A C T U A L I T E S

AGENDA : MEETING PARISIEN

dimanche 6 décembre Raphaël GLUCKSMAN lancera sa campagne au  "Paris Event Center" (La Villette). 3 novembre  Condoléances aux ami...

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dimanche 19 juillet 2026

APRÈS LA PLUIE, LA SÉCHERESSE : des restrictions mises en place au Pays Basque !

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nota bene : un CM technique s'est tenu le 17 juillet / voir le résumé dans la rubrique AGENDA, plus haut 


APRÈS LA PLUIE, LA SÉCHERESSE   





Pendant que le Président de la République explique aux pompiers que la situation est grave et "sans pécédent depuis 1945" (alors qu'ils le savent mieux que lui et peuvent se souvenir de la manière dont lui, comme les autres autorités de la République, ont accueilli récemment leurs demandes de mise à disposition d'engins et de ressources suffisantes)  des mesures d'économie commencent à s'appliquer un peu partout, y compris à Saint-Jean-de-Luz.....


>> Face aux incendies, comme aux inondations hivernales, devenues elles aussi plus nombreuses,  on manque tout à la fois de main d'oeuvre qualifiée et de moyens (la flotte de CANADAIR, par exemple, est vieillissante, et insuffisante en nombre : on "bricole" des kits pour des AIRBUS A 400M dont ce n'est pas la vocation première, mais l'État n'a toujours pas décidé d'investir dans les bombardiers d'eau nationaux - plusieurs industriels ont pourtant proposé des prototypes !). Emmanuel Macron peut bien convoquer un conseil de Défense pour gérer le problème : il s'agira en effet, comme dans le domaine militaire, de constater d'abord son propre manque d'anticipation, soit l'absence de commandes par le gouvernement des armes nécessaires, en amont des crises (sanitaires ou autres)...

La raison de ces atermoiements est connue. D'une part, les finances publiques sont au plus mal (principalement en raison des exonérations fiscales consenties aux plus riches, dont on a encouragé le rôle actif que certains d'entre eux jouaient dans la désindustrialisation du pays) ; d'autre part, quand les budgets sont contraints, il importe plus encore que d'ordinaire que les gouvernants fassent des choix clairs et établissent des priorités. Tout le contraire du "en même temps" caractérisant notre époque....


>> Il faut déplorer, à ce sujet, que l'adaptation au changement climatique, loin de figurer parmi les priorités des décideurs, demeure, en réalité, un principe auquel on rend hommage dans les discours sans jamais le mettre totalement en pratique dans les faits.

Au niveau parlementaire, nous pourrions citer, à titre d'exemple, le sort fait l'hiver dernier à la proposition de loi sur le changement climatique du député PS Fabrice Barrusseau (son examen a été reporté en Printemps et le texte, voté par l'Assemblée Nationale, ne sera du coup validé par le Sénat - ou non - qu'à l'automne prochain). Quant à l'aspect local du problème : nous avons déjà décrit dans ce blog (dans un billet d'humour) les contradictions affichées lors de l'inauguration de la digue d'Erromardi, puis  tourné, avec l'ensemble des conseillers municipaux du groupe "Donibanen Bizi / vivre à Saint-Jean-de-Luz" un petit film soulignant le coût très élevé d'un équipement paradoxalement destiné essentiellement.... à retarder tout effort d'adaptation face au retrait du littoral causé par l'érosion. Une attitude qui ne nous paraît pas très responsable, tant au point de vue de la sécurité des populations exposées au risque naturel qu'au plan budgétaire.. et qui conduira tout citoyen (notamment à Saint-Jean-de-Luz où la complaisance  de l'État a permis de mettre entre parenthèses le PPRI lors du réaménagement du centre-ville) à s'interroger sur la pertinence de certains partenariats entre les collectivités et l'État. Lesquels sont pourtant parmi les outils potentiellement les plus utiles pour gérer les risques : mais encore faut-il vouloir s'en servir !


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 GaucheLuzienne@gmail.com

La Gauche Luzienne est représentée au Conseil Municipal par un élu (groupe DONIBANEN BIZI / Vivre à Saint-Jean-de-Luz)


dimanche 29 septembre 2024

"BOUCHONVILLE-LES-MARAIS" et PAYS BASQUE INTERDIT AUX PAUVRES ?

