRIER
Le média en ligne Mediabask revient en effet sur les doutes pesant sur le projet "Ocean Start" conduit par l'Agglo à Biaritz, et censé y faire figure de technopole. On sait nos craintes de voir ce projet se développer au détriment du projet "Ocean Experiences" imaginé jadis par Peyuco Duhart et l'Agglo Sud Pays Basque et nous avons déjà noté que, dans son propre conseil municipal, le Maire de Biarritz rencontrait le scepticisme d'élus bien informés le priant de développer cette initiative sur le site.... de Jalday ! Basé sur un cluster (c'est-à-dire une filière industrielle et des entreprises existantes) le projet luzo-méridional, en partie "sur les rails" et déjà financé par de nombreux fonds publics, ne doit pas pâtir de l'intérêt biarrot pour une innovation encore qualifié de domaine émergent de la science (bref, qui ne peut intéresser à ce stade que la recherche et ne s'appuie nullement sur des activités économiques existantes). Que les élus communautaires se plaignent de n'être pas assez informés prouvent que nos critiques de la gouvernance trop verticale des institutions politiques sont partagées. Que la concertation qui doit être lancée soit l'occasion de préciser le devenir du projet "Ocean Experiences" nous semble souhaitable.







lundi 2 septembre 2019

LEADERSHIP et SMART POWER

Billet du 2 septembre 2019

On s'en souvient sans doute, car certains s'en étaient étonnés : nous avions relevé, au moment du vote (d'ailleurs très largement favorable) du conseil municipal Luzien sur la constitution de la communauté d'agglomération, le "leadership" assumé en ce domaine par M. le Maire, à l'époque : Peyuco Duhart, et l'avions félicité à ce propos. Cela se passait le 1er avril 2016 mais il ne s'agissait nullement d'un "poisson" aux dépens de notre adversaire politique (voir notre PAGE "PAYS BASQUE").

Quoique très fermes opposants à certains de ses projets locaux (notamment la rénovation de l'îlot Foch, imposée de notre point de vue, puisque n'ayant pas fait l'objet d'une communication préalable durant la campagne électorale ni d'une concertation suffisamment éclairante auprès de la population) nous avions pourtant tenu à reconnaître publiquement l'aspect positif de l'engagement du maire en faveur de la Communauté Pays Basque.

C'est que Peyuco Duhart avait su, pensions-nous,  préparer l'avènement de la communauté XXL en fédérant les énergies de l'Agglo Sud. Toutes les communes paraissaient en effet disposées à entrer dans l'intercommunalité unique dans un même élan, et la cohésion future de l'ancien pôle territorial, porteur d'un projet de développement économique innovant, semblait, au delà de cette adhésion, assurée.





Nous avons donc d'autant plus de légitimité à critiquer l'enlisement actuel de ce projet, et à nous étonner des bisbilles à ce propos entre membres de la majorité municipale, que nous avions - plus que d'autres opposants - validé la démarche conduite par l'Exécutif afin de porter un projet commun au territoire du Sud Pays Basque avant et après la constitution de la CAPB.

Le Maire actuel devra nous convaincre (comme tous les Luziennes et les Luziens) de sa volonté de poursuivre cette action. Ou nous expliquer pourquoi il veut l'infléchir ou y renoncer. Pour l'instant, nous ne comprenons guère sa posture, consistant à promettre l'ouverture prochaine du campus international de Socoa sans garantir rien à propos des dispositifs complémentaires pourtant évoqués même sur la page web de l'Université concernée (il s'agit essentiellement de la Halle créative de Jalday) et à déplorer que le pilotage lui échappe tout en souhaitant dans le même temps la fin de la société publique (SPL) qui permettait à la commune (associée aux autres collectivités locales de la Côte Basque méridionale) de gérer le dossier. Tout ceci en s'écharpant par voie de presse avec l'un des ex piliers (dans cette mandature) de sa propre majorité !

