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Un peu fatigué, du moins à ce qu'il nous a semblé(?) lors de la réunion du conseil municipal en date du 18 septembre, et quoique ayant été très critiqué après-coup, y compris par nous-mêmes sur le blog de la @Gauche Luzienne, pour avoir notamment refusé d'honorer ses engagements en ce qui concernait l'officialisation de l'euskara, M le Maire a au moins une bonne raison de se réjouir aujourd'hui du bilan de la dernière réunion des élus locaux.
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En effet, comme l'a rappelé ce samedi la presse : sa politique du logement n'a pas été conspuée mais au contraire célébrée. "Bravo !" lui a lancé le chef de file du groupe Donibanen Bizi / vivre à Saint-Jean-de-Luz, pour avoir respecté, et même devancé, les obligations que l'État impose aux communes à la matière.
Tout le mérite de Jean-François Irigoyen et de son équipe est d'avoir poursuivi, en effet, une politique plutôt ambitieuse, amorcée par son prédécesseur, lequel avait rompu avec la ligne conservatrice de Mme Alliot-Marie et commencé à développer la construction de logements, y compris sociaux.
Est-ce à dire que tout va bien ? Chacun sait que non, y compris la majorité, qui constate comme tous les Luziens la difficulté persistante, pour les locaux, de se loger et d'accéder à un parcours résidentiel classique. L'expulsion récente d'une famille entière (à l'initiative du balleur social l'hébergeant ! sic) vient du reste de rappeler à l'opinion la précarité subie par beaucoup de nos concitoyens défavorisés.
Un autre défi est de freiner le basculement de trop nombreux habitats permanents vers le statut de résidence secondaire. La Ville tente de réponde et a multiplié les BRS (baux réels solidaires) pour limiter une conversion qui permettait à certains de bénéficier d'aides au logement puis de revendre cher l'appartement ou la maison obtenu à moindre coût. Ces initiatives et expérimentations, bien sûr, nous les soutenons totalement !
Notre point de désaccord est ailleurs et vient d'un constat simple : la population de la commune, globalement, n'augmente pas ou très peu, malgré une frénésie de contructions, dont une partie s'est faite en dehors de l'agglomération pré-existante, grignotant le foncier agricole. Cette prolifération (sprawl citysation, disent les Anglo-saxons) allonge les temps de trajet des personnes logées en périphérie, dans des lotissements prétendument "intégrés à l'environnemement" voire pourvus d'un label "écologique". Cette consommation abusive d'espace, qui engendre artificialisation des sols, dénaturation des paysages et coûts écologiques et économiques exacerbés, ne nous convient pas. Depuis des décennies, elle a conduit les tendances de gauche siégeant au conseil municipal à censurer le PLU et/ou à refuser les OAP (extensions au détriment d'espaces naturels) et les a conduit à exprimer le regret que la nécessaire "densification de l'existant" soit faite quasi-exclusivement au quartier Fargeot... quand tant de "volets clos" prouve que des gisements existent dans d'autres secteurs.
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Pour nous, certains projets sont dangereux et leur conformité au Droit potentiellement douteuse : après le déclassement d'immeubles protégés sur l'îlot Foch, et la destruction de zones boisées en périphérie, ne risque-t-on pas, par exemple sur les Hauts-de-Jalday, de détruire des "cônes de vue" en principe intouchables et de transférer du coeur de ville vers une zone encore récemment rurale des habitants sans faire croître finalement le nombre des Luzien.nes? Appeler à "une réflexion sur l'empreinte écologique" des politiques locales (Pierre Koch, le 18) et proposer à M le Maire "l'application de la loi Echaniz, qui permet d'imposer que toute nouvelle construction soit exlusivement destinée à la résidence principale" (Hugo-Luc Maillos, ce même jour) et donc de poser un principe très compatible avec la politique menée de facto par la Ville depuis que la Droite aux affaires a ostensiblement renoncé à défendre les résidences secondaires au détriment de l'intérêt général ; telles sont nos réserves et demandes adressées en Conseil Municipal. Il est normal, et même salutaire, que l'Opposition rappelle ses divergences d'opinion et émette des suggestions! Rien à voir avec la version des faits du "fougueux disciple de Max Brisson" (dixit SUD OUEST) que le quotidien régional épingle en affirmant qu'il "n'a pas hésité à s'arranger avec la Vérité"... sans que le journaliste aille cependant jusqu'à relever que, de par ses excès langagiers, c'est feu Jacques Chirac que le jeune loup LR accuse implicitement d'avoir été un bolchévique!
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Quant à M le Maire, il a paradoxalement inspiré... son concurrent à droite : Manuel de Lara. J-F Irigoyen ayant entonné à l'encontre de l'opposition, au cours de la conversation sur le Logement, la rengaine du "donneur de leçon" (ce qui n'était ni une chanson nouvelle ni un contenu très approprié au niveau du débat porté par le porte-parole de l'équipe Donibanen Bizi / vivre à Saint-Jean-de-Luz) le leader de "l'ancien Centre Luzien" a repris ce même slogan pour s'en prendre aux gauches quand SUD OUEST l'a interrogé sur sa position à propos de l'officialisation de la langue basque. On aurait préféré, de sa part, une réponse claire. Attend-il, oui ou non, comme M le Maire, le bon "véhicule administratif" ?
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