AUDIENCE : 1323 vues en septembre, 1894 en août.
MERCI DE NOUS SUIVRE ET SALUTATIONS AUX LUZIEN.NE.S D'ADOPTION, TRÈS NOMBREUX SUR NOTRE BLOG EN ÉTÉ (3289 vues en juillet)

Alors que le fameux "plan vélo" des Droites locales semble enfin porter quelques fruits - mais après avoir été bien long à se concrétiser - et que la situation des cycles non motorisés s'est, en conséquence et tout récemment, bien améliorée en ville (encore que ce soient surtout les réalisations du Département dans les secteurs ruraux  aux alentours qui aient changé la donne - "le bazar" restant la norme autour de la Place Foch, notamment) on doit constater que le développement des bandes cyclables, pour positif qu'il soit a priori,  ne sera pas forcément l'instrument le plus efficace pour fluidifier... la circulation des automobiles, à Saint-Jean-de-Luz : tout au contraire !

D'abord, parce que le développement des transports doux a beau être prôné par les décideurs, nombreux sont les Luzien.ne.s et autres habitant.e.s du Pays Basque qui continuent à privilégier l'auto dans leurs mobilités du quotidien (ils n'ont pas toujours le choix). Les bus, pourtant, sont aujourd'hui plus adaptés et les dessertes plus variées : mais, d'une part, on ne décrète pas une "révolution culturelle" en quelques mois ; et, par ailleurs, la périurbanisation typique de notre territoire - comme de la France entière - met à distance des centre-bourgs et des arrêts d'autobus beaucoup de personnes, du coup peu séduites par les transports en commun ; elle oblige la population concernée à des navettes très longues entre domicile et lieux de vie alors que les trains régionaux cadencés ne sont encore qu'une promesse. Le trafic routier, en conséquence, ne diminue pas du tout : il augmente même fortement ! Or, ce fait objectif n'est pas pris en compte, au grand agacement des usagers.

Ensuite, parce que les voies créées pour les vélos obligent le plus souvent à rétrécir les chaussées et à recalibrer les trottoirs. Ce qui pose des problèmes de sécurité car on oblige à "cohabiter" des catégories portées à ne pas accepter facilement cette mixité : vélocipèdes et piétons se déplacent de concert sur les voies vertes et autres routes cyclables facultatives - celles-ci sont indiquées par des panneaux carrés et non pas circulaires [note à l'attention de celles et ceux qui n'ont pas compris le b.a-ba du code de la route] tandis que SUV et véhicules hybrides, devenus obèses, sont gênés par les vélos roulant en leur compagnie [comme ils en ont parfaitement le droit] sur des tronçons centraux plus étroits...

Face à ces réalités, la commune hésite : elle ne parle toujours pas d'aménager rapidement  la véloroute 3  - prévue de longue date le long de la plage, cette voie y supprimerait du stationnement (la municipalité avait pourtant annoncé qu'elle serait "bientôt" mise en place... ceci dès 2018 !) mais, incapable de financer la passerelle "piétons / deux roues" promise jadis, en parallèle du pont Charles-de-Gaulle, vers Ciboure, elle va créer avec la commune voisine (plus exactement, le conseil général va prendre à son compte cette réalisation) une piste pour les cycles sur le pont Charles-de-Gaulle, qui va probablement réduire à trois voies (au lieu de quatre) les cheminements réservés aux véhicules motorisés. Si cette solution - moins ruineuse, et qui lui avait été suggérée par les citoyen.ne.s habitant le quartier -  fera à coup sûr des heureux, derrière les guidons, ce goulet d'étranglement supplémentaire n'améliorera pas l'écoulement du trafic et spécialement le passage autour du rond-point de la gare, réduit en surface suite à l'installation du parking Foch et devenu, comme c'était prévisible, accidentogène. Or, faute d'une rocade - autoroutière ou non - qui serait gratuite, et d'une sortie de l'A63 vers la vallée de la Nivelle permettant d'éviter  l'agglomération (des réalisations sans cesse annoncées au son des tambours et trompettes de la CAPB ou de la municipalité, mais toujours ajournées) la circulation s'intensifie et les bouchons sont de plus en plus fréquents sur et autour du pont Charles-de-Gaulle (et même dessous, si l'on considère les accès vers Urdazuri ou en provenance des avenues Larramendy et Maranon). 