Une clarification s'impose de la part de J-F Irigoyen, pour que le citoyen-contribuable apprécie la qualité de sa gouvernance. Et qu'il puisse comprendre où sont passés les investissements déjà réalisés et soit convaincu de voir rapidement  le projet "Ocean Experiences" aborder heureusement aux rivages de la postérité. 

vendredi 26 juillet 2019

Pré-Campagne, période bleue



Note du 30 Juillet
Vos blogueurs ayant décidé d'interrompre leurs publications en Août, vous retrouverez leurs réactions aux éventuelles actualités les plus brûlantes 
de la @GaucheLuzienne.

POUR COMMENCER, NOTRE COMMENTAIRE APRES LES DEUX MISSILES LANCES  DANS LA PRESSE DU JOUR PAR M. DE LARA ET P. LAFITTE CONTRE J-F IRIGOYEN

L'équipe aux manettes se déchire et certaines oppositions sont impatientes d'en découdre : du coup la campagne des municipales est déjà lancée, en tout cas dans les colonnes de Sud Ouest. C'est peut-être un peu tôt mais les citoyen(ne) en jugeront et apprécieront le ridicule éventuel de la situation : nous en avions trouvé pour notre part dans la prise de parole, hier, d'un Maire de Saint-Jean-de-Luz se réjouissant d'abandonner le pilotage d'un projet, à Socoa, mais annonçant pourtant des travaux sur zone tout en étant critiqué, dans le même interview, par son propre délégué ! voir ci après 


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BIOMIMETISME ET CREATION D'EMPLOIS : COUP DE BLUES A St-JEAN, COUP DE BLEU A 
BIARRITZ ?

ALERTE MEDIATIQUE !
Comme en écho aux inquiétudes que nous exprimions ici en début de semaine dernière, Sud Ouest publie en ce Lundi 29 juillet une série de citations attribuées à J-F Irigoyen et M. de Lara ; les deux protagonistes de l'affaire "Ocean Experiences" livrent leurs explications... parfois contradictoires. On trouvera nos commentaires à chaud sur la page POLEMIQUES de ce blog (afficher "en mode web" et consulter la colonne de droite).

*
Billet du 22 juillet 2019


METEO CHANGEANTE :
UN PROJET ENCALMINE APRES LA BRISE ?

Promoteur du projet "Ocean Experiences" (dit encore Ocean Tech) aux côtés de son délégué Manuel de Lara, Peyuco Duhart fut porteur,  au début de la mandature, d'un projet innovant rassemblant les énergies de toute l'agglomération cibouro-luzienne et de l'ensemble des communes du Sud Pays Basque. 
Las ! Après sa disparition en décembre 2017 : l'horizon s'est rapidement assombri pour l'initiative "Ocean Expériences" et la société du même nom (SPL) censée - rappelons-le - faire de Socoa un pôle de recherche universitaire, tandis que la communauté de communes investissait dans la plateforme de Jalday (où une Halle Créative et des cellules accueillant les entrepreneurs devaient être implantées afin de créer un centre de "High Techs" dédié sinon à la "Blue Economy" du moins aux innovations en matière nautique et co-soutenu par les entreprises de la filière "glisse").

L'initiative devait doper l'économie (et l'emploi) : l'objectif visé était de mettre à disposition un laboratoire numérique pour une centaine d'intervenants. Elle était très innovante puisque basée sur un projet industriel et scientifique et rassemblant des universités française et espagnole.
 



MERCATO A JALDAY :
DES TRANSFERTS VERS CAMIETA, MAIS AUSSI BIARRITZ !

Nous, élus de la @GaucheLuzienne, avions été tout à fait séduits par la perspective d'une intervention publique déterminée en faveur d'un développement économique local centré, pour une fois, sur un domaine plus large que le seul tourisme. Nous soutenions (comme beaucoup d'autres) un projet qui nous paraissait de surcroît emblématique de la capacité des communes du littoral basque méridional à se fédérer et à constituer "un territoire de projet" à propos duquel nous parlions de Glissicon Valley. Un clin d'œil car la terminologie officielle était tout autre. 
En deux mots: les collectivités locales regroupées dans l'Agglo Sud Pays basque se préparaient alors à entrer dans la future entité Pays Basque, et elles le faisaient de concert, armées d'un plan de développement cohérent et dynamisant - notre Maire démontrant sur ce terrain un véritable leadership en agissant avec le consensus de ses pairs, d'Hendaye à Guéthary.

