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10 Septembre  Quelques ondées, ces derniers jours, ont accompagné le retour à des températures moins chaudes. Est-ce la fin de la canicule ?...

mardi 16 juillet 2019

Mobilités et urbanisme : L'ENQUÊTE BASQUE


BILLET DU 16 JUILLET 2019

Nous avons pu constater récemment à quel point l'Agglomération et le Syndicat des Mobilités (SMPBA) semblent devoir jouer un rôle majeur dans l'aménagement à court et moyen termes du territoire Luzien.

Ceci nous a d'ailleurs amenés à exprimer des sentiments parfaitement contradictoires :
- quelques doutes, d'abord, sur le manque de légitimité démocratique, du point de vue des habitants, d'une institution XXL dans laquelle ils peinent parfois à reconnaître les projets mis en oeuvre par les dix intercommunalités fondues en une seule, et dont les élus eux-mêmes se plaignent de la lourdeur de la tâche. Malgré toute la bonne volonté de ses dirigeants et les nombreux travaux préparatoires à la création de la nouvelle entité, la gouvernance du Pays Basque manque, de notre point de vue, de souplesse, et souffre du mode de désignation (indirect) des conseillers communautaires, par ailleurs très nombreux. Une difficulté qu'il n'est pas du ressort de la collectivité territoriale de traiter par elle même... mais dont elle pourrait malgré tout saisir le parlement ?
- de l'optimisme, ensuite (voire "en même temps") tant les intentions affichées par la CAPB (et le SMPBA) et les moyens dont ils disposent, peuvent laisser croire à un effet d'entraînement positif exercé auprès des collectivités locales longtemps restées les plus frileuses (en matière d'aménagement durable par exemple). Les solutions d'avenir, en fait de traitement des eaux usées, de qualité de la baignade, de circulation et d'urbanisme, etc. passent sans aucun doute par le recours aux compétences des collectivités et organismes fédérant l'ensemble du Pays Basque de France. 
Les communes, en leur remettant ces responsabilités, doivent veiller cependant à ne pas paraître se "défausser" faute de quoi les responsables locaux provoqueraient le courroux de leurs électeurs.

La curiosité nous a poussé à consulter en ce mois de juillet le website du Syndicat des mobilités. Mais notre petite enquête est vite tombée sur "un os" : les délibérations ne semblent pas destinées au public, puisque un mot de passe est exigé pour lire les comptes-rendus. Voilà qui est très dommageable !
Le visiteur du site trouvera néanmoins en ligne des informations très intéressantes sur le PDU (plan de déplacement urbain) en cours de rédaction et d'adoption, ainsi que sur le réseau Txik-Txak, en voie d'unification.





Et il pourra aussi vérifier :
- le caractère dominant de la nébuleuse littorale dans les préoccupations communautaires, puisque les trois pôles intermodaux cités par le site sont Bayonne, Hendaye... et Saint-Jean-de-Luz !
- la précision de l'état des lieux réalisé par les élus et les services. A cet égard, il y a consensus, et le grand public peut notamment prendre connaissance de la synthèse mise à disposition par la CAPB.
On y lira notamment une allusion très juste aux raisons qui ont poussé l'Etat à préconiser une nouvelle politique d'urbanisme (la densification de l'existant) face aux nuisances de l'étalement urbain (dont la France donne un exemple spectaculaire).

Mais, en tant que Luzien(n)e tout(e) citoyen(n)e prenant connaissance de ces informations ne manquera pas de s'interroger par ailleurs sur les décomptes réalisés en juin par la commune et le SMPBA (opérations de comptages dont nous nous étions étonnés) qui visaient à enquêter sur l'accessibilité de la gare SNCF. 
1°) De tels décomptes n'étaient-ils pas censés avoir déjà eu lieu en amont du projet d'aménagement de l'îlot Foch, dans le cadre duquel des résultats d'études de circulation (y compris prospectives) ont été "montrés" au public ? Et dans ce cas pourquoi les refaire encore ?
2°) Comment comprendre cette étude compte tenu du bouleversement du plan de circulation prévu par ladite rénovation urbaine, dont M. le Maire a pourtant annoncé à grand renfort de trompettes que les travaux d'exécution démarreraient en 2020 ? (lire cet ancien article ou consulter, dans les archives de notre page POLEMIQUES, le billet posté en réaction le 22 mars dernier)
3°)  Faut-il encore espérer que cet aménagement dit "structurant" ne soit (contrairement aux assurances prodiguées par M. le Maire) qu'une hypothèse, et que le saccage annoncé soit différé voire qu'il n'ait pas lieu ? 