Nos élu.es. n'ont pas l'air, dans ce contexte tendu et malgré les revers électoraux qu'ils ont parfois subis ces derniers temps et/ou les bisbilles internes à leur camp, d'éprouver le moindre doute quant à la pertinence de leur politique : leur communication est toujours aussi arrogante.

Localement, M. le Maire se félicite notamment de la poursuite de "son" chantier en coeur-de-ville (malgré la pagaille qui sévit autour des futures "fontaines" entre la place Foch et le "Bizipoz" - toujours une coquille vide pour ce qui concerne les résidents censés y vivre "heureux" ou y séjourner l'été - et en dépit du stationnement sauvage qui prolifère en vue du cul-de-sac au fond de l'avenue Victor-Hugo).  Pire, dans l'éditorial inséré dans le dernier magazine BERRIAK, il s'auto-congratule et réaffirme fièrement (sic) avoir imposé de nombreux "invariants" dans le cadre de la pseudo-concertation autour de la rénovation urbaine. J-F Irigoyen va jusqu'à revenir sur le "nécessaire alignement des façades" ayant conduit à bâtir sur une friche en zone inondable : cet argument très contestable justifiait la démolition du pavillon Pavlovsky, envisagée à l'origine du projet,  et devait permettre de bâtir sur la place Foch elle-même (un hôtel y était prévu - d'après les révélations tardives d'un élu de l'équipe Duhart, faites au journal "La Tribune"). Rappelons que c'est la divulgation par le groupe PS de cette intention (de bâtir sur la place Foch) qui avait conduit la Mairie à renoncer à une démolition-reconstruction particulièrement scandaleuse (l'investisseur pressenti ayant, finalement, acheté ailleurs). Quant à l'effet négatif de la "rénovation" sur les trafics, il l'avait anticipé et dénoncé publiquement. L'avenir aura montré que les Socialistes ne s'étaient guère trompés.

A une tout autre échelle, la chasse aux voitures polluantes va déboucher en avril 2025 sur la création d'une zone à faible émission, qui doit bannir les véhicules non classés ou Crit'air 5 des communes littorales, dont Saint-Jean-de-Luz, entre Tarnos et la frontière. La communauté Pays Basque, en procédant à cet aménagement, ne fait que se conformer à la Loi. Mais celle-ci a-t-elle été bien pensée et les zones à faibles émissions (ZFE) sont-elles vraiment la panacée ? On peut en douter : parfois moquées et désignées comme étant des "Zones de Forte Exclusion" sociale, elle sont en effet largement décriées, car elles punissent les automobilistes les plus désargentés. Par ailleurs, elles poussent au consumérisme en incitant à acheter de nouveaux véhicules, "qui polluent moins", dit-on...  sauf que le bilan écologique de leur construction est désastreux (qu'il s'agisse de motorisation électrique ou hybride) et qu'ils constituent pour l'instant une solution industrielle non durable. Pas étonnant dans ces conditions, que plus de 80% des Français.e.s soient sceptiques, voire oppposé.es à la création de ces zones, lesquelles doivent déboucher à terme sur l'exclusion des véhicules en catégories Crit'air 3 et 4 - ceci malgré les enjeux sanitaires qui justifient l'application de ces mesures.

Les citoyen.ne.s ne peuvent en effet facilement admettre des restrictions à leur liberté de mouvement - même justifiées par des arguments environnementaux et sanitaires - quand, dans le même temps, l'offre en matière de transports publics reste très insuffisante et que les résultats des politiques dites "de transition" sont en apparence contre-productifs (plus de bouchons, plus de trafic, plus d'émissions polluantes). Un effort de pédagogie et de concertation, et des concessions en terme de calendrier, semblent un minimum pour que ces transformations indispensables se passent bien et soient "vivables" du point de vue de populations souvent vieillissantes. Au niveau municipal,  ce dialogue ne semble pas si difficile à mettre en place : mais on n'a pas l'impression que les élu.e.s de "Bouchonville-les-marais" en aient très envie.


jeudi 4 avril 2024

POURVU QU'ELLES SOIENT DOUCES !