La presse locale pouvait rendre compte dès l'automne 2016 du lancement des travaux dans la zone industrielle au Nord du territoire Luzien, puis, durant l'hiver, s'intéresser aux départs de certaines enseignes commerciales vers Urrugne, tandis que de nouveaux arrivants s'implantaient et qu'une véritable esquisse de technopôle se dessinait autour des Halles. 
Malgré les retards, le projet semblait toujours d'actualité dans la période suivante, et nous le soutenions encore publiquement, tout au long de l'année 2018.
On pouvait encore croire, à l'époque, en l'imminence du lancement des grands chantiers promis. Or, en définitive, il semble que le biomimétisme, dans une version rétrécie du projet "Océan Expériences" appuyé sur l'économie de la glisse et porté par l'ancienne agglo Sud : ce soit désormais l'affaire de Biarritz, où la municipalité, selon certains, serait d'ailleurs "contrainte" (sic) d'ouvrir un site à l'urbanisation pour héberger une sorte de ruche d'entreprises, l'agglomération souhaitant y implanter sa "quatrième technopole".



COUP DE BLUES :
RENONCEMENT À L'ÉCOSYSTÈME LUZIEN

La pilule est donc amère, pour les Luzien(ne)s, de constater aujourd'hui où l'on en est : car J-F Irigoyen et M. de Lara se sont, semble-t-il, brouillés en 2019, mais - plus grave - aucun des deux volets du grand projet de P. Duhart ne paraît plus devoir aboutir. Pas de sitôt en tout cas, mais d'autres communes les reprenant peut-être à leur compte, ailleurs !? ou y substituant leur propre programme ?
- Les travaux d'aménagement du pôle de Socoa ne sont en effet pas entamés, après que M. de Lara ait démissionné de la présidence de la société d'aménagement publique (SPL) pour protester contre les délais de mise en oeuvre du projet mais que M. le Maire de Saint-Jean-de-Luz ait promis par voie de presse une livraison du gros oeuvre fin 2020 (et la première rentrée étudiante pour 2022). 
C'est très inquiétant et fait douter du sérieux des engagements pris. 
Nous demanderons à la rentrée à J-F Irigoyen de bien vouloir s'expliquer sur le calendrier réel et espérons que le site de Socoa verra bien s'implanter un centre d'enseignement supérieur, et qu'il ne sera pas question de l'en dépouiller (éventuellement au profit de la Milady ou Izarbel).
- Car s'agissant du devenir de la Halle Créative de Jalday, c'est au Conseil Municipal... de Biarritz (sic) que la question a paradoxalement été posée récemment ! Nos voisins en sont en effet, si l'on comprend bien, à modifier leur PLU pour construire un bâtiment biomimétique (un "caprice" pour une opposante) destiné à accueillir le type même d'activités qui auraient du aller à Jalday mais que la technopole de l'agglomération a  prévu de développer sur le BAB.

"Sud Ouest" publie en tout cas dans son édition du 21 juillet le compte-rendu d'échanges un peu vifs entre le Maire de la grande cité balnéaire voisine et d'aucuns de ses conseillers municipaux  ; il est fait allusion à un projet biarrot dont même le nom (Ocean Start) n'est pas sans rappeler le projet Luzien, parfois presumé avorté (nous croyons, savoir qu'il est encore possible de le sauver, et, en même temps, les gros investissements consentis à Jalday). 