Pour rappel : il est question de faire une grande dalle en béton désactivé semi-piétonne mais de maintenir l'accès routier à la zone portuaire, dont les équipements et parkings existants ne seraient pas changés, de rétrécir les giratoires et de rayer de la carte l'avenue de Verdun, ceci au profit des rampes d'accès à un stationnement souterrain colossal, de faire disparaître aussi le parking Verdun - mais il faut dire Jaulerri à présent - et surtout de laisser construire (en zone inondable) un hôtel et des logements sur un bloc recouvrant toute la friche Lamerain-Fraysse, et pour dire la vérité : en débordant très largement).

dimanche 14 juillet 2019

"FLASH MOB" à Saint-Jean-de-Luz




Billet du 15 juillet 2019

MIEUX VAUT  TARD QUE JAMAIS
La municipalité Luzienne a dévoilé lors du dernier Conseil Municipal (le 12 juillet) les plans des futurs parkings relais prévus par elle aux entrées de ville. On notera d'emblée qu'il est question de faire des aires supplémentaires, et non d'aménager ou de reconfigurer les deux surfaces de stationnement existantes et déjà utilisées en été en tant que parkings de délestage et points de départ des bus-navettes vers le Lycée Ravel (les sites de Chantaco, au Sud et celui du Pavillon Bleu, au Nord).


Si l'on doit se féliciter du lancement d'études pour faire ces parkings de "dissuasion" censés limiter le trafic en zone agglomérée, et pour les raccorder au centre par des voies de bus et cyclables en site propre (les intentions sont louables) il nous faut regretter cependant que l'on n'ait pas pris ces décisions (beaucoup) plus tôt ! 
Ne serait-ce que parce que les réserves foncières ont fondu, et que le parking de covoiturage et de délestage idéal, à Saint-Jean-de-Luz nord, aurait du, à l'évidence, être localisé sur l'emprise de l'ancienne gare routière (où l'on a préféré implanter une enseigne de grande distribution) et donc en périphérie de l'agglomération et à proximité immédiate du diffuseur autoroutier. Au lieu de cela, on fera un parking desservant le stade (ce qui sera utile) mais dans une position intra-urbaine... relativement éloignée de l'échangeur (lequel, récemment recalibré, demeure très sous-dimensionné ; c'est d'ailleurs probablement pour cette raison que c'est le diffuseur d'Urrugne  qui porte paradoxalement le nom de "Saint-Jean-de-Luz centre"). Au moins le site choisi par défaut jouxte-t-il la voie ferrée (laquelle pourrait, un jour, supporter une station nouvelle desservant tout le secteur Erromardie-Argi Eder-Ibignarry ?).



EN MÊME TEMPS
Le slogan est récemment devenu très à la mode mais caractérise une pratique ancienne... qui nous semble, en l'occurrence, très condamnable. Comment croire en effet en l'efficacité d'une politique destinée à évincer les automobiles du centre et à dissuader les véhicules d'y entrer, si la commune, tout en prétendant (dans son discours) ouvrir des parkings relais dits "de dissuasion", annonce en même temps qu'elle veut faire un nouveau parking souterrain en plein "coeur-de-ville" (500 places au moins, en zone inondable et  à proximité de l'îlot Foch : une monumentale erreur, de notre point de vue) ?
Certainement tout aussi vite saturé que ne l'est déjà son homologue du Select en période d'affluence, ce grand souterrain transformera définitivement le boulevard Victor-Hugo en rampe d'accès aux parkings, incitant de facto les automobilistes à ne pas s'arrêter aux entrées de ville mais bien à "tenter leur chance" dans le centre (il se murmure d'ailleurs, du côté des associations de défense, qu'un troisième sarcophage serait envisagé sur le site Ferry, mais aucune voix ne l'a encore confirmé officiellement).

UN SYNDICAT DES MOBILITES TRES SOLLICITE
La Mairie de Saint-Jean-de-Luz annonce s'en remettre au syndicat des mobilités pour gérer le dossier de ses parkings relais. Comme pour ce qui concerne l'aménagement du parvis de la gare SNCF et de la halte de bus du boulevard Passicot, elle entend cependant avoir son mot à dire et cofinancera  donc les réalisations. Il n'y a suivant nous rien à redire sur le principe de ces décisions, si ce n'est pour déplorer qu'on en soit réduit à lancer aujourd'hui des études, avec un partenaire extérieur, pour régler - plus tard - des questions sensibles, qui auraient sans doute pu être prioritaires mais n'ont pas été traitées du tout durant cette mandature.
La mobilisation du Syndicat (où M. le Maire occupe de hautes fonctions qu'il ambitionne sans nul doute de conserver dans l'avenir) aux cotés de la Ville concerne aussi la question du demi-échangeur de Chantaco, sans cesse promis, mais toujours pas sorti "des tuyaux" . Quant à l'absence de rocade, on sait comment l'Agglo a cru régler le problème (soulageant partiellement la facture d'une partie des usagers de l'A 63, mais au détriment des seuls contribuables, et sans qu'aucun geste de bonne volonté manifeste ne se soit concrétisé de la part du concessionnaire)