PROBLÈMES URBAINS

La "com" municipale, mais aussi celles de l'Agglo (et  de l'ensemble des collectivités de France et de Navarre) fait, ces temps-ci, la part belle aux mobilités douces dans un contexte où la transition énergétique et la décarbonation des transports sont présentés comme des priorités universelles.

Mais de quoi s'agit-il, au delà du préchi-précha ? Tout simplement : d'inciter les gens à se déplacer à pied à vélo ou, en tout cas, les faire renoncer à recourir sysématiquement à l'automobile individuelle...

Encore faut-il, pour obtenir ce joli résultat, créer les infrastructures adéquates. 

Si, à cet égard, la commune luzienne fait globalement ce qu'elle peut en matière de cyclophilie, le pullulement des itinéraires partagés (par exemple, celui esquissé  entre notre agglomération et le pied de la Rhune) nous laisse très sceptique ; on ne voit pas en effet que la cohabitation puisse être facile sur des rubans aussi étroits - où la forte pente annonce des vitesses importantes et où la probabilité qu'un nombre important de promeneurs emprunte la voie est très grande. Du reste, l'exemple de l'itinéraire cyclable longeant notre baie (du moins côté Ciboure, où la promenade a le mérite d'exister) est parlant !

La réduction du gabarit dévolu aux voitures est, dans ces exemples, très importante, mais une partie des cycles se maintient pourtant sur la chaussée centrale compte tenu de l'inconfort de la bande prétendument réservée, mais aussi du rythme de croisière des vélos motorisés, impatients de traîner sur les bas-côtés et indésirables à proximité des marcheurs.  Tout ceci agace - a minima, les fous du volant - et crée du danger. Les mobilités douces ne le sont en effet que si la circulation est apaisée et, de ce point de vue, il faut sans doute aussi envisager de changer les comportements (prendre l'habitude de s'accommoder de quelques retards par exemple ?). 

On voudrait aussi que s'arrête la manie de faire disparaître les itinéraires pédestres : car nos bons vieux trottoirs deviennent des pistes pour bicyclettes et autres trottinettes.. quand ils ne sont pas laissés mal entretenus et plein de trous. Quant aux véritables "entrées de ville" luziennes (entre le complexe hôtelier et médical près de la ferme Beraun et Argi Eder, notamment) elles imposent au piéton de marcher sur les routes à grande circulation (c'était encore le cas dans tout le secteur de Jalday, jusqu'à un effort récent mais incomplet).

L'on s'épuiserait par ailleurs à citer toutes les rues où l'on tolère sans raison que des popriétaires - même nantis de spacieux garages -  privatisent de facto les trottoirs en y garant leur précieux SUV ! On peut comprendre dans ces conditions qu'une partie de la population, évincée des trottoirs, se rabatte sur l'auto pour faire des courses ou transporter ses enfants. Bref, s'il y a eu des progrès (la création d'un vrai réseau de bus, par exemple) un gros effort s'impose encore pour adoucir le quotidien des habitant.e.s. à Saint-Jean-de-Luz et améliorer les mobilités dans la ville et ses abords. D'autant que la perfusion en cours d'aménagement de la périphérie vers le parking du port va cristalliser dès cet été de nouvelles congestions de grande ampleur.


SOLUTIONS RURALES

Un autre effort est d'autre part très attendu pour répondre au malaise du monde paysan (auquel le gouvernement prétend répondre... par "une loi"). Très implanté sur tout le territoire national et notamment dans la ruralité, le PS doit proposer des politiques alternatives au "laissez-faire" de plus en plus mis en pratique et faire en sorte d'adoucir la pression exercée sur les exploitants agricole. C'est le sens du livre que Rémi Branco, élu Lotois, viendra présenter au public le 12 avril, au local de la section socialiste bayonnaise.



lundi 24 mai 2021

"BAD BUZZ" : MÊME TF1 POINTE LA POLLUTION SUR LA CÔTE BASQUE !

 


BILLET DU 24 MAI 2021




TRÈS MAUVAISE PUBLICITÉ !