FACE AU CAPRICE BIARROT : 
LE SILENCE DE LA MER DES LUZIENS

S'il ne s'agit pas encore de mettre en oeuvre à Biarritz des techniques issues du "biomimétisme marin" on s'y active apparemment (par mimétisme politique ?) à trouver du foncier pour un projet... qui ressemble à première vue comme deux gouttes d'eau à celui déployé jadis à Jalday, lequel semble presque abandonné par la CAPB (comme "le hangar" déjà construit).
Une conseillère Biarrote s'en émeut et demande pourquoi le projet "Ocean Start" lancé en fanfare dès l'été 2016 par la défunte CAPAB ne pourrait être localisé à Saint-Jean-de-Luz (un raisonnement logique puisqu'il a "absorbé" sur le plan de la comunication le programme Ocean Expériences, un projet pourtant conçu antérieurement et plus abouti). 
A Saint-Jean-de-Luz, la Halle Créative aménagée par l'Agglomération constituerait, notons-le, quasiment, une friche industrielle promise à une reconversion difficile (et esthétiquement désastreuse) si le projet était abandonné complètement par son initiateur, l'Agglo, laquelle y a investi des millions.

M. Veunac fait allusion dans sa réponse à M. Arosteguy (élue issue des rangs de LR et future tête de liste aux élections locales) à l'ambition de Biarritz d'accueillir sur son sol des "start ups" mais aussi "une chaire universitaire". 
Bref, on constate que, suivant le premier édile de "la reine des plages" non seulement les jeunes pousses autrefois attendues à Jaday, mais encore les chercheurs et étudiants jadis invités à Socoa, risquent bien de se trouver délocalisés quelques kilomètres plus au Nord.  Sans doute les décideurs ont-ils estimé qu'il y avait doublon... encore que ce ne soient pas du tout les mêmes universités ni forcément les mêmes entreprises qui soient citées dans les deux projets (celui du site luzien était plus évidemment transnational et tourné vers la coopération avec la Pays Basque d'Espagne, ou "Hegoalde", et il se fondait sur l'existence de filières industrielles pérennes et de grandes firmes).

Pour conclure,  l'on se demande pour  quelle(s) raison(s) la municipalité de la cité des Corsaires s'est de facto désengagée sans bruit de l'opération "Ocean Experiences", nul ne faisant ici le moindre commentaire déplaisant sur ce qui ressemble pourtant fort à l'abandon d'un projet du Sud Pays Basque au profit du développement de celui des voisins du BAB. Il est pourtant évident que la raison commande de poursuivre l'aménagement de la Halle Créative, dont le gel actuel fait scandale. 

[Tant M. Le Maire que M. de Lara viennent de démentir par voie de presse l'abandon définitif du projet, répondant implicitement à notre inquiétude concernant "l'absence de communication" que nous déplorions le 22, mais ils ne promettent toutefois pas exactement la même chose ; J-F Irigoyen, qui aime à dire des réalisations à venir qu'elles sont "dans les tuyaux" réitère sa promesse d'un démarrage des travaux à Socoa à l'automne et déclare avoir désiré une autre gouvernance du projet et avoir obtenu qu'une régie directe (confiée à l'Agglo) soit implantée. Il annonce une mise en service rapide de l'atelier de prototypage, déjà construit, mais reste plus flou concernant la suite du programme, qu'il écrit au conditionnel : atelier de présérie et aménagement industriel. Lesquels, pour M. de Lara sont pourtant "sur les rails " et bel et bien portés par l'Agglo / note ajoutée le 29/7 après la réplique dans l'édition du jour de Sud Ouest à la polémique déjà mise en scène en mars dernier et qui avait impliquée le Président de la CAPB lui-même/ 

M. le Maire s'est donc bel et bien désengagé de jure en transférant toute la responsabilité à l'intercommunalité, alors que la Ville était actionnaire de la SPL dont il souhaite la liquidation définitive : il lui faudra peser politiquement à l'Agglo pour exercer la moindre influence sur un programme dont toute une partie relève par ailleurs d'une structure associative où il avoue ne pas disposer de relais ! ].


***

On peut douter que les motifs du renoncement à ce projet (renoncement qui n'a pas été explicitement annoncé mais semble s'inscrire peu à peu dans les faits) par l'Exécutif local soient très rationnels ou faciles à défendre devant l'opinion ; comment expliquer, sinon, l'absence de communication de sa part sur 
le sujet ? 