DES PEAGES ET DES NUISANCES DANS L'OMBRE, UN CHAPITEAU EN LUMIERE
Il suffit de prêter l'oreille en allant acheter sa baguette pour comprendre que les Luzien(ne)s s'attendent à une prolifération des parcmètres dès les futures échéances électorales passées. On a déjà vu, comme un ballon d'essai, les emprises payantes gagner en extension autour de la grande plage et du gymnase d'Urdazuri (malgré l'opposition du groupe socialiste) et chacun a pu lire dans la presse locale (laquelle rapportait notamment les propos du délégué chargé de cette question) les intentions de l'Exécutif sortant (grand pourfendeur de "voitures ventouses"). C'est là un sujet récurrent de grogne, teintée de résignation, parfois, de la part des habitant(e)s comme des employé(e)s. Tout comme les plaintes concernant les nuisances nocturnes reviennent chaque été (à ce propos : le site "éphémère" dédié à la fête n'ayant pas été conçu, au départ, pour garantir un niveau d'insonorisation minimal, on souhaite que la structure pérenne censée s'y substituer - mais quand donc ? - sera mieux pensée ; quant aux parkings relais : il faudra, de l'avis des riverains, songer à leur gardiennage, tant pour éviter les vols à la roulotte que certains rodéos sauvages).


Plus positive, l'annonce qu'un chapiteau sera mis en place par la commune sur le site Harriet Baïta pour maintenir une vie culturelle de bon niveau (en attendant mieux) malgré la réaffectation de l'Auditorium Ravel, qui sera définitivement fermé en octobre pour être transformé en centre de séminaire. 

UN TRAIN NOMME DESIR


Billet du 15 juillet 2019


Saint-Jean-de-Luz réfléchit (enfin !) à se doter de parkings relais aux entrées Nord et Sud de son territoire. Les décisions d'inscrire ces projets dans le PLU et d'acquérir le foncier nécessaire sont bonnes, pour tardives qu'elles paraissent, et nous semblent en tout cas beaucoup plus judicieuses que la poursuite du rêve chimérique (et ruineux) soutenu par l'Exécutif  de continuer à forer des parkings souterrains en centre-ville, attirant les automobilistes dans la zone dense de l'agglomération et y créant des bouchons (dès 10 heures le matin en été, parfois plus tôt les jours de marché).

Dans ce contexte, la @GaucheLuzienne est satisfaite de voir qu'au moins l'un des deux dossiers importants à propos desquels elle pointait l'inaction de M. le Maire (en Octobre 2018) a avancé ; elle a donc voté sans barguigner les crédits proposés par la majorité en vue de réaliser les études préliminaires afin d'implanter (un jour) les stationnements "de dissuasion" permanents sans cesse promis aux habitant(e)s dans les dernières décennies et dont on aperçoit enfin la probabilité d'une réalisation à moyen terme. Elle a noté avec satisfaction l'engagement pris de les raccorder au "coeur de ville" par des infrastructures adaptées aux mobilités douces.

Reste que l'emplacement de ces parkings peut sembler à première vue critiquable. Pour nous, en effet, les P+R doivent se situer le plus possible en périphérie, et, pour assurer naturellement leur fonction d'aire de covoiturage hors saison, se trouver au plus près des autoroutes. De ce point de vue, les sites choisis (à proximité du Lycée-Collège de Chantaco, où existe déjà le vaste parking devant les locaux d'Ur Joko, ce qui peut faire doublon, et tout à côté du centre commercial Ilargi Harria) ne sont pas précisément situés à l'extérieur de l'agglomération "dure".



Mais nous ne doutons pas que, si la commune a l'intention de "doublonner" Chantaco, elle a de bonnes raisons pour cela et a anticipé des besoins croissants. Quant au site de l'entrée Nord, il faudra peut-être le compléter par un parc plus en amont, d'ici quelques années, mais il a au moins deux très grands avantages nous conduisant à valider le choix de sa localisation - dont nous supposons que le hasard n'est pas la cause : sa proximité du stade du SJLO, mais aussi du chemin de fer. A l'heure où Bidart réclame la réouverture de sa gare,  mais où le "tram-train" de la Côte basque semble près d'être oublié par les aménageurs, qui ont préféré, sur le BAB, misé sur un bus (lequel circulera en site propre mais n'a rien emprunté - sur le plan technique - que son nom au tramway) il faut rappeler que le train est probablement amené à retrouver demain une importance majeure dans les déplacements de proximité. Et l'on voit très bien d'ici quelques temps une station SNCF dans le creux du vallon d'Erromardie, voire sous le pont du pavillon Bleu, pour desservir les quartiers Nord de la commune. 
Et d'autres haltes à Akotz, Jalday, etc. Une utopie que le renoncement à la ligne LGV ne doit pas nous empêcher de concrétiser.

Médiatisation


Ce blog est un moyen d'expression en ligne à l'attention des militants et sympathisants socialistes et républicains de Saint-Jean-de-Luz, dans un esprit d'ouverture à toutes les contributions de citoyens progressistes et réformistes. Il a été créé en mai 2020 (et contient les archives du blog des élus PS ayant existé entre 2015 et 2020).


La Gauche Luzienne est présente sur twitter depuis la fin du mois de septembre 2019 et a diffusé une "Lettre des élus" (thématique, éditée à raison d'un à deux numéros par an) pendant la mandature entre 2015 et 2020. Elle possède sa propre page facebook.