La grande chaîne de télévision privée n'est pourtant pas hostile, par principe, aux intérêts de la ville de Saint-Jean-de-Luz, dont on sait que la municipalité entretient de longue date des relations excellentes avec les médias et s'efforce, avec un succès certain, de donner une image positive de la côte basque en général et de la cité des corsaires en particulier. Mais TF1 affiche cependant le nom de notre commune quand elle traite du problème du "Liga" sur nos rivages, et c'est bien sur le pont d'un frêle esquif flottant dans notre baie qu'un citoyen luzien bien informé pointe, preuves à l'appui, dans le reportage, les risques sanitaires menaçant les baigneurs comme les professionnels de la mer ! A quelques semaines de la saison estivale, la communication n'est pas des plus opportunes pour le tourisme local.

LES STATIONS D'ÉPURATION EN CAUSE : ET SURTOUT CELLE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ.

La qualité des eaux de baignade inquiète le grand public et la détérioration des fonds marins met en alerte les pêcheurs  basques : telles sont les données dont TF1 a rendu compte dans son JT de 13 heures (édition du 22 mai). Des réalités qui auraient mérité, pensons-nous, un geste politique fort de la part de la Ville, anticipant l'effet de leur médiatisation prévisible. Nous avions du reste suggéré, en 2020, que la commune s'engage à accompagner (voire à précéder) financièrement les efforts colossaux "de réhabilitation des stations d'épuration littorales" qui allaient devoir être consentis par la CAPB. C'était l'une des propositions formulées de concert avec Manuel de Lara et l'équipe du Nouvel Élan durant la campagne des municipales, l'an passé. Polémique et déni nous avaient été opposés, y compris sur le sujet de l'alourdissement probable de la fiscalité et du prix de l'eau. Pourtant, les responsables de l'Agglomération reconnaissent aujourd'hui que les STEP du littoral nécessitent des travaux (et que celle de Saint-Jean-de-Luz, notamment, doit "être mise en conformité" : TF1 ne le dit pas ouvertement, mais la journaliste fait allusion aux "eaux noires" rejetées par la station luzienne, dont elle montre d'ailleurs quelques images - et notamment un panneau précisant bien le nom de la station visée -  quand elle évoque "les rejets des stations d'épuration en bord de mer").

"Il Y A UN PROBLÈME"...

On comprend dans ce contexte pourquoi la cité luzienne n'a pas décroché de label d'excellence lors de la récente remise de "pavillons bleus" en dépit des prétentions de J-F Irigoyen, alias "Mr Propre" durant la campagne en vue de sa réélection ! Comme nous le redoutions (notre billet du 24 avril dans la page VU DANS LES MÉDIAS) la présence de Saint-Jean-de-Luz sur la liste des communes lauréates aurait pu "faire douter de la crédibilité du résultat obtenu" tout récemment par les autres plages (voir l'article "Bleu Océan : toute honte bue"). C'est peu dire que nous trouvons "ridicule" a posteriori la volonté de notre Maire et de son équipe de dissimuler l'ampleur de la pollution, et que nous jugeons que la concomitance des informations concernant la remise de pavillon bleu et la prolifération des algues vertes et des autres pollutions tombe mal. D'autres facteurs contribuent d'ailleurs à expliquer la dégradation de l'environnement marin, outre l'insuffisance de l'épuration et des réseaux d'assainissement, et le JT en rend compte avec pertinence : ce sont d'abord les rejets d'azote dans tout le bassin versant, conséquence d'une agriculture encore massivement productiviste et d'une artificialisation des sols trop systématique, mais aussi.. le réchauffement climatique ! Dont on mesure pourtant quotidiennement que l'Éxécutif local n'y croit pas vraiment, quand il ne table pas, dans son imprévoyance, sur des impacts très différés dans le temps (on le voit persister dans ses intentions d'urbaniser au ras de l'eau, jusque sur le port, malgré l'aggravation prévisible des aléas, se disant que d'autres auront à gérer les conséquences à long terme de sa politique).

UNE SOLUTION

C'est finalement une chance que le Pays Basque se soit doté d'une structure commune assumant la compétence en matière d'eau et d'assainissement sur l'ensemble du territoire, vu que la résolution du problème dépend de la mobilisation de moyens et de volonté sur une très vaste zone. Tandis que la CAPB a prévu d'intervenir sur une vingtaine de STEP, dont certaines sont à créer quand la plupart doivent être mises aux normes, le conseiller communautaire en charge du dossier M. Emmanuel Alzuri précise avec réalisme que tout le problème des rejets n'en sera pas réglé pour autant. mais c'est du moins "un premier pas" que salue TF1. Le volontarisme de l'Agglo masque ainsi certains héritages déplaisants.