Et beaucoup d'autres questions se posent, qui intéressent les citoyens et certaines associations. 
Car des marchés publics ont été passés, et de l'argent dépensé, ceci jusqu'à le fin de l'année 2018, au nom du "pôle territorial Sud Pays Basque de la Communauté d'Agglomération Pays Basque".
Comment justifier le revirement soudain des opérateurs et l'abandon - provisoire, souhaitons-le, de la Halle Créative luzienne ? Tous ces atermoiements ont-ils eu un coût pour le contribuable ?



jeudi 14 mars 2019

CA BALANCE PAS MAL, A ST-JEAN...


BILLET DU 15 MARS 2019

A l'heure où la Justice prend son temps et diligente posément certaines enquêtes avant de décider s'il y a lieu ou non de statuer sur le versement de quelques subventions municipales déjà relativement anciennes (du temps de MAM) les élus de "l'ex-majorité luzienne" ne semblent pas, eux, vouloir attendre très longtemps pour régler leurs comptes et faire leur procès mutuel.


J-R Etchegaray en Procureur
Nous lisons en effet, dans le journal d'hier, que, pour le Président de la CAPB, auquel "Jean-François Irigoyen préfère laisser la parole" Manuel de Lara est "un esprit chagrin" qui aurait  (nous résumons sa pensée :) tort de se croire indispensable. Jean-René Etchegaray estime que la SPL Ocean Experiences n'était pas une bonne idée et critique le niveau de l'indemnité (selon lui "supérieure à 10 000 €") versée au conseiller Luzien, lequel ne lui aurait transmis par ailleurs aucun rapport d'activité depuis deux ans.



Le Maire et l'Agglo sur la défensive ?
Soumis à un tir nourri (et croisé) de la part de M. le Maire de Saint-Jean-de-Luz et de M. le Président de la Communauté Pays Basque, le "sécessionniste" Manuel de Lara, quasi-candidat aux municipales 2020, avait peut être "dégoupillé" le premier. Sud Ouest estime en tout cas que ses déclarations, à propos du retard concernant tant la réhabilitation du fort de Socoa que l'aménagement de la Halle créative de Jalday, qu'il imputait à  la disparition de Peyuco Duhart, pointaient de fait le leadership de ce dernier mais aussi "l'incapacité (du maire actuel) à faire avancer les dossiers". Voilà qui n'était guère aimable pour M Irigoyen, pas plus que le changement de stratégie, "plus éloignée du Sud" qu'il prêtait à l'Agglomération présidée par le maire de Bayonne ne l'était pour ce dernier.

Règlements de comptes
A deux duellistes contre un, nous constatons combien l'assaut est déséquilibré : la Société Publique Locale et son ci-devant PDG en prennent donc pour leur grade. La structure est décrite comme l'une "des couches supplémentaires au milieu du millefeuilles" administratif et la date de sa création, juste avant celle de la CAPB "pose question" à M. Etchegaray. A ce propos, nous-même, qui avions eu vent de l'achat du site de stockage destiné à être transformé en Halle par la commune... entre les deux tours des dernières élections municipales (en fait, le hangar fut préempté par la Ville mais acheté finalement par l'Agglo--précision ajoutée le 26) admettons volontiers que certains "mauvais timings" puissent indisposer ! 

Le projet universitaire maintenu ?
Notons pour finir que des assurances sont malgré tout données quant à la poursuite du projet universitaire international : le gros oeuvre du fort de Socoa devrait, apprend-on dans l'article, être livré en décembre 2020 (et la première rentrée étudiante avoir lieu en 2022). Mais en ce qui concerne le pôle dédié à "la glisse" sur le parc de Jalday, rien n'est précisé alors qu'il serait question de revendre le site à un opérateur privé. Nous devons espérer que les investissements déjà consentis ne l'auront pas été en vain... et qu'au delà de leurs désaccords actuels nos décideurs se retrouveront pour
développer les activités innovantes 
sur notre territoire.

mercredi 13 mars 2019

MUNICIPALES 2020 : MANUEL DE LARA QUASI -CANDIDAT


Billet du 13 mars

Une annonce qu'on attendait
La @Gauche Luzienne avait relevé le ton "offensif" et l'originalité des propos du délégué à la concertation et au débat (etc.) lors de son intervention à la queue du débat budgétaire ce vendredi 8 mars.

