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samedi 13 juin 2026

SEX IN THE CITY: LE CONSEIL MUNICIPAL DU 12 JUIN... 1964?

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PROPOS D'UNE AUTRE ÉPOQUE 

La presse régionale préfère s'apesantir aujourd'hui sur la question des zones bleues, sujet qui a déjà permis au sémillant Jean Helou de briller dans les médias, mais c'est le sexisme inconscient de la majorité qui aurait du provoquer, sinon un scandale, du moins l'étonnement (et le commentaire) des médias, nous semble-t-il.

Car le sujet des zones bleues n'a, en réalité,  rien de clivant (ce n'est pas une affaire de positionnement politique, comme l'a fait remarquer judicieusement le chef de file de l'UNÉ, tandis que le groupe DONIBANEN BIZI / Vivre à Saint-Jean-de-Luz a exprimé son vif agacement face à l'autosatisfaction de la municipalité en place)....

Il nous semble étrange, en effet, d'entendre l'Éxécutif local présenter notre commune comme "pionnière" dans un domaine où elle a trente ans de retard et où, surtout, l'on ne sait toujours pas comment mener une vraie consultation, ce qui nous fait redouter le pire avant "la refonte complète du stationnement" promise pour 2027. 

Nous avons fait valoir que les oppositions devaient être associées au processus, que les résultats d'une concertation et leur analyse devaient faire l'objet d'une communication et d'un débat, préalablement à l'annonce de décisions ; pointé enfin les défauts chroniques d'une démarche tatonnante qui oblige trop souvent à corriger le tir, avec beaucoup de retard (la stratégie du stationnement diffus près la salle Tanka en est un d'ailleurs un bel exemple : la Ville s'apprête à poser une barrière pour limiter l'accès à ce parking envahi, paraît-il, de voitures ventouses ! Mais en 2026, bis repetita : rien n'est fait pour prévenir le transfert des automobilistes intempestifs d'Urdazuri vers d'autres quartiers proches du centre et de la baie en juillet-août). 

La seule réponse de l'élu en charge du dossier a été de taxer ses opposants.. de démagogie !


Encore plus surprenante avait été, plus tôt dans la soirée, la réaction de M. le Maire et de son équipe face à la proposition de notre groupe d'inclure une recommandation en vue de tendre vers la parité en matière de composition des commissions municipales dans le réglement intérieur du CM.

Passons sur les arguments avancés par la majorité pour justifier l'impossibilité, selon elle, de voter la mesure, après que les susdites commissions aient déjà été mises en place, et au motif que la règle (pourtant libellée de manière à n'imposer aucune contrainte, mais faite pour rappeler symboliquement l'importance de la parité, comme l'a fait remarquer à M le Maire son adjoint aux sports, M Badiola, et très bien explicité Mylène Dupuy-Athalbegoity) aurait créé un "problème juridique".

Peut-être peut-on admettre que l'adoption de cet amendement "nous mettait en porte-à-faux" au plan du Droit (nous ne sommes pas des spécialistes) ; mais nous nous étonnons d'un autre argument, sidérant, à nos yeux - ayant émergé ensuite, dans un grand moment de "ringardise" involontaire, au travers des propos de notre premier magistrat... et des réactions de son groupe. 

J-F Irigoyen, pourtant bien intentionné, a priori, et dont nous ne soupçonnons nullement qu'il soit misogyne, a en effet crânement développé, coram populo,  l'idée, démodée sinon  saugrenue, que les rôles impartis (par la nature ?) à chacun des deux sexes prédisposaient forcément les Femmes et les Hommes à avoir des goûts différents, ce qui rendait difficile d'équilibrer les commissions. 

Une présentation "honnête" (nous ne contestons pas la bonne foi de son auteur) mais fleurant bon le siècle dernier. Encore heureux qu'il n'ait pas parlé de compétence mais seulement d'appétence ou plus exactement de liberté laissée à chaque élu.e d'opter pour telle ou telle commission !

Revenus en un quart de seconde, pour le moins, très en arrière dans le temps (au moins 60 ans, cette fois-ci) on a pu écouter, médusés, le drôle de plaidoyer de J-F Irigoyen, pourtant prévenu à l'avance, de son propre aveu, mais se satisfaisant de rappeler que la parité était imposée par la Loi (sic) et arguant de sa difficulté à "mettre des Femmes" (re-sic) dans certaines commissions.  

Puis assister à une scène mémorable quand il s'est agi de voter (contre la proposition de Donibanen Bizi, bien sûr) pour les élues de la majorité. Flottement, hésitations, commentaires off (les micros n'étant pas ouverts, et certaines de nos collègues brandissant leur liberté comme un étendard pour se justifier) : hélas, la plupart des Luziennes et Luziens pourront sentir combien la cause des Femmes n'a pas progressé à l'occasion de cette décision, compte tenu des propos d'un autre temps l'ayant entourée !

voyez par vous-même !

18.22 / 23.25




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paru dans l'édition électronique du quotidien local

le 13 juin


Nous sommes l'alternative ! 


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 GaucheLuzienne@gmail.com

La Gauche Luzienne est représentée au Conseil Municipal par un élu (groupe DONIBANEN BIZI / Vivre à Saint-Jean-de-Luz)






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