BILLET DE CAMPAGNE DU 15 FÉVRIER
SUD OUEST traite le maire sortant de Saint-Jean-de-Luz en collégien difficile et entreprend de le morigéner ce samedi (dans la page "Brouillarta" qu'il réserve aux petites phrases et bons mots des politiques locaux).
C'est que Jean-François Irigoyen, après avoir refusé tout débat avec ses opposants, vient semble-t-il d'accepter le principe d'une conversation, mais à condition qu'elle se tienne en un lieu éloigné de tout public, dans les studios d'une radio bayonnaise (France Bleu, co-organisatrice de l'événement avec France 3 et SUD OUEST).
Les Luzien(ne)s ne goûtent guère cette mise à distance que rien de sensé ne peut vraiment justifier... Si ce n'est la peur au ventre de notre encore premier magistrat, lequel se plaint du "ton agressif d'une partie" de son opposition, dans une déclaration qui confirme décidément son tropisme pour "la concurrence" abertzale, laquelle lui est familière depuis deux décennies et paraît ne pas le gêner, au lieu que le discours porté par l'équipe du NOUVEL ÉLAN le met apparemment en état de stress permanent.
Les citoyen(ne)s apprécieraient qu'il ne se dérobe pas, en définitive, à l'échange que lui propose la presse et peuvent encore espèrer, à l'instar du quotidien local, dont l'allusion à une idée "qui fait son chemin" sonne comme une sorte d'hommage inconscient à la propagande du PS dans les années 80, que Jean-François Irigoyen acceptera de débattre avec Pascal Lafitte et Manuel de Lara, devant la population et dans sa ville. Quoi de plus naturel, en effet ?
La force tranquille du nouveau souffle que nous souhaitons pour la cité n'a pas besoin de se perdre en invectives et si le ton monte parfois dans les échanges entre acteurs de la vie publique locale, c'est nous qui sommes, le plus souvent, confrontés à des écarts peu justifiés. Mais rien ne devrait empêcher les trois compétiteurs de discuter paisiblement, entre Luziens, pour éclairer la population sur leurs propositions réciproques.
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