Nous avions d'ailleurs signalé le fait à l'attention des Luzien(ne)s dans notre blog, par un billet inséré dès le 10 mars, estimant qu'il nous avait semblé parler "en leader" et assumer "un projet de ville"... quelque peu différent de celui de la majorité. Bref, qu'il se préparait peut-être à jouer un rôle dans les futures échéances électorales.

Un vrai débat 
Nous n'avions cru, en tout cas, ni au prétendu isolement de l'Homme ni aux analyses lénifiantes portant sur la situation politique luzienne publiées par la presse locale (car, si le ton reste globalement "cordial" lors des conseils municipaux -ce qui nous semble heureux et normal- les critiques des opposants, en matière de finances notamment,  et les divergences au sein de l'Exécutif local sont bien réelles). Saint-Jean-de-Luz est donc une ville qui connaît le débat et non une mer toujours calme et consensuelle ; tant mieux si ledit débat y prend de la hauteur sans virer au pugilat. M. de Lara annonce en tout cas dans SUD OUEST, ce jour, son intention de contribuer au brassage des idées et de participer pleinement aux futures élections municipales. Il annonce qu'il crée à cet effet un mouvement citoyen et son ambition le hisse de facto au statut de quasi-candidat.



Une démarche séduisante et qui se veut participative
Nous suivrons pour notre part avec intérêt la démarche de M. de Lara, qui déclare s'inscrire dans une logique "participative" dont nous, socialistes, nous réclamons également - et dont nous avons souvent déploré qu'elle n'aie pas été davantage expérimentée localement (le succès de certaines concertations, dans le domaine culturel par exemple, n'a malheureusement pas conduit la majorité à jouer pleinement le jeu dans d'autres domaines). Il nous semble esquisser un objectif de bon sens en décrivant "un projet de territoire" imaginant "de nouvelles façons de vivre" et en notant "que pour trop de personnes, vivre ici est devenu impossible". Reste à voir comment la population répondra à ses sollicitations et comment elle sera effectivement entendue...

Une volonté troublante de rester proche de l'Exécutif
Ménageant M. le Maire et se disant toujours "membre de la majorité" (sic) Manuel de Lara a malgré tout, à notre humble avis "voté avec ses pieds" en démissionnant de la SPL Ocean Experiences. Une mauvaise nouvelle pour notre agglomération luzienne, nous permettrons-nous de penser, tant les projets de halle créative à Jalday et  de pôle universitaire au fort de Socoa étaient apparus comme des outils "High Tech" susceptibles d'impulser une bonne dynamique...
Et avaient fait l'objet de commentaires très positifs de notre part. 

Lire par ailleurs nos commentaires après l'embuscade tendue à M. de Lara par M . le Maire et le Président de la Communauté d'Agglomération Pays Basque.

lundi 26 juin 2017

SAINT-JEAN-DE-LUZ, CAPITALE DE LA GLISSICON VALLEY ?

remarque insérée en juin 2019 
C'est l'inquiétude à propos d'un dossier qui ne semble guère voir le maire de Saint-Jean-de-Luz s'illustrer par la poursuite de la politique impulsée par son prédécesseur Peyuco Duhart à la tête de l'Agglo Sud Pays Basque. On aimerait que Jean-François Irigoyen en dise davantage sur ses intentions relativement au projet de développement économique censé s'implanter à Jalday et sur le pôle de recherche annoncé à Socoa.
Un  programme qui faisait pourtant consensus !