Citoyens et entreprises devront consentir à d'autres efforts pour surmonter la difficulté : au moins s'agit-il d'un défi collectif à la portée du Pays Basque, si les décideurs le veulent ! La plupart d'entre eux ont, semble-t-il, la ferme intention d'agir. 

La société civile devra veiller à ce que les actes posés maintenant soient durablement prolongés.

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dimanche 16 mai 2021

L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE L'AIR ou CES PARTICULES QUI NOUS EMPOISONNENT

 

Billet du 16 mai 2021


SABLES ET FUMÉES

De récents incidents, tout à la fois spectaculaires (coup de Sirocco et remontées de sable saharien sur le Sud de la France, y compris la côte basque, en avril dernier) et parfois dramatiques (incendies dus à des écobuages non maîtrisés en Soule et autour de la Rhune, sur les deux versants de la frontière, en février) ont récemment attiré l'attention du public sur la mauvaise qualité de l'air dans la nébuleuse urbaine littorale.

LA BELLE QUALITÉ ?

C'est là un sujet encore relativement peu connu. Tout au contraire de la piètre qualité des eaux de baignade et des graves problèmes d'assainissement se posant localement, qui ne cessent d'être exposés dans les médias, souvent  suite à l'indignation légitime des associations, et qui portent tort tant à la réputation de nos stations qu'à la santé des habitants - à tel point que, si nous approuvons la démarche de la Ville de se joindre à Biarritz pour tenter d'obtenir un "Pavillon Bleu", pourvu que la démarche repose sur un volontarisme réel et ne consiste pas en une opération marketing, nous regrettons qu'elle n'ait pas entrepris dès 2020 les efforts urgents suggérés par "le Nouvel Élan" durant la dernière campagne des municipales, mais ait préféré attendre placidement que la CAPB assume de remédier aux dysfonctionnements et aux retards d'équipement qui caractérisent la situation (à Saint-Jean-de-Luz comme, la plupart du temps, dans les autres communes du secteur).




EN SUSPENSION

Reste que notre commune et l'agglomération basque ne sont pas épargnées par ce fléau, au moins ponctuellement et souffrent notamment de la présence de particules inhalables (dites PM10) en trop grande quantité. Ces particules sont mesurées régulièrement, par  un organisme parapublic : l'ATMO (dont le statut est associatif mais qui est largement subventionné et dont l'existence seule permet la mise en oeuvre des dispositions prévues par la "Loi sur l'air" promulguée en 1996). Ces particules fines sont des poussières provenant d'incendies et de feux de végétation, mais émises par ailleurs par toutes sortes d'activités humaines, telles que le chauffage (notamment au bois), l'utilisation de combustibles fossiles dans les véhicules, les centrales thermiques et de nombreuses industries. Face à ces émissions, comme aux rejets de tout type de gaz à effet se serre, la stratégie de l'Agglo se veut "prudente" : ils 'agit notamment de renforcer la "réalisation d'études" pour mieux appréhender les phénomènes  (page 2 du rapport "Stratégie" daté de  février 2020 de la CAPB, en annexe au Plan Climat Air Énergie Territorial).

GRANDES AMBITIONS

Il n'en reste pas moins que le Pays Basque s'est fixé de très grandes ambitions, tant pour réduire les émissions d'azote globales (imputables pour l'essentiel au transport routier)  que les PM10. Ce dont on ne peut que se féliciter.



L’objectif de réduction des consommations énergétiques défini par le "Plan Climat Pays Basque" est en effet drastique, et ceci dès l'horizon 2030. Il est censé être principalement porté par les secteurs des transports (-18%) et résidentiel (-17%). 

On ne sait s'il faut admirer ce plan, très bien conçu et présenté, ou redouter qu'il ne soit pas forcément mis en application avec zèle, au regard des préoccupation des exécutifs municipaux, le nôtre notamment : qui n'entend pas apparemment cantonner les automobilistes en périphérie du centre urbain, ni limiter la prolifération en stoppant les OAP, de sorte que l'on voit mal comment, dans les huit ans à venir, le objectifs fixés par l'Agglo pourraient être atteints en terre luzienne. Hélas.


Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.