Le conseil municipal de ce soir (voir un compte-rendu rapide en page "polémiques") a permis au groupe de Gauche de soulever la question de la diffusion des débats municipaux sur le Net.
M . le Maire a refusé cette solution :
car "on y viendra" a-t-il concédé, mais "ce n'est pas une priorité".
Surtout, Peyuco Duhart a entrepris de démontrer la fausseté (selon lui) de notre raisonnement. Face à la montée des abstentionnistes, nous avions en effet émis l'idée qu'il fallait communiquer davantage et être plus transparent. Et dans un premier temps, au moins, commencer par diffuser nos débats...
Que nenni ! M. le Maire se satisfait de l'existence des 43% d'abstentionnistes Luziens [chiffres du premier tour des Législatives, un 'record' pulvérisé depuis - note ajoutée le 19/06] , dans la mesure où ils sont moins nombreux que leurs homologues des communes voisines. Notre premier magistrat a égrené le nom de toutes les villes aux alentours qui retransmettent les conseils municipaux, croyant démontrer que cela n'avait aucun effet, puisque l'abstention y est plus élevée que chez nous. Il a surtout prouvé notre retard en la matière ! S'il faut attendre que les votants soient moins nombreux que ceux qui ne s'expriment pas pour réagir, alors oui, on peut encore tergiverser.
M le Maire a en outre refusé toute discussion, de sorte qu'on n'a pu lui répondre, bien qu'il ait asséné que le "gouvernement précédent" était pour beaucoup dans la crise actuelle ! Crise dont il a bien voulu reconnaître l'existence, et dont il a noté qu'elle n'était "pas seulement française mais européenne" (comprenne qui pourra dans ces conditions la logique de son raisonnement : M. Hollande est-il le responsable de la désaffection des électeurs, sur le continent tout entier ? Et ceci alors que le phénomène s'est amorcé il y a plus de vingt ans ?).
Les citoyens n'auront pu, en tout cas, apprécier en temps réel , sur le web, ce grand moment de démocratie locale. Peut-être vaut-il mieux que le peuple se figure que c'est un excès de timidité qui motive les réserves de leur maire, déjà soulignées par nous le mois dernier, à l'égard des moyens modernes de communication et de la publicité des débats. Des réserves très contradictoires, au regard des projets avancés par son équipe en matière d'information !
La montée régulière de l’abstention est un phénomène auquel notre République est confrontée de longue date, mais qui semble prendre une ampleur de plus en plus alarmante. Au point que nombre d’observateurs de la vie politique évoquent « une crise » de la démocratie représentative. Cette crise n’épargne plus le niveau local… malgré la proximité censée exister entre habitants et élus siégeant dans les conseils municipaux.
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