Billet du 26 juin 2017

ECONOMIE DE LA GLISSE
L'été est l'occasion, sur notre Côte basque, de pratiquer  (encore plus que le reste de l'année) le surf et divers sports nautiques. Aussi est-ce le moment pour nous, qui avons fait le point dans un récent billet sur les questions les plus brûlantes liées aux aménagements touristiques dans la région Luzienne, et exprimé à cette occasion quelques réserves sur l'impact environnemental de certaines initiatives annoncées, de revenir sur le développement économique généré par le secteur du nautisme et de la glisse, et sur son accompagnement par les collectivités locales.
Le bilan est globalement très positif, dans ce domaine. Il est juste dommage que les citoyens ne se tiennent guère informés d'un programme qui, certes, leur coûte cher (20 millions d'Euros d'après "Les Echos" du 19 mai dernier) mais qui peut rapporter très gros en terme de créations d'emplois et d'attractivité.... Sans compter qu'il contribue à développer un esprit entrepreneurial qui fait cruellement défaut localement (les investisseurs privilégiant excessivement la pierre) et qu'il fait "changer le décor" : ainsi l'image ci-dessous (extraite de l'article cité)  présente-t-elle la nouvelle Halle Créative de Jalday, actuellement en cours d'aménagement.


L'HISTOIRE

On donne parfois le nom de Glissicon Valley (en référence, naturellement, à la Sillicon Valley) à la portion de littoral Sud-Aquitain et Basque qui relie, de Zarautz à Hossegor, un chapelet de villes tournées vers les activités nautiques et les sports de Glisse. Saint-Jean-de-Luz occupe une position géographique stratégique dans cet ensemble, mais le nom, sans doute trop pompeux pour devenir populaire, n'est pas utilisé par les décideurs basco-landais.
En gros, cet espace n'est que l'expression territoriale d'un réseau constitué autour d'entreprises qui, quoique souvent concurrentes, sont appelées à travailler ensemble pour rester compétitives et innovantes, et à développer des synergies, en relation avec tous les acteurs économiques et politiques locaux, mais également avec les centres de formation : on appelle cela un "cluster" (le terme désigne un secteur d'activité et non un territoire) mais les Francophones préfèrent le terme d'écosystème, appellation qui rend bien compte des interdépendances décrites ci-avant.

Il est fort regrettable que les Luziens, la plupart du temps, n'en sachent rien : leur commune est pourtant au centre d'un territoire de projet transfrontalier ("Océan expériences") centré sur la filière nautisme et les sports aquatiques (le leader mondial du secteur, Quiksilver, y a son siège, et c'est un élu municipal Luzien qui, au nom de l'intercommunalité, a veillé au développement de ce projet et pilote la création d'une manière de technopôle sur le site de Socoa). La population devrait mieux se rendre compte de l'impact de la dynamique impulsée quand commenceront, en septembre 2017, les travaux d'aménagement du Fort de Socoa : on aurait pu craindre qu'il ne devienne un hôtel ou qu'il reste à l'abandon, mais ce lieu historique est appelé à devenir un centre d'innovation international.

Le projet "Océan Expériences" visait au départ à améliorer la compétitivité des entreprises de l'Agglomération Sud Pays Basque et des villes d'Irun et Fontarrabie notamment de  la filière "nautisme et sports aquatiques". C'était en 2014-2015, et il s'agissait alors de mettre en place un Living Lab transfrontalier (ce qui a été réalisé depuis, autour de la Baie de Txingudi) ainsi qu'un atelier de fabrication numérique.
Par la suite, les universités de Bordeaux et Bilbao ont convenu de développer ensemble le site de Socoa, où l'Agglomération a l'ambition de créer un "Campus Océan Innovation" regroupant des activités d'études et de recherche, en lien avec les entreprises concernées... Facilitant ainsi transferts de technologies et échanges variés, profitables pour tous les partenaires.
L'AVENIR
Une centaine de chercheurs et étudiants seraient attendus à Socoa dès septembre 2019, d'après un article mis en ligne le 23 décembre 2016 par Mediabask. Manuel de Lara, qui a porté le projet Océan Expériences et obtenu sa labellisation par la "French Tech", espère attirer au Pays Basque des start ups (en surfant sur l'image de la région et aidant leur implantation, de la même manière qu' Hendaye a pu séduire la marque Tribord, mais en apportant aussi aux jeunes entreprises toute la valeur ajoutée que représentent les infrastructures décrites ci-dessus) et espère nouer des liens avec le monde entier.
Disons-le tout net, c'est un très beau projet qui peut créer des emplois très qualifiés et de la richesse sur nos territoires. S'il n'est pas du ressort du conseil municipal luzien de le gérer directement, nous aurons à en connaître, la Ville -présente au capital de la société gérant le projet- étant naturellement sollicitée de temps à autres pour accompagner, au moins moralement, son développement.

