Le journal titre ce matin sur la mise à l'étude du projet de passerelle entre Ciboure et St-Jean. Un vieux dossier, qui revient régulièrement à la surface depuis... 1961 ! Si l'on en croit Sud Ouest. On comprend dès lors pourquoi, quand notre maire évoque telle ou telle affaire qui "serait dans les tuyaux" le quotidien affiche d'ordinaire son scepticisme et n'hésite pas à écrire que la commune est à son avis en
"stand by".
Reste qu'un pont supplémentaire permettrait une meilleure circulation des deux roues, invités actuellement à prendre le trottoir sur le pont de-Gaulle au grand dam des marcheurs.
L'implantation de la véloroute peut avoir servi de déclencheur. Mais l'itinéraire, en amont comme en aval d'une éventuelle infrastructure reliant les deux villes de la baie via Les Récollets n'est pas très satisfaisant. Au Sud on nous dit qu'une promenade en encorbellement, le long de la côte, comme il en existe une sur l'Adour entre Bayonne et Mouguerre serait à l'étude. Mais notre source est elle fiable ? Unies dans le syndicat de la baie et invitées tout récemment à fusionner par l'espiègle Arnaud Dejeans, les communautés Luzienne et Cibourienne entretiennent leur particularisme réciproque et il n'est pas évident que l'une sache tout des intentions de l'autre.
Il serait souhaitable en tout cas que ce futur trait d'union facilite la connexion entre deux "réseaux" cyclables, et non qu'un cheminement linéaire et parfois discontinu soit seul à être aménagé. Si la véloroute doit passer par l'avenue Thiers et le boulevard Foch, comme le souhaite apparemment l'exécutif local, pour desservir le centre urbain et ses parties commerçantes, des solutions alternatives devraient être ouvertes aux cyclistes flâneurs. Faute de quoi, on en rencontrera toujours, égarés sur les chemins dédiés aux piétons. Or les velocipedistes locaux ont des idées en la matière. La ville pourrait les consulter et recueillir leurs propositions.

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