Les élus socialistes ont, comme d'autres, exprimé par le passé le regret de l'absence, dans ce nouveau campus, du partenaire universitaire a priori le plus naturel : l'UPPA implantée à Pau et Bayonne-Anglet (il est vrai que la filière agro-culinaire, mentionnée comme l'autre objectif initial d'Océan expérience, n'est plus évoquée... pour l'instant). Ils inciteront aussi les décideurs à veiller au co-financement des recherches par les firmes privées, et à être toujours économes des deniers publics.
Mais ils déplorent surtout  la méconnaissance du projet par un trop grand nombre de citoyens. Il est vrai que la pédagogie des sujets économiques est difficile. Nous confessons, à cet égard, n'avoir pas compris grand chose aux explications données par M. Duhart à propos de la Halle Créative de Jalday lors de la dernière campagne municipale. Il n'empêche que, sur ce dossier géré au niveau intercommunal, notre appréciation de son action et des investissements consentis par la Ville et ses partenaires est très favorable.
Comme on sait, ce n'est pas le cas sur d'autres sujets !
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LE FEUILLETON

UNE REMARQUE DE PLUS - texte ajouté le 6 juillet 2017
Le quotidien local revient aujourd'hui sur le projet "Océan Expériences" et décrit notamment le Living Lab de Txingudi. L'article montre bien à quel point les infrastructures créées et la dynamique impulsée concernent un large territoire et constituent un des moteurs de développement prometteurs à l'échelle de la Nouvelle-Aquitaine.

NEUF MOIS PERDUS MAIS RETROUVES ET UNE EXCELLENCE RECONNUE
- texte ajouté le 4 octobre 2017
Le passage de relais entre l'agglo "Sud Pays Basque" et le nouvel EPCI unique a retardé l'avancement du projet, en particulier le lancement du chantier à Socoa, où l'on n'attend pas de travaux avant janvier 2018. M. de Lara espère cependant rattraper le retard causé par cette pause administrative inévitable et en revenir d'ici quelques mois au rythme initial de livraison (et de commercialisation pour ce qui concerne les cellules mises à disposition des entreprises à la Halle Créative)... En retard ou pas, le projet continue sa maturation. Les deux universités partenaires bénéficiant du label européen "institut d'excellence" - qui n'a été accordé qu' à trois universités en France, parmi lesquelles : Bordeaux, très engagée dans l'initiative IDEX  -  le Fort de Socoa va bientôt devenir un "campus euro-régional d'excellence". La labellisation "French Tech" du projet "Ocean Experience" est en outre le seul exemple de certification d'un projet transfrontalier.

"OUVERTURE EN 2021" / complément d'information inséré le 29 juillet 2018 :  DEUX ANS DE RETARD.... MAIS LE PROJET EST BEAU ! M. de Lara a confirmé dans une interview à Sud Ouest en date du 28 mars 2019 que les travaux de nettoyage et sécurisation commenceraient cet automne. Tout devrait être prêt pour que 120 professeurs et étudiants prennent possession du pôle universitaire en septembre 2021.
[un dernier mot ajouté le 20/04/19 : M de Lara a renoncé à la présidence de la SPL alors qu'il se murmure que l'Agglo s'apprêterait à vendre les locaux voués à la "blue economy" sur le site de Jalday. M. le Maire et M. le Président de la CAPB, de leur côté, annoncent une rentrée sur le campus de Socoa reportée à 2022, mais communiquent davantage ces temps-ci sur les projets culturels locaux que sur l'innovation. Bref, c'est un tout autre climat qui s'est installé en 2019 - suite du feuilleton, dans d'autres billets !].

Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.